Hyperweek : Résolument B2B

L’intranet est mort : vive le réseau social d’entreprise. Pour cet éditeur de solution sociale personnalisée, le développement du télétravail et les méandres de la communication interne sont les principaux facteurs du développement de ces e-plateformes qui n’ont rien d’un jeu.

« Le réseau social d’entreprise soulage la communication interne, constate Raphaël Briner, fondateur d’Hyperweek, car il rend l’échange d’information implicite et plus explicite. » Rien de plus vrai, mais combien de sociétés l’ont-elles compris ? Les mentalités évoluent, car le monde du business a changé. L’entité repliée sur elle-même qu’était hier l’entreprise s’est peu à peu ouverte aux consultants, aux partenaires, aux affiliés. On a également plus souvent recours au co-working et les collaborateurs font du télétravail. « Dès lors, échanger de l’information, susciter de l’interaction, faire naître de nouvelles idées au sein de structures horizontales ou verticales reste un exercice compliqué. Rien de tout cela avec le réseau social. La communication a lieu entre pairs, ce que l’Intranet trop corporate et rigide n’a jamais pu offrir.»

Percevant le potentiel, Raphaël Briner a créé Hyperweek en 2009. Très vite, il s’aperçoit qu’être visionnaire dans ce pays n’est pas un argument. Il faut faire ses preuves. La mise en fonction du site notrehistoire.ch pour la RTS et la plateforme privée d’Hublot lui permettent de consolider son book client mais l’explosion de Facebook fragilise son positionnement. « D’un côté cela, a été positif, car tout le monde a enfin compris ce qu’était un réseau social mais de l’autre, on n’y a vu que la gratuité. » Très vite, les excès et les dérapages sur Facebook vont amener les entreprises à comprendre l’avantage d’un réseau social dédié pour la communication interne. D’une part, les informations qui y sont échangées sont la possession du propriétaire de la plateforme et, de l’autre, la modération reste également une affaire privée.

2012 aura été une année charnière pour Raphaël Briner. « Nous avons élaboré une solution globale et personnalisable. Stocké dans un cloud, notre outil n’entre pas en conflit avec l’informatique de l’entreprise et ne demande aucune implémentation de la part des IT, ce qui est souvent un frein. » Pas de coût d’investissement, on paie un coût par utilisateur. » A l’instar du festival de Montreux qui a créé une plateforme Hyperweek pour ses 2000 volontaires, qui ont ainsi pu échanger alors qu’ils ne se connaissaient pas. « Aujourd’hui, nous gérons 80 réseaux et sommes 7 collaborateurs. Il y a un fort potentiel en Suisse romande, pour autant que le top management comprenne qu’échanger ne signifie pas perdre son temps. »

 

 

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