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#CompteRenduCominmag : ARARO : L’atelier radiophonique romand célèbre sa 10ème édition

Fort de 9 éditions derrière lui, le désormais traditionnel Atelier Radiophonique Romand (ARARO) s’est tenu à l’Aula des Jeunes-Rives de l’Université de Neuchâtel (UniNE) en ce vendredi 15 février 2019. Organisé conjointement par les Radios Régionales Romandes (RRR), l’Académie du journalisme et des Médias (AJM) de l’UniNE et la RTS, l’événement a souhaité faire la part belle aux auditeurs durant cette matinée de conférences et de débats placée sous le thème « À l’écoute du public ». Ou des publics, si l’on en croit les intervenants.

« Défendre la communauté des auditeurs » : telle a été la volonté d’emblée annoncée par Annick Dubied, Directrice de l’Académie du Journalisme et des Médias de l’UniNE, dans son message d’accueil. Le programme de la matinée, composé de deux conférences, autant de tables rondes et entrecoupé par la présentation des chiffres du DAB+ pour le précédent semestre, a donc fait la part belle aux publics.

Des publics qui se conjuguent au pluriel
Après une brève introduction de Pierre Steulet, membre fondateur de l’Atelier Radiophonique Romand, qui a rappelé la genèse de l’événement dont la première édition a eu lieu en 2010, le journaliste Ziad Maalouf est revenu sur ses 20 ans d’expérience à travers le prisme du public dans sa conférence intitulée « Public : Rêve et réalité ». Le journaliste radio, notamment passé par RFI où il a animé L’Atelier des Médias de 2010 à 2018, a estimé que « les publics de la radio ont été oubliés par les développements web des radio traditionnelles en France ». Ne cachant pas son goût pour les podcasts américains et leurs techniques innovantes de narration, le co-fondateur de l’école Transmission mise désormais sur les jeunes pour produire les contenus de demain afin d’attirer une génération qui délaisse toujours plus les médias traditionnels.

Des contenus que Jacques Legros, présentateur du JT de 13h de TF1 en l’absence de Jean-Pierre Pernaut, mais également conseiller auprès de Radio Lac, a tenu à mettre au centre du premier débat, en compagnie de Joël Marchetti de la RTS et de Ziad Maalouf. « Il ne faut pas opposer les médias, le web est un complément de la radio », exprimait-il, positionnant le questionnement autour des contenus et non des canaux de diffusions. En trame de fond de cette première table-ronde, la question des nouveaux publics et la manière de s’adapter aux nouveaux modes de consommation.

Après la pause, la présentation de Serge Schick et Emmanuelle Henry, respectivement directeur de la Stratégie des publics et directrice des Etudes et de la Prospective chez Radio France, s’est justement concentré sur les publics de demain. Au fil des graphiques, leur intervention a largement présenté le panorama des publics de la radio en France, mettant en avant les opportunités des nouveaux canaux, l’intérêt d’une offre de marques médias bien définie et surtout l’importance de nouer une réelle relation et un dialogue avec son audience. La seconde table ronde, composée des deux précédents intervenants, d’un panel d’auditeurs ainsi que d’Ambroise Jolidon de la RTS et de Florian Jeanneret de Radio Chablais, s’est davantage concentré sur le relationnel avec les publics, au travers des canaux de diffusion, notamment les plateformes d’écoutes tierces (Spotify, Deezer, Apple iTunes), et la puissance d’une marque média bien définie.

La Suisse-romande freine la progression du DAB+
La matinée étant partagée en deux parties, Philippe Zahno, président de l’union Radio Régionales Romandes (RRR), a présenté juste avant la pause les résultats semestriels du DAB+. Si elle progresse, la radio numérique n’a gagné qu’un petit pourcent par rapport au printemps 2018, représentant 64% de l’utilisation pour l’automne passé. En cause notamment un recul de 5% de son utilisation en Suisse-romande. Un recul que l’on retrouve moins fortement chez les Tessinois (-2%) mais qui est tout de même compensé par la progression chez nos voisins alémaniques. Du reste, peu de changement dans les résultats : la radio par internet continue de progresser, la maison est toujours le lieu d’écoute privilégié et on observe relativement peu de différences entre les sexes. Malgré un recul de 6 points, la radio analogique compte toujours 18% d’auditeurs utilisant exclusivement ce canal. Un point qui a permis à Monsieur Zahno de rappeler que cette technologie est amenée à disparaître et que la date d’extinction de la FM devrait être annoncée lors du prochain Swiss Radio Day se tenant à Zurich à la fin du mois d’août prochain.

 

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