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Vers un avenir sans médias ?

Les audiences presse que vous découvrirez dans ce numéro témoignent de la mutation que subit la presse écrite. Comme toute révolution, on surestime toujours les bouleversements à long terme et l’on sous-estime ceux à court terme. Après avoir longuement débattu sur la solidité du marché suisse si attaché au print, force est de constater que les pratiques en matière de consommation média ont changé dans notre pays également. Depuis son ordinateur et surtout depuis son mobile, tout un chacun a accès à tous les titres média du monde. La barrière de la langue persiste mais on peut imaginer qu’avec l’amélioration des logiciels de traduction, on finira par avoir accès un web dans sa langue.

 

Dès lors, seul un contenu original et parfaitement adapté à des communautés regroupant des individus bien profilés aura de la valeur. L’extraordinaire période de profusion médiatique cèdera peu à peu la place à une concentration des acteurs médiatiques. Car seuls quelques groupes média mondiaux seront à même de monétiser la création de contenu à destination de tous les canaux. Le système médiatique ne peut se suffire du seul « Generated Content ». Quid de la voix de la Suisse dans cette globalisation ?

« Ce n’est pas grave, entend-on déjà, de toutes les façons tous les médias disent la même chose. » Peut-êtr,e mais pas de la même manière et certainement pas avec la même sensibilité. La pluralité des opinions a permis de vivre en Occident un extraordinaire épisode démocratique. En ira-t-il encore de même lorsque les GAFA auront définitivement pris le contrôle du contenu afin de monétiser les datas récoltées sur les réseaux sociaux, les plateformes vidéo et autres applications ?

Cette question est essentielle alors que nous sommes en train de changer de modèle de société. Les nouveaux outils nous permettent de collaborer, d’échanger et d’innover. Ce champ des possibles restera-t-il encore ouvert longtemps ? L’affaiblissement des médias (pour ne pas dire leur disparition) aura des conséquences que nous ne soupçonnons pas encore. Les gourous de la Sillicon Valley se plaisent à croire qu’ils participent à la création d’un monde meilleur. Espérons que cela ne soit pas le « Meilleur des mondes ».

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