Buzz Crans Montana : a-t-on le droit de tout faire ?
Suite aux diverses réactions à propos de cette opération, Cominmag a souhaité donner la parole aux responsables des deux assocations B2B de la communication en Suisse romande : Publicité Romande et la Société Romande de Relations Publiques
François Besençon, président de Publicité Romande, assimilez-vous les opérations de buzz à de la publicité ?
-La diffusion d’un message dans le but de vendre un produit est la définition la plus stricte de la publicité. La plupart des actions de « buzz marketing » ou de « guerilla marketing » entrent dans cette catégorie. C’est donc de la publicité ou en tout cas de la communication commerciale.
- Existe-t-il une loi qui réglemente ce qu’une agence peut ou ne peut pas faire en matière de buzz. Et si non, l’appellez-vous de vos vœux ?
-Heureusement qu’il n’y a pas de loi sur le « buzz » en Suisse. Il n’en faut pas, ce ne serait bon pour personne. Par contre cette liberté, dont jouissent les annonceurs et les acteurs de la branche, doit être utilisée de manière responsable. C’est ce que nous appelons l’auto-régulation, qui s’exprime notamment dans différentes institutions de contrôle comme par exemple la Commission pour la Loyauté en matière de publicité commerciale. C’est à elle que revient le droit de désigner si telle ou telle action de communication commerciale a été déloyale ou non.
- Quel regard portez-vous sur la campagne de Crans Montana ? -
En l’occurrence, je suis d’avis que la communication réalisée par Crans-Montana est clairement déloyale. Je pense que toute la chaîne de création d’une telle campagne doit faire son autocritique, de l’annonceur à l’agence, aux journalistes complices qui ont relayé une information qu’ils savaient fausse, etc. Ce sont typiquement des excès que nous ne voulons pas voir.
A titre personnel, je pense que cela n’est ni bienvenu, ni efficace. Les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs ont été bernés, ils ne tarderont pas (si cela n’est pas déjà fait)à sanctionner la marque concernée. Le temps du « qu’importe comment pourvu qu’on en parle » est révolu. Nous sommes dans l’ère du dialogue, de la communication relationnelle.
-Qui est responsable ? L’agence qui a généré le buzz promis ou l’annonceur qui a accepté de prendre tous les risques ?
- Au final, c’est toujours l’annonceur qui est responsable. Le contrat qui le lie à l’agence est un contrat de mandat et non un contrat d’entreprise.
- La publicité n’en est pas à son premier scandale…
-En pratiquant de la sorte, les publicitaires scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils entament la crédibilité des médias dont ils ont justement besoin pour assurer celle de la publicité qu’ils véhiculent. C’est un jeu dangereux…
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Laurent Pittet, président de la Société Romande de Relations Publiques, on a beaucoup évoqué la question du communiqué de presse émis par Crans Montana pour raconter l’histoire du touriste ayant trouvé une pépite. Il s’agissait d’une fausse nouvelle. Considérez-vous cette action comme déloyale ?
- Oui, je pense que cette action est déloyale, et problématique à double titre. D’une part, parce que la presse et le public ont été trompés ; d’autre part, parce que l’image de la communication est écornée. Les préjugés dont nous souffrons (superficialité, désinvolture, manipulation) dans notre activité se trouvent renforcés par de tels agissements.
- Cette opération de buzz a été montée de toute pièce par une agence de publicité. Croyez-vous qu’il en aurait été différemment si Crans Montana avait également travaillé avec une agence de relations publiques ?
- Ce n’est pas une question de pub ou de rp, c’est une question d’éthique professionnelle, de conception du métier. Ce qui est en cause, ce n’est pas la publicité, c’est la technique qu’on appelle « guérilla » qui use, parfois jusqu’à l’excès, de la transgression. Certaines actions sont drôles et enthousiasmantes. D’autres posent problème. Envoyer un communiqué de presse mensonger, c’est dangereux. On touche à la confiance, à l’équilibre du processus d’information.
- Des membres de votre association ont vertement critiqué cette opération. Concrètement, que peut faire votre association ?
- Le domaine de la communication institutionnelle a des codes de déontologie très précis pour ce type de situation. Ainsi, l’article 15 du Code de Lisbonne dit : « Toute tentative visant à tromper l’opinion publique ou ses représentants est proscrite. » Ce que fait notre association, c’est de promouvoir ces codes et de recommander leur respect. La Société Romande de Relations Publiques a d’ailleurs pour projet de les rééditer en 2012, sous une forme pratique et attractive.
- Véracité, traçabilité… Peut-on affirmer que tous les communiqués de presse répondent à ces deux critères ?
- En promouvant la formation professionnelle et les meilleures pratiques, la Société Romande de Relations Publiques travaille à ce qu’ils y répondent le plus souvent possible. Nous pensons que la déontologie est un enjeu central pour l’avenir de notre profession. Nous avons besoin de la confiance et de la considération de nos interlocuteurs, dont les journalistes, pour faire correctement notre métier. C’est pour cela que nous nous engageons, et dénonçons les dérives.
- Qui est le plus responsable dans cette affaire ?
- Celui qui est responsable, c’est le client. C’est lui qui est l’émetteur, c’est de sa parole qu’il s’agit. Nous sommes tous responsables de notre parole. Je ne sais pas quel débriefing a été fait de l’opération. C’est un buzz qui a visiblement bien fonctionné. Mais a-t-il fait venir du monde à Crans Montana ? L’image de la station en ressort-elle vraiment grandie ? Que vont faire les journalistes la prochaine fois qu’ils reçoivent un communiqué de la station ? C’est un coup : ce n’est pas dit qu’il soit porteur à long terme et, de plus, il ne marchera pas deux fois.
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Philippe Rubod, directeur Crans-Montana Tourisme quel a été l’impact de ce buzz ?
Excellent. Cette opération a généré un important capital de sympathie et a eu une répercussion commerciale favorable. Les deux objectifs que nous recherchions.
Ne craignez-vous pas que la crédibilité de vos messages soit à l’avenir remise en question ?
Non, car à aucun moment nous n’avons écrit qu’un touriste avait trouvé une pépite d’or. Dans notre communiqué, nous informions « qu’un touriste prétendait avoir trouvé une pépite. » Ce sont les médias qui n’ont eu aucun recul avec cette nouvelle. Et lorsque l’ATS a interrogé le géologue cantonal, pratiquement aucun site ou journal n’a repris ses propos de prudence.
N’avez-vous jamais craint que l’on vous reproche d’avoir lancé un tel buzz ?
Il nous semblait évident que la découverte d’une pépite de la taille d’un poing allait être immédiatement interprétée comme un canular. Nous avons été les premiers surpris de constater que les médias ont relayé sans investiguer. Au bout de 15 jours nous avons révélé qu’il s’agissait d’une opération de communication.
Est-ce grave ?
Remettons cette affaire dans son contexte. Nous n’avons causé du tort à personne. Mais je conviens que la confusion entre information et communication est une question qui mérite débat et je suis prêt à échanger à ce propos avec les professionnels.
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2011 : l’année Facebook
INTERVIEW DE MICHAEL BAUM, MANAGING DIRECTOR DE STAILAMEDIA
En lançant un pool en ligne uniquement composé de sites médias français, Stailamedia, la régie en ligne spécialisée notamment dans la vente d’espaces sur des vidéos en ligne et pour le mobile, vise le marché romand… Pour Michael Baum, Managing Director de Stailamedia, le marché de la publicité en ligne devrait à moyen terme représenter en Suisse 20% des investissements globaux.
Stailamedia gère depuis peu un pool romand (tf1.fr, lemonde.fr et les sites du groupe média Le Figaro) lui permettant de diffuser de la publicité en ligne en Suisse romande. Pourquoi avoir choisi ces sites français ?
Comme la Suisse alémanique et le Tessin, la Romandie est grande consommatrice de médias étrangers, dont les deux premiers quotidiens français (Le Figaro et Le Monde) et la chaîne télévisée TF1. De plus, comme ces trois médias se démarquent par une très grande qualité rédactionnelle, ils sont en parfaite adéquation avec notre stratégie de portefeuille.
Stailamedia a-t-elle fait le premier pas en contactant ces prestataires ?
Oui, d’autant plus que la majorité des titres romands assurent déjà leur propre commercialisation. Il était donc évident de s’adresser aux médias hexagonaux très populaires en Romandie.
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Le Baromètre des Romands

Nous allons finir l’année 2011 par une note positive. Alors nous vous proposons dans ce numéro de découvrir qui sont les Romands convaincus par le Développement Durable (DD).
Lorsque nous avons mis en place le Baromètre des Romands et du DD, nous avons commencé par identifier deux groupes majeurs. Chacun correspond à environ 50% de la population romande. Le premier, nous l’avons appelé les « Acquis ». Ceux qui en font partie, savent ce qu’est le développement durable et essaient de le vivre au quotidien, à des degrés divers.
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Spread the Love
Nous sommes début décembre. Les décorations de Noël sont déjà installées dans les rues depuis un mois. Comme bon nombre de consommateurs, vous avez déjà pensé aux cadeaux pour les enfants et la famille. Vous avez démarré les achats fin octobre et avez fait une razzia le jour de Black Friday. Vous êtes paré. Mais avez-vous envoyé les vœux de Noël de votre entreprise? Si ce n’est pas le cas, il est temps de mettre la dinde en mode panique.
Mode panique de la dinde
Pourquoi vous parler de cela? Si, courant décembre, vous réfléchissez encore à la Big Idea pour transmettre vos vœux, que vous êtes sur le point d’imprimer ou que vous préparez une application, cela signifie très clairement que vous considérez la fin de l’année comme une corvée du calendrier, coincée entre les demandes de dernière minute de vos clients et les « pitches » à préparer pour la nouvelle année.
C’est une erreur tactique de relation à la clientèle qui peut stratégiquement coûter cher sur le long terme.
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« Drive »
Comprendre les mécanismes qui se cachent derrière la motivation: voilà ce que cet ouvrage se propose d’explorer.
Dans les entreprises, il arrive encore trop souvent que les seules manières de motiver les collaborateurs soient le bâton et la carotte. Mais quels sont les effets d’un tel traitement ? Quel type de comportements cela génère-t-il par la suite ?
Daniel H. Pink s’est d’abord intéressé au processus de la « carotte » via une série d’expériences, pour en extraire un diagramme d’une simplicité désarmante. Le résultat révèle qu’en dehors des tâches répétitives et sans créativité, cette technique ne sert à rien !
Alors comment générer de la motivation là où n’existe pas, ou plus ? Quelles sont les clefs qui permettent de donner plus de sens à un travail ?
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SOLOMO, késako?
Thème central de LeWeb’11 qui s’est tenu début décembre à Paris, le SOLOMO désigne « un phénomène de fond sur le changement du mode de communication », selon l’organisateur de la plus importante conférence web d’Europe, Loïc Le Meur. Qu’est ce qui se cache derrière cet acronyme, quelles sont les stars du mouvement SOLOMO et quelles sont les implications pour les marques dès aujourd’hui?
SoLoMo est tout simplement la contraction de « Social », « Local » et « Mobile ». C’est le célèbre Venture Capitalist John Doerr, connu pour ses investissements fructueux dans des étoiles du web comme Netscape, Amazon ou Google, qui est à l’origine de ce concept désignant la convergence des trois univers.
Le mobile, un phénomène mondial
Premier constat, les plateformes mobiles (smartphones et tablettes) ont atteint une masse critique – merci Apple, bravo Android -, leurs ventes dépassant même largement les ventes d’ordinateurs depuis fin 2010. De plus, le temps passé par les utilisateurs sur leurs mobiles explose, tout comme la quantité de données échangées ou le nombre d’applications téléchargées.
Force est de constater une évolution majeure de nos habitudes de communication et de consommation.
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Flexibilité et stratégie
La flexibilité est l’un des mots les plus communs du management et des théories économiques. Ce concept doit être en adaptation perpétuelle pour refléter et être ajusté aux dynamiques d’un marché où le changement est perpétuel.
Dans ce contexte, il est donc difficile – sinon contradictoire – de définir un sens unique pour le mot flexibilité. En effet, les économies modernes ne sont sûres que d’une chose: « On ne sait pas à l’avance ce qu’il faut faire, mais il faut le faire vite », explique Christophe Everaere, théoricien des organisations. Il rajoute que « la flexibilité est ainsi définie comme une capacité d’adaptation sous la double contrainte de l’incertitude et de l’urgence ».
La flexibilité est l’un des mots les plus communs du management et des théories économiques. Ce concept doit être en adaptation perpétuelle pour refléter et être ajusté aux dynamiques d’un marché où le changement est perpétuel.
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Fresh : Artistes avant tout !
Un binôme de graphistes qui n’aiment pas la pub mais qui privilégient la créativité quelque soit le support ? Eh bien oui, ça existe !
Rock, skate, art… Voici 16 ans qu’Yvan Gonthier et Fabien Cuffel se connaissent et partagent les mêmes centres d’intérêts. Professionnellement, ce sont plutôt leurs différences qui les ont amené à se réunir : artiste de la Street Culture (Goin), autodidacte tombé dans le web par intérêt pour le premier et designer, graphiste ayant travaillé en agence (Gyro Groupe, Lunic) pour le second. « La finesse dans la lourdeur » et « la créativité dans la rigueur », voici comme ces deux associés se plaisent à se définir. Un binôme Ying et Yang qui se bat, depuis 2004, pour pouvoir rester artistiquement libre et commercialement indépendant. Pas si simple lorsque l’on travaille autant pour des institutions publiques, des associations que des marques. « Notre moteur c’est d’en faire toujours plus pour nos clients. Cela doit plaire puisque le bouche-à-oreille a été jusqu’à présent notre seul outil de démarchage.»
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Creatives : Trois en Un !
Privilégiant la spécialisation à l’intégration, cette agence a réparti ses domaines de compétence sous trois marques -Miss Camping, Creatives, Mobile Nuggets- qui fonctionnent de manière indépendante au sein d’un même groupe.
Ce qui ressort immédiatement lorsque l’on interviewe Mathieu Fouvy et Philip Baertschi, les deux managing partenaires de Creatives Group c’est leur capacité à appréhender une agence de communication comme une entreprise qui, pour survivre, se doit d’avoir un projet entrepreneurial réfléchi et construit. Pour ces deux juristes (« non pratiquants » comme ils aiment à se définir), arrivés dans le monde de la communication par le biais du marketing d’Orange, l’expérience Creatives débute en 2000 pour Philip Baertschi et en 2004 pour Mathieu Fouvy. A cette époque, il s’agit d’une structure spécialisée dans l’événementiel (mandats : Marlboro Adventure, BCV events, bicentenaire de l’Etat de Vaud, etc…). Puis, avec le développement du digital mobile et leur expérience auprès d’un opérateur, ils s’intéresseront à la publicité mobile utilisant les SMS et les MMS comme supports de communication. Un premier pas qui va les amener à introduire des web développeurs au sein de l’agence. « Nous avons commencé à digitaliser l’univers de l’event, puis celui de la publicité sans pour autant nous transformer en une web agency. »
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Skeeble : Quand le mobile devient vraiment… mobile !
Configurer et paramétrer son application mobile soi-même, c’est possible grâce au logiciel Skeeble lancé par cette start-up dirigée par Xavier Bertschy.
Ce sera bientôt comme l’histoire de l’œuf, on ne saura plus qui est apparu le premier. Pourtant, la scène romande du web peut l’attester, au départ il y a bien eu Xavier Bertschy. Un autodidacte doué, iconoclaste, un brin Don Quichote ne craignant pas d’émettre des commentaires souvent durs mais toujours justes. C’est donc ce passionné du web qui a lancé Skeeble et non Skeeble qui aura fait Bertschy !
Sans étude de marché sophistiquée, mais avec le bon sens qui le caractérise, ce jeune e-entrepreneur fribourgeois a très vite compris la réalité du tissu économique suisse, composé principalement de PME ayant des attentes en matière de mobile mais n’étant en aucun cas prêtes à débourser 15’000 francs pour une application. Pour se faire une place, il lui fallait par conséquent trouver une solution lui permettant d’industrialiser tout le processus afin de faire baisser les coûts.
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2Q12
The Holiday Season is upon us. Just back from South East Asia, where the temperature never fell below 28 and I had a dragon-fruit juice every morning, I am now gastronomically jetlagged and thermally out of sync. On the flight back I picked up a hefty volume of Haruki Murakamis 1Q84, a book about a parallel universe. I keep staring at it’s sci-fi cover, a mix of Bladerunner and Wong Kar Wai.
A part of me is still in Hong Kong and Singapore, where the future is now and the past always present. Back home I browse through technology news every morning, only to find them already passé. In search for new ideas, I watch an interview with Mark Zuckerberg, and it occurs to me that the only other guy I know who doesn’t blink is a friend from MIT who also made millions right out of college. It must be a genetic “tell”, a mark of 2.0 genius.
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Audiences stables pour les gratuits. Surprenant ?
Fin septembre, l’Association Suisse des éditeurs de journaux gratuits (ASEG) a soufflé ses 20 bougies. L’occasion de rencontrer son président Thomas Akermann et d’évoquer avec lui la récente actualité de l’association; ainsi que les nouvelles adhésions et démissions, la discipline interne par rapport aux propres critères de qualité et les lacunes dans le réseau d’adhérents ASEG.
- M. Akermann, il existe au moins une centaine de journaux gratuits plus ou moins importants en Suisse. Quels sont les titres représentés par votre association ?
- Les hebdomadaires parvenant dans toutes les boîtes aux lettres du secteur de distribution et satisfaisant à des critères de qualité définis (voir encadré). De plus, beaucoup de ces journaux sont des parutions traditionnelles ayant un vaste lectorat exclusif attitré, autrement dit étant lues par des personnes non abonnées à un quotidien.
-Au cours des 20 dernières années, l’ASEG a souvent donné l’impression de végéter. Mais en 2007, lorsque les pendulaires 20 minutes, le Matin bleu, News, .ch, Cash daily et Heute/Blick am Abend ont défrayé la chronique, vous avez réactivé l’association. Qu’avez-vous fait depuis ?
- Depuis cette date, nous avons plus que doublé le nombre d’adhérents et lancé sur le marché une formule publicitaire combinée. À l’interne, nous avons organisé des séminaires destinés à optimiser la présence sur Internet. Nous avons également mis en ligne, sur le site www.gratiszeitungen.ch, un calculateur d’offres combinées permettant aux annonceurs d’obtenir rapidement le devis demandé. Enfin, nous avons pratiqué activement un marketing de catégorie et travaillé dans le domaine du « littering ».
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Antistatique.net : La relève est bien là !
3 amis d’enfance, des savoir-faire complémentaires, un positionnement bien défini. De quoi justifier 9 postes en trois ans. Bien joué !
Le casting est idéal. Un Web Software Engineer, Gilles Doge, un Interactive Medias Engineer, Marc Friederich, et un Web Project Manager, Alberto Gomez, soit un développeur/codeur, un spécialiste de l’User Experience/visual designer et un e-marketeur/webgraphiste, de quoi réunir les principaux métiers techniques (front et back) du web. Autre particularité de ce trio, ils se connaissent depuis l’âge de 16 ans. A peine ont-ils fini leurs études qu’ils se sont installés à Lausanne pour fonder leur propre agence. Inconscience, audace, volonté d’en découdre ? Avec trois ans de recul et 26 ans d’état civil, Alberto Gomez admet que malgré les premières difficultés, il ne changerait rien car les obstacles sont autant formateurs que les succès.
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Blue-Infinity : L’agence 360° existe bel et bien !
Publicité classique, branding, web, search engine, social media, cette agence qui fait le pont entre la communication off et online reste très discrète. Pour savoir pourquoi, je suis allée à sa rencontre.
Cela restera une des grandes interrogations de ma carrière journalistique. Comment ai-je pu passer à côté d’une telle agence ? D’autant que l’enseigne « Blue-Infinity » trône au-dessus de leur immeuble dans le quartier de la Praille à Genève ! Plus question d’attendre, un rendez-vous s’imposait. Quelques coups de fils suffisent pourtant à me rassurer, je ne suis pas la seule à méconnaître cette agence. La visite de son site me révèle une longue liste de clients, principalement internationaux. Est-ce la raison ? « Certainement, me rassure Pierre Aebischer, Managing Partner. Nous travaillons essentiellement pour des multinationales, des organisations internationales, des clients globaux ». Autre motif de cette discrétion : l’histoire de cette agence.
En effet, Blue-Infinity (B-I) a été créée en 1995 par une société informatique et une agence de communication classique. « A l’époque, nous faisions essentiellement des cd-rom et des bornes interactives. Nous sommes restés discrets, car le marché romand ne comprenait pas notre positionnement dual. Au contraire du groupe américain USWeb, qui était en train de s’étendre en Europe et qui a fini par nous racheter. Puis, en 1999, USWeb étant intégré à son tour par MachFirst, nous avons travaillé essentiellement pour des entreprises étrangères ». La bulle de 2001 permet à Pierre Aebischer et deux associés de faire un Management buy-out et de reprendre en main l’agence genevoise. « Nous avons gardé notre clientèle et avons intégré peu à peu des mandats plus locaux (notamment la Ville de Genève, Pictet, Lombard, Nespresso, etc.) ». Aujourd’hui l’agence compte 300 personnes, dont 180 à Genève. Elle a quatre filiales,en France (St-Genis-Pouilly), en République Tchèque, à Malte et à Hong Kong.
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Duct Tape Marketing
Ce livre destiné aux entrepreneurs est une mine d’or pour les professionnels du marketing et de la communication. John Jantsch y aborde tous les outils du marketing classique : logo, slogan, target market, site web, etc. Mais sa force est d’aller toujours un pas plus loin. Concernant les logos, il propose de faire en sorte que chaque collaborateur d’une entreprise se transforme en un « logo vivant ». Un exemple.
A la réponse à « que faites-vous dans la vie ? », un employé d’une fiduciaire se doit de répondre : « J’aide les gens à payer moins d’impôts. » Une réponse qui suscite de l’intérêt et ouvre une discussion. Et sur chaque aspect du marketing, l’auteur pointe des petites choses qui font toute la différence. Dans « Duct Tape Marketing », l’auteur couvre un nombre impressionnant de sujets : newsletter, pitches téléphoniques, mail marketing, publicités dans la presse, journaux, CRM ou outil de loyauté du consommateur ne sont que quelques exemples. Un excellent guide pour les entrepreneurs de grandes ou petites entreprises, comme pour les professionnels du marketing qui cherchent à voir autrement afin de trouver des solutions applicables à tous.
JANTSCH John. Duct Tape Marketing. Nashville: Thomas Nelson, 2006, 285 p.
Olivier Perez Kennedy

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Réussir son opération blogueurs
Il y a quelques années, pour lancer une actualité sur sa marque, on invitait des journalistes à une conférence de presse ou à un événement. Aujourd’hui, à l’heure des médias sociaux, les influenceurs ont pris possession de la sphère Internet. Ces nouveaux leaders d’opinion sont principalement les blogueurs, les célébrités, et autres internautes actifs et reconnus auprès d’une communauté virtuelle.
Si organiser une opération pour ces influenceurs ne se différencie pas totalement des RP traditionnelles, il y a certaines règles à respecter.
Définir sa stratégie
Avant de se lancer dans l’organisation d’un événement blogueurs il est important d’identifier ses objectifs et les moyens à disposition. Pour un événement, combien de personnes pouvez-vous inviter? Souhaitez-vous toucher la Romandie, la Suisse entière, ou l’international? Sachez qu’en Suisse, au vu de la taille du pays et de ses diversités linguistiques, les communautés traversent les frontières. Un Romand a plus de chance de lire des blogs français que des blogs suisses, simplement parce que l’offre est plus riche chez nos voisins francophones. Intégrez dans votre budget le transport et le logement des blogueurs, le tout dans un cadre qualitatif. Délimitez dès le début la durée de l’opération: une soirée, un week-end? Si vous n’avez pas les moyens d’organiser un événement, d’autres solutions existent : test de produit, concours pour les lecteurs, partenariat pour la création d’un nouveau produit… Il y a forcément une solution à la hauteur de votre budget.
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Les Romands sont-ils sensibles au développement durable ?
En tant que professeur de marketing à la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud, j’ai été sollicitée à plusieurs reprises pour présenter des cours de marketing durable. Lors de mes recherches, je me suis aperçue qu’il n’existait aucune donnée permettant de mesurer et de quantifier le comportement et les attitudes de nos compatriotes en lien avec la thématique du développement durable. Je voulais comprendre ce que les Suisses savent du développement durable. Quelle idée s’en font-ils ? De quelle manière est influencé leur comportement de tous les jours ? Comment consomment-ils et quels sont leurs critères de choix ? Est-ce que la thématique les touche ou les énerve ?
En France, il existe bien le « Baromètre des Français et la consommation durable » développé par l’agence de conseil Ethicity en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) (www.ethicity.com). Aucune étude de ce genre n’était disponible pour la Suisse. Partant de ce constat, nous avons décidé avec Joaquin Fernandez, directeur de l’Institut Marketing Intelligence et l’association Nice Future, via sa directrice Barbara Steudler, de réunir les fonds pour lancer le premier Baromètre des Romands et du développement durable en 2010. C’est grâce au soutien de Swisscanto, du Pour-cent culturel de Migros-Vaud et de la Saline de Bex que cette première édition du baromètre a pu être réalisée.
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Tous les empires finissent par chuter
Cette année, la grande messe de l’industrie des journaux organisée par IFRA-WAN a lieu à Vienne. Au milieu des restes encore charmants de l’empire austro-hongrois, le lieu est parfaitement choisi pour rappeler que le destin de tous les empires est la chute. L’empire des journaux n’y échappera pas.
Combinant une expo professionnelle, IFRA Expo, qui regroupe tous les fournisseurs de l’industrie des journaux (impression, encres, papiers, gestion de flux), et deux congrès de haute tenue (World Editors Forum, World Newspaper Congress), cette semaine viennoise s’impose comme le grand rendez-vous de notre secteur.
Grâce au café viennois et à la bière autrichienne, le moral est en phase avec l’été indien, mais les discussions avec les participants – comme le ton des présentations – montrent que l’inquiétude sur l’avenir atteint des sommets. Et ce, même si l’actualité de l’année écoulée a permis un exercice satisfaisant.
Venant de toute la planète, les éditeurs et propriétaires de journaux présentent leurs essais à succès et leurs nouvelles pistes de développement. Intéressantes par le partage d’études de cas réels, les conférences surprennent souvent par la conviction de certains que leur solution s’appliquent à tous – ce qui est très discutable – et le fait que leur idées, présentées comme originales voire innovantes, circulent en fait depuis vingt ans, voire dix fois plus.
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L’expérience est un verbe

Que vous soyez du côté client ou du côté agence, rien n’y change, nous sommes avant tout des consommateurs de biens et de services. De la pâte dentifrice aux chaussures de sport, du moyen de transport à la sélection des légumes au supermarché ou de votre façon de lire, vous êtes confronté à longueur de journée à des choix – dont certains sont devenus des routines esquivant ainsi la décision fatigue. Les bonnes expériences vous confortent dans vos choix et renforcent à chaque contact le lien que vous tissez avec une marque ou une habitude de consommation. Néanmoins, il n’existe pas que des expériences positives. Lorsqu’au contact de la marque vous n’avez pas affaire au même son de cloche sur un site, au magasin ou en appelant le call-center, l’incompréhension vous gagne.
Prenons une jeune entreprise qui doit souscrire des assurances pour son business et ses collaborateurs, comme l’exige la loi. Elle fait plusieurs demandes d’offres auprès de grandes assurances. L’une d’elles dispose d’un fort capital sympathie. Etape suivante, compléter une demande d’offre sur son site. Une fois le formulaire soumis, vous recevez automatiquement un e-mail de confirmation et un PDF de l’offre pour vous informer à quel point vous comptez « cher futur nouveau client »… et qu’un conseiller de votre région prendra contact avec vous dans les plus brefs délais. Une semaine plus tard, étant sans nouvelles, vous vous en inquiétez auprès de l’agence locale. On vous répond qu’« après recherche, nous n’avons pas pu retrouver le formulaire que vous avez complété. Vous serait-il possible de nous envoyer par retour de mail une copie des données inscrites sur ce document? ». Silence. Le capital confiance est entamé, la sympathie envolée. Quel est le problème?
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Out of Fashion
I do not know how relevant fashion is to you. Do you know that this season the fuzzy stuff is in? You know, the fluffy white element which leaves white residue on your car seat, and, when you put it on, makes you look like an unshaved mutton version of LMFAO? No, perhaps you do not know what I am talking about, and the images of last spring’s runways are not floating through your brain like a Style.com slide show. Then you might not care to read the rest of this column, which is too bad because the point I’d like to make matters, even if the last designer purchase you made was when Ralph Lauren still went by Ralph Lifshitz.
Fashion, as Oscar Wilde defined it with great authority, “is usually a form of ugliness so intolerable that we have to alter it every six months.” Over a century later we still stick to this calendar, though for the stars and the insanely wealthy we also have couture and cruise collections (not to mention pre-fall) to make life more bearable in between the sacred four weeks of spring and fall runways.
As the fashion editors jet between New York, Milan, London and Paris, there’s a lot of excitement and a desperate search for new words to describe something no one involved really needs – new clothes. The editors still live under the impression that it is their duty to tell a woman what to wear. They do so by ingesting hundreds of catwalk parades and regurgitating a succinct version of what’s in this season – kind of like my fuzzy white thing (which I have bought, by the way, and that’s how I know about the car seat).
Yet what the editors do not know, as they jetset in IRL (“in real life” – e-speak), is that their world is being slowly eroded by the new media geeks they have hired to run the online pages of their magazines.
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