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6 étudiants en communication “Fresh out the box”

La génération Y est en train d’envahir le marché du travail. Suscitant réjouissance pour les uns, presque peur pour les autres, la question de l’insertion de ces jeunes dans le monde du travail est plus que jamais d’actualité. Ayant atteint la trentaine pour les plus anciens, on a beaucoup écrit sur eux, mais rares sont les opportunités qui leur ont été données de s’exprimer. Cominmag est parti à la rencontre de 6 diplômés fraîchement entrés sur le marché du travail après un passage dans une des trois écoles de communication romandes. Comment travailler avec la génération Y ? Ce titre d’un article d’HEC Montréal paru dans notre dernière édition en dit long sur la relation qu’il faut aujourd’hui apprendre à construire avec cette nouvelle cohorte générationnelle arrivant sur le marché du travail. Mais les Y justement, comment intègrent-ils ce marché du travail, apparemment si incompatible avec leurs valeurs et leur vision de la relation travail-famille ? Quelles sont les difficultés rencontrées sur le chemin de l’employabilité ? Se sentent-ils préparés ou rencontrent-ils de nombreuses surprises face au monde du travail qui ne ressemble en rien aux Case Studies aperçus pendant presque 5 ans pour certains ?

 

L’employabilité, le cheval de bataille des écoles
Pour trouver réponses à ces questions, nous sommes partis à la recherche de ces fameux Y. Il faut dire que le secteur de la communication se démarque par une envie pressante d’intégrer ces jeunes à ses équipes, dans l’espoir de les voir porter une vision novatrice permettant de toucher leurs semblables. Sachant cela, les écoles mettent grandement en avant l’employabilité à l’issu de leurs formations dans ce secteur encore porteur. Pour Polycom (SAWI), l’employabilité des « Polycomien(ne)s » est une préoccupation principale, en atteste la page de présentation de leur Bachelor européen où l’on lit que « la qualité d’une formation professionnelle devrait toujours être mesurée à cette aune ». Bernard Debarbieux, doyen de la faculté des Sciences de la Société (SDS) qui abrite Medi@Lab, le master en communication et journalisme de l’Université de Genève, affirmait à la Tribune de Genève dans un article paru le 13 décembre 2016 que les diplômés issus de cette formation « trouvent tout de suite un emploi » dans le secteur. Enfin, CREA, école de communication du groupe INSEEC basée à Genève, ne promet rien en termes d’employabilité sur son site internet, mais se targue de favoriser l’intégration dans le monde du travail grâce à un dense réseau d’experts et de professionnels venant partager leurs connaissances et expériences. Fort de ces éléments, nous avons rencontrés 6 jeunes diplômé(e)s de ces trois écoles. Leurs parcours paraissent bien différents et pourtant, nombreux sont les points communs observés entre eux quand vient la question de l’insertion sur le marché du travail. Découvrez leurs témoignages ci-après.

Carla Osterheld

Diplômée de : CREA, Bachelor en Direction Artistique
Obtention du diplôme : Septembre 2016
Poste actuel : Depuis 3 mois chez Toast Production, production de contenus visuels à Cortaillod (NE)

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
Au départ, ayant voulu devenir vétérinaire, j’ai obtenu une maturité fédérale en option Biologie. Au moment de l’examen d’entrée, je me suis rendue compte que je n’étais pas faites pour ce types d’études. Mes hobbys étant toujours orientés dans un domaine artistique et après avoir appris par mes parents l’existence de CREA, école d’art en communication, j’ai décidé de me lancer dans cette voie. Mes attentes se sont donc créées au fur et à mesure que je suivais les cours. Je me suis beaucoup épanouie et je suis très satisfaite des compétences obtenues durant ce cursus.

A la suite de cette formation, comment s’est passée votre recherche d’emploi ?
C’était assez difficile car il y a relativement peu de place. J’ai toujours été très intéressé par la vidéo. Les stages durant mon cursus ont tous été effectués dans des entreprises de production et c’est dans cette direction que se sont orientées mes recherches. Les places y valent chères, du fait de leur rareté en Suisse romande. Il faut donc envoyer du lourd pour espérer qu’une entreprise crée un poste exprès pour nous. Le plus difficile est de sortir du lot. La recherche traditionnelle par envoi d’e-mail avec CV et lettre de motivation n’a quasiment aucune chance d’aboutir. J’ai donc choisi une approche craft, en envoyant une petite boîte contenant un flipbook (NDLR. : Folioscope en français. Il s’agit de dessins qui s’animent en feuilletant rapidement plusieurs feuilles de papier attachées ensemble, donnant l’impression de visionner une vidéo). Toast Production a apprécié la créativité de cette approche et m’a donné la chance de me présenter en entretien. A côté de cela, j’ai choisi de garder un statut de freelance afin de continuer à progresser dans la direction artistique et de pouvoir donner vie à des projets plus personnels, notamment pour des privés.

Quelle a été votre plus grande surprise en intégrant le marché du travail ?
Au fond, il n’y a pas de grandes découvertes, car l’avantage de CREA est de nous mettre en stage dès la première année jusqu’à l’obtention du Bachelor. Pour chaque agence fréquentée, on découvre de nouvelle manière de travailler, mais le monde du travail n’est pas une découverte en soi après notre cursus. Par contre, il est vrai qu’il faut savoir se battre pour se faire une place. On ne l’apprend pas en cours. Je l’ai découvert lors d’un de mes stages en agence, qui plus est à l’étranger, où j’ai passé les premiers jours uniquement à faire les cafés et les courses pour les autres employés. Je n’acceptais pas cette situation et j’ai décidé de leur montrer de quoi j’étais capable. J’ai cherché dans les projets en cours de l’agence et je suis arrivé avec mes propres réalisations, ce qui a beaucoup plu. Aujourd’hui, il m’arrive encore de travailler avec eux en freelance. Il faut donc savoir ce que l’on vaut et le montrer plutôt que d’arriver avec de grands discours. Le plus important est de ne pas se laisser détruire par les critiques de ses supérieurs, mais plutôt d’en tirer le positif. Un autre point est la question des prétentions salariales, toujours difficile à aborder. On ne sait pas vraiment ce que l’on vaut en sortant de formation.

Quel est l’élément appris en cours que vous utilisez tous les jours au travail ?
Apprendre à argumenter et à défendre ses idées. Nous avons eu un enseignant très dur dans ce domaine, mais je pense que cela a été bénéfique. Tous les jours, nous sommes amenés à devoir nous défendre, qu’il s’agisse de projets en équipe ou de briefs avec le client. De manière générale, le bagage acquis en cours permet de prendre confiance en ses connaissances. Cela permet d’aller plus loin, d’approfondir ce que l’on a appris pour ensuite mieux progresser et évoluer sur le marché du travail.

Céline Pétremand

Diplômée de : Medi@Lab, Université de Genève, Master en communication et journalisme
Obtention du diplôme : Septembre 2016
Poste actuel : Assistante digital à Lausanne Tourisme depuis août 2016

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
Avant d’entrer au gymnase, je me destinais plutôt à faire du journalisme. Puis, pendant mon Bachelor en sciences sociales, j’ai observé l’arrivée des réseaux sociaux et l’ampleur qu’ils ont rapidement pris. Je me suis donc tourné vers la communication, après avoir fait quelques stages dans des startups et des entreprises. L’université était une suite logique. Je n’avais pas particulièrement d’attentes en commençant Medi@Lab. J’espérais surtout pouvoir me confronter au monde du travail et ne pas uniquement engranger des connaissances théoriques. De toute façon, comme tous les étudiants, on n’est jamais satisfait de l’ensemble des cours proposés. J’ai effectué près d’un an et demi de stage sur les deux années de formation, ce qui est une clé pour tirer un maximum de ses études et faire le lien entre théorie et pratique. Les intervenants externes jouent aussi un grand rôle dans la qualité de l’enseignement. Ce sont eux qui nous donnent les réponses aux questions « qu’est-ce que je veux faire après ? », « Dans quel domaine suis-je le meilleur ? », « quelles sont mes passions et mes envies ? ». Ils nous apportent ce que l’on attend en termes de connaissance de la profession.

Comment s’est passée votre recherche d’emploi ?
J’ai commencé ma recherche d’emploi avant même d’avoir terminé les études ! J’ai donc de la peine à savoir dans quelle mesure mon diplôme joue un rôle. Avoir un papier est essentiel afin de certifier ses connaissances, mais on acquiert bien plus d’expériences lors des stages. Même si il est nécessaire d’avoir un profil équilibré entre les expériences professionnelles et les diplômes, je pense que les stages sont vraiment une plus-value dans la recherche d’un emploi. D’autant plus qu’il y a relativement beaucoup d’opportunités pour en réaliser. Obtenir son premier emploi apparait comme la réelle difficulté, car les places sont plus rares et les prérequis semblent parfois inatteignables lorsque l’on vient de terminer ses études.

Quelle a été votre plus grande surprise en intégrant le marché du travail ?
Je n’ai pas eu de surprise à proprement parlé, mais j’ai vu une grande différence entre les stages en agence que j’ai effectué durant mon cursus et mon emploi actuel directement chez l’annonceur. En agence, on réalise de la communication pure, alors que de l’autre côté de la barrière, on découvre d’autres services. Nous avons observé cette transition en cours avec les récits de certains invités, mais on s’en rend d’autant plus compte en la réalisant. Si en agence, on peut se retrouver à être vraiment multitâche, notre rôle chez l’annonceur est beaucoup plus défini. Je me sens davantage investi d’une mission. Il est obligatoire de connaître chaque élément par cœur, de travailler de façon plus méthodique avec une approche différente, plus poussée dans la connaissance de la marque que l’on représente. Après, cela dépend de l’entreprise. A Lausanne Tourisme, les choses bougent beaucoup et il existe une certaine sécurité. Il y a clairement du bon dans les deux façons de travailler et je crois qu’avoir l’opportunité de se frotter aux deux côtés du marché est un vrai plus.

Quel est l’élément appris en cours que vous utilisez tous les jours au travail ?
Surtout une capacité à réfléchir à une méthodologie stratégique structurée et à sa mise en application. Cet élément est vraiment essentiel. Un autre aspect que l’on a beaucoup appris avec les intervenants externes est ce besoin d’être curieux, à l’affut de l’actualité, quelle qu’elle soit, à tout moment. Les métiers de la communication ne permettent pas de se reposer sur ses lauriers !

Victor Françoise

Diplômé de : Polycom (SAWI), Bachelor en métiers de la communication
Obtention du diplôme : Septembre 2013
Poste actuel : Gérant et fondateur d’Espace 032, espace de promotion culturel à Neuchâtel, depuis 5 mois. Auparavant en entreprise de production audio-visuelle à Genève, puis en agence de communication à Neuchâtel.

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
Car la communication paraissait le meilleur moyen d’appréhender le monde de l’entrepreneuriat. J’ai toujours souhaité me lancer dans une aventure indépendante. Par rapport à l’aspect gestion et administratif, où je ne suis pas très à l’aise, la communication semblait la meilleure voie. J’ai trouvé Polycom à la suite d’une recherche classique des écoles dans la région. J’espérai pouvoir y créer un réseau, comprendre mieux le milieu et apprendre à développer des stratégies. De manière générale, la formation a plutôt bien répondu à mes attentes. Peut-être que la création de réseau n’était pas aussi forte que je l’aurais souhaité dans le cadre des cours, mais cela nous pousse à en faire par nous-même. J’y ai trouvé ce que cherchait et pu en tirer de bonnes choses, notamment grâce aux intervenants externes. Même si cela n’était pas mon objectif, les personnes qui fréquentent Polycom possèdent toutes les compétences requises pour exceller dans ce monde et contrôler leur instinct de communicant.

Comment s’est passée votre recherche d’emploi ?
J’ai rapidement pu trouver un premier emploi suite à la formation de Polycom. En mettant l’accent sur la manière dont il faut apprendre à défendre ses idées, l’école nous donne un sacré coup de main. C’est probablement l’élément que j’utilise le plus aujourd’hui. Etre capable de défendre un projet, structurer ses idées, juger ce qui est bon de ce qui est néfaste dans une communication sont des compétences indispensables. Dans la création d’un projet, qu’il soit professionnel ou personnel, cela permet d’être au clair sur son modèle d’affaire, sur sa vision, ses valeurs, sa philosophie… Cette capacité à structurer des évidences est essentielle pour être au clair lorsque l’on se lance, même dans des projets aux accents davantage culturels, pouvant parfois paraître plus éloignés de la communication institutionnelle plus traditionnelle. Même si je l’ai pratiquée durant mes précédentes expériences, la communication n’est pas un métier en soi, selon moi, mais un savoir-faire nécessaire pour tout ce qui touche à l’entrepreneuriat. On l’utilise partout, tout le temps. Tous les jours, on peut tomber sur des éléments de communication allant du menu d’un restaurant à une bannière sur les réseaux sociaux. Je suis toujours fasciné par les personnes capables de communiquer et de se positionner de façon intuitive.

Quelle a été votre plus grande surprise en intégrant le marché du travail ?
Il n’y a pas vraiment eu de surprises grâce aux stages effectués en parallèle des cours, mais surtout grâce à toute l’expérience professionnelle que j’ai pu accumuler auparavant. On apprend jamais autant qu’en mettant les mains dans le cambouis. Après, la quantité de concessions à faire lorsque l’on est sur le marché du travail est stupéfiante. Lorsque j’étais employé en agence, je m’en rendais particulièrement compte lors de la présentation d’un concept. On vient avec un projet principal et un de secours. Souvent, le second est conservé au détriment de notre argumentaire soigné qui passe directement à la trappe. C’est très frustrant de voir toute la puissance de son projet se perdre pour des impératifs économiques. D’autant plus qu’avec le temps, j’ai préféré m’éloigner du milieu de la communication pour des questions de valeurs, par rapport à la manière dont l’humain se traite… Avec un projet comme Espace 032, je préfère encourager le lien social et l’estime de soi. J’essaie d’amener les personnes à exister à travers eux-mêmes, pas au travers de marques, en leur mettant à disposition un lieu où ils sont libres de s’exprimer (NDLR : Espace 032 comporte un espace de coworking accueillant des acteurs culturels et des créatifs indépendants).

Louis Gaillard :
Diplômée de : Medi@Lab, Université de Genève, Master en communication et journalisme
Obtention du diplôme : Septembre 2016
Poste actuel : Account manager / Chef de projet chez Colegram, agence 360°, depuis janvier 2017

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
Après un Bachelor en relations internationales et des expériences dans le secteur privé, j’ai décidé de me réorienter vers la communication. J’ai donc effectué un stage de plusieurs mois pour m’assurer qu’il s’agissait vraiment d’un domaine qui me plaisait. Mon objectif était de pouvoir allier mon côté créatif, sans que cela ne bascule sur de l’artistique, avec un côté business plus formel. Je me suis orienté vers l’université car je souhaitais capitaliser sur un bagage déjà acquis, mais aussi pour obtenir à travers du diplôme une preuve de la solidité de mon profil. Aujourd’hui, je suis totalement satisfait de ces choix, car l’université permet de plonger totalement dans le domaine, de savoir où l’on est bon en en voyant beaucoup de facettes. Malheureusement, parfois trop en surface seulement… Surtout, je suis satisfait de la manière dont je l’ai faite, car en réalisant des stages en parallèle, on devient capable de porter un regard davantage critique sur ce que l’on nous enseigne.

Comment s’est passée votre recherche d’emploi ?
Lors de mon cursus, j’ai mis l’accent sur les stages, car je souhaitais pouvoir immédiatement trouver un emploi et ne pas avoir à en effectuer d’autres. Malgré tout, mes premières recherches furent dissuasives. Les offres que je voyais n’étaient tout simplement pas réalistes par rapport à nos compétences. On ne peut pas avoir une formation universitaire, être bon en rédaction, être multilingue, avoir entre 3 et 5 ans d’expérience et en même temps maîtriser les logiciels de création comme un graphiste… Le tout sans même avoir atteint les 30 ans ! Cela m’a beaucoup surpris. J’ai aussi vu de nombreuses propositions de stage, mais au final, pas d’offres qui se situaient entre les deux. Finalement, c’est en me lançant vers des offres auxquelles je ne répondais pas forcément en tous points que j’ai trouvé mon emploi actuel.

Quelle a été votre plus grande surprise en intégrant le marché du travail ?
J’avais une bonne idée du marché du travail de par mes stages, d’une part, mais aussi grâce aux petits jobs que j’ai pu faire auparavant. Je ne cesse de faire des liens entre toutes ces expériences pour en tirer le meilleur. Mais, à mon âge, avec mon tempérament et mes ambitions, j’ai dû apprendre à accorder la fougue de la jeunesse avec la réalité de l’entreprise, du marché. Une fois employé, il faut arriver à concilier sa vision avec des personnes qui ont davantage de recul et plus d’expérience. Chose dont on ne se rend pas compte avec les responsabilités qui incombent à un stagiaire. De plus, nous avons énormément de travail. J’ai donc dû apprendre à canaliser mes énergies afin de ne pas être frustré si je m’attachais trop à une tâche, aussi petite soit-elle, et qu’elle n’aboutissait pas exactement comme je le souhaitais. Cela ne sert à rien d’être trop pressé. Il faut mettre la bonne énergie au bon moment.

Quel est l’élément appris en cours que vous utilisez tous les jours au travail ?
D’abord, la manière de réfléchir et d’appréhender un projet. Même si je le fais tacitement, tout l’aspect stratégique, qu’il s’agisse de la définition de la méthode ou des mots utilisés pour désigner chaque élément, permet de donner du sens à ce que l’on fait. On ne peut pas venir ajouter des bribes d’idées sans qu’elles ne soient rattachées à une stratégie globale, qu’elles lui correspondent. L’écriture dite journalistique est également un vrai plus. J’ai toujours aimé écrire, mais l’apprentissage d’une écriture efficace qui permet de structurer ses idées est quelque chose que j’utilise fréquemment. J’ai aussi gardé une attirance pour tout ce qui se rattache à la sociologie de la communication. Ce que j’aime dans notre métier, c’est cette possibilité de pouvoir connaître le destinataire, l’être humain et sa manière de réceptionner les idées. De la sorte, on est à même de s’approprier les problématiques du client, de savoir comment toucher ceux qu’il désire atteindre.

Cynthia Naegeli :

Diplômée de : Polycom, Bachelor en Marketing et Communication et CREA, Master en Marketing digital
Obtention du diplôme : Bachelor obtenu en 2011, Master obtenu en 2015
Poste actuel : Social media coordinator pour une marque de luxe depuis plus d’un an.

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
J’ai d’abord choisi le Bachelor de Polycom car cette formation me permettait non seulement d’obtenir une formation théorique, grâce aux cours, mais également pour développer une partie pratique, à travers deux stages obligatoires durant la formation. Elle m’a aussi permis de connaître et d’appréhender tous les différents métiers de la communication de façon plus précise et de savoir vers lesquels j’étais le plus susceptible de m’orienter. Quant au Master, j’ai choisi cette formation car au moment où j’ai réalisé mon Bachelor, le digital ne prenait de loin pas autant d’importance qu’aujourd’hui. Je trouvais intéressant de me spécialiser dans ce domaine, très peu enseigné lors de ma formation initiale. Dans les deux cas, ces formations ont largement répondues à mes attentes.

Comment s’est passée votre recherche d’emploi ?
Malgré un Bachelor et de l’expérience en tant que stagiaire, il n’a pas été évident de trouver un premier emploi. Cela m’a pris du temps. Souvent, on me disait que je n’avais pas assez d’expérience et que mes stages ne suffisaient pas. Par contre, une fois mon Master obtenu, j’ai tout de suite pu trouver un poste correspondant à mes attentes. Les quatre années qui se sont écoulés entre l’obtention de ces deux diplômes m’ont fait mûrir tant sur le plan des connaissances que de ma personnalité. Pendant mon Master, que j’ai pu faire en cours d’emploi, le fait d’être sans cesse challengé par des intervenants très expérimentés m’a appris à m’affirmer et à prendre de l’assurance. Avoir des connaissances plus pointues m’a également permis de me démarquer plus facilement.
Avec ce premier poste, je voulais absolument mettre en pratique mes connaissances acquises dans les médias sociaux et la communication digitale. Ce sont des domaines qui laissent beaucoup de place à la créativité, rendant le travail très diversifié et intéressant. Surtout, le digital est en pleine évolution, il y a sans cesse de nouvelles choses à apprendre et il est impossible de s’ennuyer en travaillant dans ce domaine !

Quelle a été votre plus grande surprise en intégrant le marché du travail ?
D’abord, de manière générale, que l’on ne peut pas tout faire seul. Une bonne dynamique d’équipe apporte soutien et motivation. C’est ainsi qu’on avance et qu’on accomplit de belle choses ! De plus, lorsque l’on travaille chez l’annonceur, il y a des agences qui nous soutiennent et nous aident dans nos stratégies de communication. Je me suis aussi rendu compte que ce que l’on a pu observer en cours est une bonne vue d’ensemble de tous les métiers de la communication, mais une fois intégré au monde du travail, on se rend compte de combien on devient spécialisé. Au final, on ne fait que peu de choses en comparaison de ce que l’on a appris. Cela est d’autant plus vrai en travaillant pour de grandes structures. Mais, le fait de se spécialiser permet d’approfondir ses connaissances. On devient beaucoup plus performant et cela permet de dégager du temps afin de développer de nouvelles techniques. Dans les petites structures, on touche peut-être plus de sujets, mais beaucoup moins en profondeur. Cela peut s’avérer frustrant parfois.

Quel est l’élément appris en cours que vous utilisez tous les jours au travail ?
Enormément de choses, comme par exemple le fait de toujours se mettre à la place du client et de penser comme lui. Il faut savoir comment le toucher, connaître ses habitudes, les sujets auxquels il sera réceptif afin de définir les outils à mettre en place et de l’amener à la mémorisation de notre produit, voire même à l’achat ou à la recommandation. L’expérience client joue un rôle clé pour cela, spécialement auprès des nouvelles générations. Décevoir un client peut être terrible, car il parlera davantage des mauvaises expériences vécues avec une marque que des bonnes. Une autre chose très importante est le fait de surveiller les tendances de près, de toujours surfer sur les nouvelles vagues. Cela dit, je pense que l’on se forme aussi bien en travaillant. L’école nous apporte une base solide, mais c’est avec l’expérience que l’on devient meilleur.

Sophie Main

Diplômée de : CREA, Bachelor en Direction Artistique
Obtention du diplôme : Pas encore obtenu, prévu pour septembre 2017
Poste actuel : Co-fondatrice de Main&Co, agence de production audiovisuelle depuis 1 an

Pourquoi avoir choisi cette formation ?
J’étais plutôt une bonne élève à l’école, mais je ne voulais pas m’orienter vers de grandes études. Mes parents m’ont toujours dit « travaille bien à l’école pour pouvoir faire ce que tu veux ». J’ai donc pu choisir. Je faisais déjà des petites réalisations vidéo et j’aimais y associer des concepts. Je ne voulais pas faire de l’art, mais la publicité m’amusait. J’ai donc choisi CREA, quand bien même je ne savais pas exactement ce que recouvrait la direction artistique. Par-dessus tout, je voulais trouver une formation assez technique, qui me permette de faire plutôt qu’apprendre. Je voulais être dans l’action, pouvoir toucher aux choses. Grâce aux stages, j’ai réellement pu trouver cela. J’ai vu une telle évolution entre mes travaux réalisés en première année et ceux de fin de cursus ! C’est une belle formation dont je suis fière. Pour la suite, je ne pense pas faire de Master. Je préfère me perfectionner en cours d’emploi.

Comment s’est passée votre recherche d’emploi ?
Avant d’entrer sur le marché du travail, j’ai vu mon frère rencontrer de nombreuses difficultés dans sa recherche d’emploi. A partir de là, il a décidé de démarrer son entreprise indépendante. Je ne pouvais faire autrement que de le suivre. Ainsi est né Main&Co. C’était une merveilleuse opportunité de se lancer dans une aventure personnelle, où nous sommes libres de nous fixer nos propres objectifs et de travailler sur des projets selon nos envies. Sans lui, je n’aurais jamais osé. Cela dit, nous avons eu d’autres difficultés. En tant que jeunes, il a été difficile de générer la confiance de nos premiers interlocuteurs. Nous avons fait des erreurs et appris de celles-ci. Le plus difficile a été de décrocher un premier mandat. Une fois que l’on a des références, l’obtention de nouveaux clients devient plus facile. On peut se créer un réseau de façon plus organique grâce au bouche à oreille.
Quant à l’employabilité lorsque l’on a un Bachelor en direction artistique ? Je pense qu’il y a peu de postes disponibles en agences. Mais, il reste possible d’être directeur artistique dans d’autres domaines, même si une concurrence assez forte subsiste.

Quelle a été votre plus grande surprise en intégrant le marché du travail ?
Dès que l’on se retrouve sur un vrai tournage, on voit que la réalité du terrain prend vite le pas sur celle de l’école. A de nombreuses reprises, nous avons dû nous débrouiller, comme en improvisant un travelling avec les moyens du bord. Les astuces de tournage viennent au fur et à mesure. Aussi, j’observe une grande différence entre l’approche que j’ai pu avoir en stage de production vidéo, qui était plus orientée sur la masse, et notre approche centrée sur des travaux de qualité. De ce fait, de nombreuses questions en découlent, comme le budget. A quel moment dit-on stop ? Il est toujours possible d’aller plus loin, d’obtenir du matériel plus couteux… Parfois, je suis obligé de canaliser mon frère (rire) ! Enfin, l’importance de la recommandation m’a aussi frappée. Même en faisant de très belle réalisation, obtenir le premier mandat reste difficile.

Quel est l’élément appris en cours que vous utilisez tous les jours au travail ?
D’abord de garder le sourire ! Les choses passent toujours mieux quand elles sont dites avec un sourire. Cela permet de nouer de belles relations avec nos clients. D’un point de vue social, j’ai beaucoup appris lors de mes stages sur la manière d’encadrer ses employés. Quelques astuces simples à mettre en place suffisent à une entreprise pour instaurer une atmosphère chaleureuse. Je les garde en tête pour le jour ou Main&Co, espérons-le, s’agrandira… L’apprentissage des logiciels a aussi été très bénéfique. En commençant ma formation, je ne savais même pas allumer un Mac ! Aujourd’hui, j’utilise tous les outils créatifs. Être capable de tout réaliser à l’interne nous aide énormément.

 

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