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Je me présente, je m’appelle Henri et j’ai 30.000 (faux) amis!

Créé en 2006, Twitter est devenu ces derniers mois un des réseaux sociaux incontournables. Impossible de passer à côté, même les chaînes et les émissions de télévision s’y sont mises, c’est dire ! Donc forcément, on croise désormais des marques, des journalistes, des politiciens, des gens du web, de la communication, bref… on ne saurait être plus mainstream. La raison ? Créer un compte sur Twitter n’est pas compliqué et ne prend que quelques minutes. Pourtant les premiers problèmes arrivent ensuite. Que dire (d’intéressant) en 140 caractères ? Qu’écrire pour que l’on vous suive ? Après avoir demandé à la totalité de vos amis proches, collègues et connaissances lointaines, vous pourrez compter avec quelques dizaines voire quelques centaines de followers (abonnés en français). Pas de quoi faire de vous quelqu’un de populaire ou de célèbre. Heureusement il existe une solution rapide et simple pour satisfaire votre égo. Car il est possible d’acheter votre popularité. Je vous rassure, vous n’allez pas vous ruiner. En effet, 30.000 followers ne coûtent que 5 dollars ! En moins de 24 heures, votre profil passera de 0 à 30.000 abonnés. En quelques clics et pour quelques malheureux dollars vous voilà “populaire”. Malheureusement pour vous, vos 30.000 followers ne valent rien ou si… 5 dollars en fait. A ce prix là vous avez le droit à la livraison de 30.000 faux profils. Ceci va uniquement gonfler votre nombre de followers, par contre il n’y aura aucune interaction, aucun échange.

 

Position de Twitter
Cette démarche d’achat de followers se répand tant pour les profils personnels que professionnels. Le règlement de Twitter est pourtant très clair : « Il se peut que vous rencontriez des sites web ou des applications prétendant pouvoir vous aider rapidement à obtenir beaucoup d’abonnés. Ces programmes peuvent vous inviter à payer pour obtenir des abonnés ou à suivre une liste d’utilisateurs pour y participer. Utiliser ces programmes n’est pas autorisé par le règlement de Twitter ». En effet, ces faux profils sont générés de manière automatique à l’aide de robots. Un processus totalement automatisé qui produit des millions de faux profils destinés à la vente. N’arrivant pas à faire le ménage de manière ciblée sur ces faux abonnés, Twitter se retrouve dans l’impossibilité de mettre un terme à ce type de pratique.

Le salut grâce à la transparence
Acheter des followers devient toutefois de plus en plus risqué « socialement ». Que l’on découvre que vous avez eu recours à l’achat massif d’abonnés et votre soudaine popularité risque de se retourner contre vous. Car connaître votre taux de « faux comptes » est aussi simple que de les créer. Plusieurs outils, comme http://fakers.statuspeople.com vous révèlent le nombre de « Fake », « Inactive » et « Good » followers d’un compte. Et là pas d’erreur, si la majorité des followers sont des faux, vous savez à qui vous avez à faire. Vous pouvez aussi contrôler la date de création du compte, le nombre et le contenu des tweets envoyés et le nombre de followers afin de voir si les chiffres paraissent crédibles.
Une nouvelle utilisation de l’achat des faux followers inquiète dernièrement. Au lieu d’acheter des followers pour son propre compte, il est possible de procéder à un achat de masse pour le compte de son concurrent et/ou ennemi. Le malheureux se retrouve en quelque temps avec des milliers de faux followers. Ne reste plus ensuite qu’à répandre la rumeur sur le web et voici que vous venez de pourrir la e-réputation de votre concurrent pour quelques dollars. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras : une vérité off et online !

Patrick Chareyre
www.xenoth.net

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1 commentaire
  • L'achat de Followers sur Twitter

    […] Créé en 2006, Twitter est devenu ces derniers mois un des réseaux sociaux incontournables. Impossible de passer à côté, même les chaînes et les émissions de télévision s’y sont mises, c’est dire ! Donc forcément, on croise désormais des marques, des journalistes, des politiciens, des gens du web, de la communication, bref… on ne saurait être plus mainstream. La suite… […]