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L’Internet des objets trace de nouveaux caps

Des traqueurs d’activité destinés au monde médical, aux ampoules connectées et aux futurs véhicules autonomes, l’Internet des objets ouvre chaque jour de nouvelles perspectives. Selon Gregory Leproux, responsable du Swisscom Outpost à San Francisco, « plus de 15 milliards d’objets sont connectés dans le monde. ». Cette annonce, effectuée le 16 novembre lors du Connected Event organisé au Rolex Learning Center, montre l’étendue d’un phénomène qui prend toujours plus d’ampleur.

 

Si les opportunités sont considérables, les défis techniques et humains le sont tout autant. J’ai pu le constater lors de ce Swisscom Connected Event dédié à l’Internet des objets, un domaine dans lequel la Suisse romande est particulièrement bien placée grâce à ses entreprises, ses parcs scientifiques et ses centres de recherche à la pointe.

Smart Lighting, seniors, hôtellerie : les opportunités sont là
J’ai pu y retrouver des startups telles que Novaccess. Cette entreprise, basée au Swiss Technopole Y-Parc d’Yverdon-les-Bains, développe un système de gestion centralisé qui permettra de piloter 14’000 lampadaires de la Ville de Lausanne et de réduire ainsi sa consommation d’énergie. Son expertise lui a aussi permis de mener à bien des projets dans la sécurité des bâtiments en Scandinavie et dans les Émirats Arabes Unis.

L’Internet des objets ouvre aussi de nouvelles perspectives dans le suivi des seniors. Développé par Domosafety, une scaleup basée à l’EPFL Innovation Park, le service DomoCare permet, grâce à des capteurs disposés dans les domiciles des personnes âgées, d’envoyer un message d’alerte en cas de malaise, et ce sans qu’ils aient besoin d’actionner le bouton d’alarme. Cette innovation devrait leur permettre de rester plus longtemps à domicile et de jouir d’une meilleure qualité de vie.

Des PME romandes bien établies se réinventent aussi grâce à l’Internet des objets. C’est le cas d’ELITE, le spécialiste en literie. L’entreprise vaudoise connaît aujourd’hui une phase de croissance liée à l’introduction de plusieurs innovations, telles que le SmartLease qui permet aux hôteliers de louer un matelas à l’utilisation. Ainsi seules les nuitées consommées sont facturées : un résultat rendu possible grâce à des matelas connectés.

L’éducation va devoir évoluer
Si ces exemples montrent bien le dynamisme actuel de notre écosystème, force est de constater qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. Dans son intervention, la Présidente de la CVCI, Madame Claude Amstein, a présenté une récente étude qui montre que 49% des sociétés interrogées ne sentent pas impactées par la digitalisation. Pour Madame Amstein, il y a lieu ici d’agir en informant et en sensibilisant.

Au terme d’une matinée très riche, on constate que, en l’espace d’une année, les besoins liés à l’Internet des objets se précisent, puisqu’ils répondent aux besoins des métiers. Comme le notait Lionel Eperon, chef du Service de la Promotion Economique et du Commerce du Canton de Vaud, l’Internet des objets questionne les autorités politiques quant au rôle que l’État doit jouer face à l’évolution technologique. Pour tous les intervenants, l’éducation va devoir évoluer pour répondre aux futurs besoins, mais aussi pour éviter une fracture sociale numérique. Premier signe encourageant, l’EPFL et l’ETH Zürich se préparent à lancer un Master en Data Science en 2017, une formation qui manquait jusqu’à présent dans notre pays.

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