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Un meilleur référencement grâce aux réseaux sociaux : mythe ou réalité?

Les personnes soucieuses de leur référencement se posent encore et toujours la même question : les contenus partagés sur les réseaux sociaux, les attributs des profils sociaux et les signaux qu’ils génèrent sont-ils pris en compte par l’algorithme de Google ? Ont-ils un effet bénéfique sur le référencement?

 

La question a déjà fait couler beaucoup d’encre et les études à ce sujet se suivent et se contredisent. Le débat s’anime en 2011, lorsque Google introduit l’Authorship, une mécanique qui tient compte non plus seulement du contenu mais de l’identité de son auteur. La transparence de la source, surtout si celle-ci fait figure d’autorité, détermine dès lors la valeur du contenu et, par conséquent, améliore le référencement.

Au grand dam des blogueurs, Google abandonne l’Authorship en août 2014, du moins son affichage. Personne ne sait si le critère de l’autorité réapparaîtra un jour, ni sous quelle forme. Récemment, lors de la Search Marketing Expo de New-York (SMX East), Gary Illyes a peut-être donné un indice encourageant en conseillant les webmasters de conserver l’Authorship sur leurs sites en prévision d’une possible réhabilitation.

En attendant, le géant Google, notamment par la voix de Matt Cutts, répète régulièrement que les contenus publiés sur les réseaux sociaux peuvent être référencés, à condition qu’ils soient repérables sur des pages web accessibles par ses robots. En revanche, les attributs de ces profils (tels que le nombre d’abonnés, les connexions entre comptes, et les signaux tels que les mentions ou les partages) n’influent pas sur le positionnement dans les résultats de recherche. Google favoriserait donc les contenus et non pas la « performance sociale ».

Dans la réalité, on constate que ce sont surtout les profils, notamment de Twitter ou de LinkedIn, qui apparaissent et beaucoup moins les publications elles-mêmes. Les publications issues de Google+ sont l’exception : on les trouve relativement haut dans les résultats de recherche. Ainsi, Google+ demeure le réseau social le plus efficace dans une démarche d’optimisation du référencement.

Le trafic référent, éventuellement généré par les publications et les mentions des internautes sur les réseaux sociaux, pourrait exercer une influence positive. On sait que le trafic référent est l’un des critères de l’algorithme de Google. Inutile de s’emballer toutefois : un volume important de trafic entrant est nécessaire pour obtenir des résultats probants. Ce volume doit être d’autant plus important que le secteur d’activité dans lequel on opère est concurrentiel.

A l’instar de Pinterest, certains réseaux sociaux sont conçus pour faciliter la création de liens entrants sur un site web, autre critère déterminant pour Google. Ici également, l’impact est faible puisque les liens entrants issus des réseaux sociaux sont en grande majorité des liens dits « no follow », c’est-à-dire qu’ils sont ignorés par les robots des moteurs de recherche. En revanche, les liens entrants obtenus à partir de sites web ou de blogs tiers (y compris via les commentaires sur ces blogs) sont clairement favorables.

Toutes ces observations corroborent les résultats de l’étude « SEO Factors » publiée en juillet dernier sur Cominmag.

Même si les réseaux sociaux ont aujourd’hui une influence directe relativement faible sur le référencement et le positionnement d’un site web, ils restent néanmoins une composante importante de toute stratégie digitale. En effet, la présence des profils sociaux dans les résultats de recherche et la réapparition lente mais progressive des tweets sont autant de possibilités supplémentaires d’occuper l’espace.

De plus, la notoriété ou la popularité obtenues sur les réseaux sociaux représentent un facteur non négligeable de visibilité et d’attractivité, complémentaire aux résultats obtenus sur les moteurs de recherche.

Enfin, les usages changent. Les jeunes internautes sont de moins en moins dépendants du moteur de recherche, Google au bénéfice d’autres sources de référence, les réseaux sociaux pour ne pas les nommer. On suivra de près notamment l’évolution du moteur de recherche de Facebook, qui autorise désormais les requêtes sur toutes les publications publiques, y compris celles des pages.

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