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Un bon truc pour vos productions 3D

Basé à Genève depuis 10 ans, Le Truc est une agence de production 3D. Toujours soignées, leurs réalisations accompagnent les lancements des plus grandes marques horlogères afin de faire découvrir et comprendre aux clients ce qui se cache derrière le cadran de leur tocante.

 

Une aiguille scintille, un rouage s’actionne et se reflète dans l’or blanc de la boîte. L’espace d’un instant, une montre et tout son mécanisme se dévoile sous nos yeux. S’agit-il d’une vraie pièce d’horlogerie ? En réalité, c’est une construction d’images de synthèse. Ces productions, impressionnantes de précision et de réalisme, sont l’apanage de Fabrice Rabhi et de son équipe. Le co-fondateur de l’agence Le Truc Sàrl réalise ces vidéos de présentation des dernières sorties horlogères depuis près de 15 ans. Installé depuis novembre 2007 dans la zone industrielle du Lignon, près de l’aéroport de Genève, il y fonde son entreprise avec Fabien Corrente et David Delarue : « Au départ, nous travaillions à trois indépendants dans une villa. Pour rassurer les clients et nous permettre de grandir, nous avons investis dans ces locaux ». Le Truc Sàrl est né, juché à l’étage d’un hangar faisant anciennement office de ferronnerie. Ils profitent d’un grand open space lumineux où un treuil leur permet d’acheminer le matériel volumineux. La luminosité du lieu possède aussi des inconvénients : tous les postes de travail sont regroupés en petits îlots sous des tentes de jardin, colorimétrie oblige… Cela dit, le charme industriel du lieu reste intact.

En presque 10 ans, les tentes ont évolué avec les effectifs, de sorte que l’agence compte aujourd’hui 16 personnes à temps-plein, dont 12 se consacrent essentiellement à la réalisation 3D. « Il s’agit de notre cœur de métier » explique le co-fondateur et CEO, « mais par la suite, nous avons intégré la production de film avec de la 3D, de la réalité virtuelle ou du video mapping par exemple, en fonction des demandes des clients. Nous développons aussi notre expertise en stratégie de communication plus globale, particulièrement sur des dispositifs digitaux. Cela nous permet de valoriser l’identité produit développées dans nos productions. »

On l’aura compris, Le Truc Sàrl ne se fixe aucune limite et non ne fait pas partie du champ lexical de l’agence. Près de 80% des réalisations du studio sont du domaine horloger, avec des clients prestigieux comme Vacheron Constantin, Panerai, Baume et Mercier, Parmigiani, IWC… Le 20% restant est essentiellement composé de « films trade » (films diffusés sur le point de vente) et de présentations à l’interne pour les machines à café Nespresso et Dolce Gusto du géant Nestlé.

De la difficulté de trouver le bon profil
Lui-même français, Fabrice Rabhi concède volontiers que la majorité de ses employés traverse la frontière chaque matin. En même temps, cette situation est essentiellement due aux forces en présences, inexistantes ou presque sur le marché helvétique : « Il n’y a pas de formation en réalisation 3D en Suisse. Pour la plupart, nous sommes issus de Supinfocom, en France. » Mais que l’on ne se trompe pas, Le Truc Sàrl n’est en aucun cas une entreprise élitiste ; comme l’affirme le CEO, « ce métier peut très bien s’apprendre en autodidacte. La première chose que je regarde, c’est d’abord la démo, avant le CV, la provenance ou les écoles fréquentées ».

L’assertion se confirme lorsque l’on observe la concurrence de l’agence, essentiellement française et basée à Paris. De plus, Fabrice Rabhi explique s’être confronté à une certaine opacité en arrivant sur le marché : « En Suisse romande, les boîtes de production sont plutôt protectionnistes. Il est difficile de travailler en partenariat. » Pour le directeur créatif, le constat se confirme aussi pour les agences de communication : « La situation est assez similaire. Nous avons un peu travaillé avec Saatchi & Saatchi par le passé, mais c’est la seule agence avec qui nous ayons collaboré. »

L’art horloger
Travaillant aux côtés des entreprises horlogères depuis près de 15 ans, les montres n’ont plus beaucoup de secret pour le fondateur. Il glisse même malicieusement qu’il pourrait peut-être devenir horloger, avec quand même pas mal de pratique. Mais cette orientation premium et luxe joue parfois des tours, à l’image de potentiels clients effrayés à l’idée de découvrir une note salée : « Certains annoncent directement qu’ils n’ont pas le budget des plus grosses marques. Idée reçue, car nous savons nous adapter aux exigences financières. Nous gagnons régulièrement des pitchs contre des studios parisiens réputés moins chers. Depuis que nous nous sommes installés, notre situation financière est stable, puisque nous sommes à l’équilibre sans avoir contracté de dette ».
Dans un domaine où l’on ne lésine pas sur les investissements matériels, cette situation est presque enviable. D’autant que Le Truc Sàrl est l’une des seules agences de post-production suisse à s’être dotée de sa propre render farm. « Les coûts sont importants », explique le CEO, « mais la dépense la plus importante reste les salaires ». Du coup, Fabrice Rabhi ne se projette pas trop. S’il se réjouit de marquer le coup pour les 10 ans de Le Truc entre les salons de Basel World et du SIHH qui rythment le calendrier de l’agence, il compte garder une humilité qui le caractérise : « Nous aspirons à conserver une échelle contrôlable. Nous aimerions diversifier notre activité et participer à des co-productions, des séries ou des long-métrages. »

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