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Qui va apprendre aux machines à apprendre ?

Qui n’a pas entendu parler d’intelligence artificielle ? Les assistants digitaux sont partout. Siri et Google Now « habitent » déjà nos smartphones, Alexa d’Amazon nos maisons. Les marques se tournent de plus en plus vers des agents conversationnels, les bien nommés chatbots basés sur l’IA et l’apprentissage automatique, pour engager leurs communautés sur Internet. De manière générale, l’intelligence artificielle va être amenée à se faire toujours plus présente dans différents aspects clés de notre vie tels que les transports, l’éducation, la finance ou la santé.

 

 
Dans la course à l’intelligence artificielle, notre pays se positionne très favorablement, avec des centres de compétence reconnus et des acteurs de pointe. Google a ouvert cet hiver de nouveaux bureaux à Zurich. Le géant américain pourrait employer à terme 5000 personnes en Suisse, ce qui fera de l’antenne helvétique son premier centre de recherche hors des Etats-Unis, le tout dédié au Machine Learning. Ce développement devrait bénéficier à tous les acteurs suisses collaborant sur des projets d’intelligence artificielle.
 
Combinant le big data et des algorithmes d’apprentissage, le machine learning ou apprentissage automatique (ou statistique) rend aujourd’hui possible la résolution de problèmes considérés inaccessibles jusqu’à peu et ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche, contre le cancer par exemple.
 
Conscient du potentiel du Machine Learning, Innovaud a organisé le 29 mars à l’EPFL Innovation Park un événement dédié à cette thématique devant plus d’une trentaine d’experts issus du monde académique et des entreprises de haute technologie. Comme l’a expliqué Marcel Salathé, professeur en sciences de la vie, en informatique et en systèmes de communication de l’EPFL, la part des entreprises utilisant des applications basées sur le Machine Learning devrait passer de 8 à 45% dans les 5 prochaines années. Une évolution qui explique le succès de la première édition organisé en janvier dernier qui devrait voir une suite en 2018. 
 
Parmi les entreprises qui ont eu l’opportunité de se présenter lors du Connect on retrouve la Netguardians. En collaboration avec la HEIG-VD, la scale-up d’Yverdon utilise le machine learning pour rendre ses solutions anti-fraude bancaire encore plus performantes. Autre startup présente, Predictive Layer de Rolle utilise l’apprentissage automatique pour atténuer les incertitudes du futur dans des domaines comme le commerce des matières premières. L’entreprise vaudoise a su convaincre Arcelor Mittal d’adopter sa solution.

Si le succès des entreprises suisses est déjà au rendez-vous, à l’image de Sophia Genetics et de son système IA qui apprend « continuellement des milliers de profils génomiques de patients, et du savoir d’experts, pour améliorer les diagnostics et les traitements des patients », des questions importantes se posent. Il y a la sauvegarde de la confidentialité des données. Il y a aussi la question de savoir qui va apprendre aux machines à apprendre. Pour le prof. Marcel Salathé, pouvoir former plus d’ingénieurs spécialisés dans le machine learning sera un enjeu de ces prochaines années tout comme intéresser les femmes à s’investir dans un domaine dans lequel elles aujourd’hui sont hélas trop peu représentées.

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