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helvet : un nouveau magazine qui vise les sommets

Une publication d’un genre nouveau fait son apparition en Suisse. Son nom ? helvet. Son objectif ? Devenir l’incarnation d’un luxe suisse, tout en élégance et en sobriété. C’est du moins le pari que s’est lancé Christian Bugnon, CEO de la société d’édition CB Communication, avec cette nouvelle marque dérivée de 30° magazine qui a vu le jour l’hiver dernier.

 

« Living the high life ». C’est par ce slogan, donnant le ton à une publication qui s’annonce de haut vol, que s’ouvre la première édition d’helvet. Déjà à la prise en main, l’objet interpelle. Doté d’une couverture épaisse et mate, au premier abord ce magazine de près de 130 pages s’apparente plutôt à un livre. Dès la première page tournée, on sent tout de suite que l’objet est d’un genre nouveau. helvet se révèle être le petit frère de 30° magazine et le successeur de son édition Hors-Série spéciale Luxe. Pourtant, hormis une petite ligne dans l’impressum, rien ne laisse entrevoir cette filiation. « L’édition Luxe de 30° était une solution intermédiaire », explique Christian Bugnon, éditeur et rédacteur en chef d’helvet. « Avec cette publication, nous ne réalisons pas juste un changement de maquette et de nom. Nous avons absolument tout modifié : nouveau papier, nouveau format, nouveau style… Il s’agit d’amener une nouvelle marque dans l’univers du luxe helvétique, avec un produit tendance et lumineux ». Pour ce faire, helvet s’appuiera sur un fil conducteur qui se révèle être le lieu des éditions : depuis décembre dernier et pour chaque hiver, Zermatt et Verbier, stations prisées de haute-montagne, sont au centre d’une publication chacune. Dès cet été, Christian Bugnon a l’intention de créer une parution pour Genève. A l’avenir, l’éditeur souhaite sortir pour ces trois lieux deux éditions par année, durant les hautes saisons.

« Un univers de référence au service des marques du luxe suisse »
Sous ses airs de magazine destiné à une clientèle fortunée, helvet se veut le trait d’union entre un luxe qui devient toujours plus abordable et une élite qui souhaite profiter de ce que la Suisse a de meilleur à offrir. « helvet est un univers de référence au service du luxe helvétique et de ses grandes marques » note Christian Bugnon. Editée en trois langues, français, allemand et anglais, la publication compte bien affirmer sa position d’ambassadrice, à domicile comme à l’étranger. D’ores et déjà distribuée en Angleterre et aux Etats-Unis, en plus de son réseau en Suisse, on la trouve généralement gratuitement chez ses partenaires, mais également en kiosques ou en ligne pour la somme de 15 CHF. Christian Bugnon laisse même entendre que la parution pourrait s’exporter vers d’autres marchés porteurs dans le monde du luxe…

Non content de vouloir évoluer vers d’autres cieux, helvet compte bien devenir une marque à part entière grâce au web et ses opportunités infinies : « Le site Internet permet d’apporter une véritable valeur ajoutée » selon l’éditeur. « Avec une certaine part d’actualités, il fait sens pour mettre en avant les dernières news aux côtés d’articles raccourcis provenant du magazine. » Les plans de Christian Bugnon incluent déjà la diversification vers de nouveaux produits : édition de livres, dans un premier temps, puis collections d’objets capsules en collaboration avec certaines grandes marques, à l’image de ce qu’un Monocle pourrait faire de l’autre côté de la manche. « Depuis son lancement en décembre dernier, le site helvet.swiss enregistre déjà quelques 14’900 visiteurs uniques par mois, ce qui est très encourageant », se réjouit l’éditeur. Avec un tirage moyen à 20’000 pour les deux premières éditions, les chiffres annoncent un bel avenir pour une publication abordant des thématiques « de niche ».

Identité signée Hymn
Pour développer l’identité de la marque, Christian Bugnon a fait appel à Alexandre Henriques, designer de renom et fondateur de l’agence Hymn. Ensemble, ils ont cherché à retranscrire la singularité du luxe à la suisse : « Une certaine discrétion, loin du bling-bling ; une certaine simplicité aussi, tout en ayant l’amour des belles choses », explique le designer. Pour représenter au mieux ces valeurs, il a cherché un côté intemporel, assez rustique tout en étant chaleureux et épuré. « Il s’agissait également de proposer un produit premium pour les annonceurs, afin qu’ils s’approprient réellement la publication et en deviennent partie prenante », note le designer, avant que Christian Bugnon n’ajoute : « Certains d’entre eux ont conçu des visuels spécialement pour nous, afin que leur marque colle à l’univers du magazine. » Chose qui réjouit abondamment l’éditeur qui finance sa publication grâce à la publicité, présente à environ 25%. « Elle se vend à des tarifs assez élevés en raison de l’audience qualifiée que nous pouvons garantir. » Pour résumer toute l’identité du magazine, le ‘#’ représentant la croix suisse, mais aussi cette part digitale que le magazine entend embrasser. La marque a d’ailleurs pu être déposée, « même si cela n’a pas été facile », confie Christian Bugnon.

Fort de ses 20 ans d’expérience dans l’édition, avec CB Communication, l’éditeur est convaincu que la parution n’aurait pas eu le même impact si elle était sortie quelques années plus tôt. Et si la tendance générale est à rendre les produits toujours plus épurés, il sait qu’il peut compter sur une solide équipe rédactionnelle de spécialistes à même de dénicher des perles tant pour la publication print que pour le web. « Nous ne sommes pas le bras droit des offices du tourisme. Nous travaillons de manière complétement indépendante en choisissant les sujets que nous voulons traiter ! » tonne-t-il lorsqu’on l’interroge sur la partialité des contenus. L’éditeur n’hésite pas à parler de « boîte de Pandore » lorsqu’il évoque les premiers retours qu’il a reçu : « J’ai le sentiment que nous nous positionnons comme prescripteur. Il y a un véritable engouement du marché et cela récompense le travail de marque engagé en amont. » Seule ombre au tableau, l’impression, qu’il n’a pu maintenir chez un prestataire helvétique malgré des relations de longue date. Un phénomène observé dans toute l’industrie et qui laisse l’éditeur un peu amer… Qu’à cela ne tienne, Christian Bugnon est aujourd’hui bien décidé à construire l’ambassade des marques du luxe suisse nommée helvet avec ou sans eux : « C’est une première pierre qui est posée ici… et ce ne sera pas la dernière » conclut-il.

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