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Cessez d’être jolis, soyez vrais !

Depuis des lustres, la publicité passe les annonceurs à la brosse à reluire. Balayer les défauts, astiquer les beaux atours, polir les aspérités… Notre discipline fait le ménage : faut que ça brille ! Et quand la pub pose sa serpillère, c’est pour tendre un micro à la marque pour lui faire chanter l’air du temps.

 

Et si l’air du temps, c’était d’être moche ? Si Cyrano de Bergerac avait refait son nez, en parlerait-on encore ? Et si Quasimodo avait perdu sa bosse ? Et si Ugly Betty avait usé du scalpel ? Et si E.T. l’extraterrestre s’était… Bon, je m’égare !

Du No Default’s Land au #NoFilter
À l’heure où les applications de self-content fleurissent, où Snapchat et Instagram donnent la plume au peuple et où les mannequins s’exhibent avec des moches, on peut se poser des questions quant au visage que les marques souhaitent montrer sur le marché.

L’extraordinaire banalité
Quand toutes les marques jouent à miss Lovemark, certains annonceurs se démarquent en abattant la carte du normal. Après l’inquiétante étrangeté, place à l’extraordinaire banalité !
Certains annonceurs franchissent le pas de l’authenticité exacerbée, avec un effet certain :

  • La Mobilière nous touche dans le mille avec ses dessins enfantins
  • Axe, dans un spot certes léché, se demande : « À quoi sert d’avoir ces abdos si tu as ce nez? »
  • Le bannering des Sweet|Rebels pour le Meilleur de la pub 2015 préfère les gribouillages aux photos de stock
  • Les offres d’emploi pour graphistes réalisées sur Paint… Help!
  • Les GIF animés, dont l’humour devance de loin le rendu, font légion sur les pages Facebook des annonceur
  • Dove en remet une couche avec ses modèles 100% naturel.

La politique de la crédibilité
S’il est un domaine où l’authenticité gagnerait à être représentée – et cette utopie n’engage que moi –, c’est bien celui des affiches électorales. À quand une affiche aussi « vraie » et crédible que le discours de son politicien ? À cette heure, on ne voit dans les rues que le portrait sublimé d’un-e politique tout droit sorti-e de Relooking extrême. Or, si ses atours se rapportaient réellement à son discours, ne faudrait-il pas oser en dépeindre un portrait sans artifices ?

Et ma marque dans tout cela ?
S’adresser à son public avec les mêmes moyens visuels que lui… Ce plaidoyer pour le no make up peut être intéressant, mais est-il conciliable avec un branding établi ? Sur tous les supports, ou uniquement sur ceux partagés avec les publics ciblés ? Est-ce possible pour toutes les marques ? Des questions qui restent ouvertes : à vous d’y répondre et d’écrire une histoire « basée sur des faits réels »… ou pas 😉

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