Erratum
L’édition du Comminmag de mars contient une légende erronée. A la page 17 M. Jean-François Rime a été libellé comme M. Christian Lüscher. Toutes nos excuses aux intéressés qui nous pardonneront, j’en suis sûre, cette coquille.
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Saentys à Londres : « Swiss Quality »
Le quartier de Spitalfields est représentatif des transformations qui ont frappé ces dernières années l’Est de Londres. Entre magasins branchés et bazars pittoresques, de nombreuses agences ont choisi de profiter des vastes bâtiments hérités de la révolution industrielle. Comme la fameuse brasserie Truman Brewery, un énorme complexe immobilier racheté au début des années 80, qui est devenu l’épicentre du dynamisme cosmopolite de la ville. En s’installant au coeur de cette effervescence, Andreas Fux et Adrian Strittmater bénéficient d’une vue imprenable sur ce spectaculaire processus de régénération. Ce choix est d’autant plus compréhensible que les deux expatriés genevois ont d’emblée cherché, en créant Saentys, à se spécialiser dans le domaine du « destination marketing ». C’était durant l’été 2007 et, même si l’économie mondiale était frappée par la crise, leur choix s’est avéré être très judicieux. En effet, cinq ans plus tard, Saentys emploie une vingtaine de salariés répartis entre les succursales de Londres, Genève et Paris. Rencontre avec deux amis de longue date qui n’ont pas peur de prendre de l’altitude pour communiquer à 360°.
À quel moment avez-vous décidé de travailler ensemble ?
Andreas : Cela fait plus de 25 ans que nous nous connaissons et nous sommes animés par cette envie de faire des choses par nous-mêmes depuis l’adolescence. Cela nous a poussé à concevoir plein de projets en commun, en dehors de nos études. Du même coup, lorsque Adrian a décidé de déménager à Londres en 2003 pour travailler dans une agence de design, je l’ai suivi un an plus tard.
Adrian: A la fin de mes études en Science politique, lorsque je comparais la Tribune de Genève aux 60 pages du supplément Media du Guardian, j’ai vite compris que c’était à Londres que ça se passait. Ceci d’autant plus que je suis à moitié anglais. J’ai rapidement trouvé du travail dans une agence, qui quelques mois après mon arrivée, cherchait un graphiste spécialisé multimédia. Andreas a ensuite intégré cet agence. Après 3 ans et demi, nous nous sommes dit que nous pourrions tout aussi bien y arriver par nous-même et c’est ainsi que l’aventure Saentys a débuté. Certains clients nous ont suivi et c’était un peu comme si nous changions juste de logo sur la porte. Cinq ans plus tard, nous employons plus d’une dizaine d’employés à Londres et quatre dans notre agence de Genève qui est d’ailleurs gérée par un vieil ami commun, Thomas Marsch.
Quels ont été les avantages d’être basé à Londres pour lancer votre société ?
Andreas: Même si cela demande un petit temps d’adaptation pour trouver ses repères, aussi bien géographiques que relationnels, Londres présente de nombreux avantages tant sur le plan des opportunités professionnelles que dans la vie de tous les jours. Les expositions et toute cette effervescence, en comparaison avec Genève… il n’y a pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour être occupé à plein temps. De plus, en rompant avec nos habitudes, nous nous sommes totalement concentré sur notre boulot. Et puisqu’aujourd’hui réseaux professionnels et sociaux ne font qu’un, nous nous sommes très vite intégrés.
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Zanox : Le « Meetic du B2B »
Interview de Roger Wassmer, Country Manager pour la Suisse, Zanox
Bien qu’il ne soit pas tout à fait un Digital Native, Roger Wassmer est sans conteste un connaisseur de la publicité digitale puisqu’il a eu l’occasion de s’y aguerrir tant du côté annonceur, agence qu’éditeur. Cet ex-responsable de Car4you, ex-marketeur de EurotaxGlass, ex-CEO d’OmniMedia et ex-Head of Consulting de Web2Com et de Publimedia, peaufine désormais le marketing à la performance au sein de Zanox (Axel Springer et PubliGroupe). Aujourd’hui, il prend la tête de la première antenne de cette plateforme d’affiliation en Suisse. L’occasion d’une rencontre…
Selon une étude de Pricewaterhouse, la publicité online devrait augmenter cette année de 15 % en Suisse et peser pour 2012 quelque CHFrs 700 millions. Comment cette manne se répartit-elle ?
Les estimations anticipent CHF 400 millions de dépenses dans le Search, CHF 160 millions en display (banners, rectangles, leader boards, etc..) et CHF 20 millions dans le mobile, le restant allant sur les réseaux sociaux et autres newsletters.
Une fragmentation qui nous en dit long sur le marché suisse à la traîne par rapport aux marchés britannique, allemand ou français. A votre avis, quelles sont les raisons de notre retard ?
En Suisse, le CPC (coût par clic) est encore la norme, là où les marchés plus dynamiques ont opté pour le CPA (coût par acquisition). L’autre différence tient à la taille de notre offre éditeur. En Suisse, nous ne disposons que d’une vingtaine de sites drainant un fort trafic qui sont en mains de quelques éditeurs. A l’autre bout de la chaine, nous avons une kyrielle de sites « special interest » appartenant à une multitude d’éditeurs indépendants. Entre ces deux extrêmes : rien ou quasiment rien. Résultat : sur un tel marché, le coût d’un contact est plus élevé qu’ailleurs. Cette hyper segmentation a été un réel frein, alors que notre pays a un des plus fort taux de connection.
Quelle sera la part de l’affiliation dans ces CHF 700 millions ?
Je vous répondrai en vous donnant le revenu de Zanox pour la zone DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) qui s’est élevé à CHF 180 millions en 2010. Et nous allons continuer à progresser en 2012.
Doit-on voir dans l’ouverture d’un bureau Zanox à Zurich le signe d’un changement de mentalité de la part des annonceurs et des éditeurs de site suisses ?
Concrètement, cela fait deux ans que les annonceurs suisses ont commencé à délaisser une approche plus « branding » pour des investissements online à la performance. De notre côté, même sans bureau en Suisse, nous travailliions déjà avec des annonceurs et des agences locales. Ce qui change concrètement avec l’ouverture d’une unité à Zurich, c’est que nous allons gérer l’opérationnel depuis la Suisse et plus depuis Berlin.
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Du bon prix des droits immatériels
Dans un monde où l’économie des droits se dématérialise de plus en plus, la question de la fixation de prix, et du bon, devient centrale. En effet, avec la facilité d’accès et d’utilisation d’un service, le prix s’impose comme l’autre élément clé de la décision d’achat, du choix entre l’acquisition légale et les moyens alternatifs d’obtenir un contenu.
Dans la plupart des activités économiques, la définition du prix combine art et science. Si la partie scientifique évalue les coûts et les objectifs de marges, en se basant sur des données, la part artistique se fonde sur l’expérience, la connaissance des pratiques réelles d’un marché et de la psychologie de ses acteurs, prenant en compte la capacité de paiement du client, sa sensibilité au prix et son niveau de besoin du produit.
Parfaite pour les marchés ou les brocantes, adéquate pour la vente de voiture ou de biens immobiliers, ces techniques ne fonctionnent plus dans un monde numérique de droits immatériels, de contenus digitalisés. De nouvelles façons d’organiser l’échange sont nécessaires pour garantir que l’échange perdure.
L’exemple d’iTunes Music Store montre que le bon produit, facile d’utilisation, et avec le bon prix, rencontre le succès public, permettant autant au créateur de créer qu’au consommateur de consommer légalement et sans avoir l’impression de trop payer.
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La vidéo, un outil marketing ? Et pourquoi pas !
Vendre sur le web et promouvoir ses produits à l’aide de vidéos implique de connaître la marche à suivre. En effet, Internet possède son propre langage, son propre vocabulaire. La production de contenus vidéo pour le web a suivi très rapidement les habitudes des internautes et du coup, premier grand changement opéré, la durée a fortement diminué. Actuellement, une bonne vidéo dure une minute, voire une minute trente. Même si vous avez en tête quelques exemples plus longs, c’est très souvent les plus courtes qui sont les meilleures ! Mais alors que mettre dans sa vidéo, comment structurer son déroulement ?
Le B.A.-BA
Tout d’abord : allez droit au but et expliquez dès les premières secondes en quoi consiste votre produit. N’hésitez pas à poser votre storyboard sur papier sous la forme d’une histoire que vous raconterez, surtout si vous souhaitez réaliser vous même votre vidéo. Pour tourner cette vidéo, il vous faut un caméscope ou un système de prise de vue digitale qui possède une entrée micro,idéalement un micro cravate que vous n’aurez qu’à fixer sur votre chemise, et un trépied pour assurer la stabilité de votre séquence ; un lieu suffisamment lumineux si vous n’avez pas d’éclairage adapté. Pour le cadrage, imaginez au minimum deux valeurs de plan (gros plan et plan large par exemple). Préparez votre « setup » ou votre plateau de tournage improvisé, en utilisant par exemple une chaise de bar pour vous placer face à la caméra. Prenez le temps de bien maitriser toutes les fonctionnalités et réglages de votre caméscope pour être toujours à l’aise. Faites-vous aider si nécessaire par une seconde personne qui assurera le contrôle de la prise de vue et du cadrage. Vous voilà prêt à produire vos contenus.
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Informer…. il en restera toujours quelque chose !
Les comportements des Romands sont-ils proches de celles de leurs voisins ? L’OCDE a publié en mars 2011, une étude appelée Greening Household Behaviour [1] qui s’intéresse aux mesures concrètes incitant les consommateurs à modifier leurs comportements vis-à-vis de cinq thèmes de consommation : l’eau, les déchets, l’énergie, les transports et la nourriture organique.
L’étude a porté sur 10 pays (Canada, République Tchèque, Pays Bas, Suède, France, Norvège, Italie, Mexique, Australie, Corée) soit 10’000 personnes interrogées.
Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes:
L’accessibilité est primordiale pour sensibiliser les consommateurs à la notion du développement durable, qu’il s’agisse de prix (ils ne sont pas prêts à payer plus parce que c’est durable) ou de distance (si les transports en commun sont à 5 minutes de votre domicile, ils seront moins tentés de prendre leur voiture).
La consommation d’eau du robinet dépend fortement de la qualité de l’eau et de son coût.
Les méthodes de sensibilisation en communication restent incontournables. Il existe une corrélation forte entre le niveau d’information et la capacité à modifier ses comportements.
Les consommateurs sont prêts à réduire ou à réévaluer leur consommation d’énergie, mais ils désirent savoir ce qu’ils consomment aujourd’hui.
Déployer les bonnes récompenses permet de changer les comportements. Ce qui se traduit dans l’exemple de la consommation d’eau : mesurer et offrir des primes pour récompenser les foyers qui consomment moins d’eau conduit à de réelles économies, mais les refacturer pour leur consommation excessive les incitent à investir dans un équipement générant une baisse radicale de leur consommation (-20%).
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« 101 things I learned in Business School »
Voilà un livre qui surfe sur la vague de recueils de citations, maximes ou autres proverbes, mais adapté aux marketeurs qui n’ont pas de temps à perdre.
101 règles de business sont réunies dans cet ouvrage, qui décrit aussi bien les basiques de la publicité que les approches en ressources humaines, ou encore la gestion du cashflow.
Mais ce qui frappe, c’est la simplicité avec laquelle l’auteur décrit des exemples ou théories complexes comme celle du risque homeostasis, ou du concept bien connu d’un seul message par affiche… Une illustration, quelques lignes explicatives, et éventuellement une citation: court, mais efficace!
Si vous n’avez pas le temps de vous plonger dans de longues théories, ce livre vous donnera l’occasion de découvrir de nouveaux concepts ou révisez vos classiques en une rapidité record. Ensuite, libre à vous de développer les points qui vous intéressent le plus.
101 things I learned in Business School – Michael W. Preis with Matthew Frederick
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The Customer Blues
The not so recent Grammies 2012 left me thoughtful. I didn’t follow much of the usual noise, as the results of the event were so obvious, with Adele looming large on every music industry radar and all over YouTube for months before the show. I’ve also never really cared for Grammies which seem both “closed circle” and “lowest common denominator” at once – the two things I dislike most about the show business. It was refreshing to read the New Yorker article the day after, the opening line of it: “There was little to redeem the 54th Grammy Awards.” I’ll spare paraphrasing but highly recommend you Google it during the precious work hours you spend on Facebook and other 2.0 distractions.
Having read the article, I decided to refresh my memory by watching promo clips for the two songs that won awards: Adele’s “Rolling in The Deep” and Kanye West/Jay-Z “Otis”. And it struck me, watching these videos back to back, that being so far apart they are actually much alike, their message being the destruction of the lifestyle that the artists in question represent.
Let’s start with Adele who is known to appeal “to all ages” – which means she is extremely popular with housewives. There she sits in her video, in the middle of an empty living room, dressed like a perfect middle aged hausfrau, her make up and hair all done and oh so desperate, water dripping from the ceiling, drop by brain-numbing drop, into a myriad of transparent water glasses. And then she just starts throwing things. Breaking the faceless Ikea homeware. Thrashing it up against the wall. Her truly amazing voice, surging up from somewhere really deep, resonates with cups and dishes breaking and breaking and piling up on the dusty floor, and they better call the cleaning lady soon as this little dame ain’t picking anything up in the near future.
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Sabbatiques les conférences ?
Disposer d’un budget « formation continue et événements professionnels » pour vos collaborateurs représente-t-il un coût inenvisageable ou une stratégie gagnante pour le développement de votre société?
Cultiver son jardin
Vous admettrez sans mal que les investissements sont indispensables pour le business. Qu’en est-il des ressources humaines? Sans politique d’investissement dans vos talents à l’interne, votre entreprise risque rapidement de ne plus disposer de collaborateurs pouvant répondre aux nouvelles exigences du marché.
Technologie, innovation, stratégie, user experience, design
Lire des rapports, des études, des blogs spécialisés et échanger avec la communauté régionale n’est pas suffisant. C’est pourquoi Relax In The Air se rend à un certain nombre d’événements (Stratégie digitale, User Experience, Design) en Europe et aux Etats-Unis. Participer à la fameuse South by Southwest (SXSW) à Austin me titillait depuis des années. C’est chose faite. Relax In The Air au complet va aller manger du Texas BBQ et du digital l’espace de quelques jours à SXSW Interactive. C’est pour moi l’occasion de vous parler du bénéfice de participer à des conférences internationales.
J’entend souvent dire: « Les conférences sont trop longues, 3 jours, 5 jours, c’est énorme… On ne peut pas toutes les faire… Parce qu’il faut bien travailler, aussi ! ». Ces remarques, maintes fois entendues, me laissent penser que s’éloigner des tracas quotidiens en participant à un événement professionnel de plusieurs jours ne peut être que bénéfique, à l’image d’un mini séjour sabbatique
C’est prendre de la distance, observer, écouter, s’interroger, partager, échanger et se confronter à d’autres personnes de votre domaine d’activité. Partir à une conférence, est-ce vraiment une « coupure » et une immersion inspirante à la fois ? Oui, je vous l’accorde, la plupart d’entre nous poursuit son fonctionnement « normal » tout en étant à une conférence (lire ses emails, twitter, répondre au téléphone, etc.). Reste à choisir quelles sont les priorités que vous imposez à vos collaborateurs ou à vous-même lors d’escapades conférencières : engranger de la connaissance pour votre entreprise, rapporter le plus de cartes de visites, montrer que vous êtes à cet événement pro en temps réel, partager la connaissance à l’interne avec une mini-conférence ou un compte rendu au retour, partager la connaissance avec vos clients, etc. Au final, peu importe, seul l’expérience compte, IRL (In Real Life). Que celle-ci vous apporte de l’inspiration, des contacts, de la visibilité ou des connaissances, elle ne peut qu’être positive et enrichissante.
Réflexion et bénéfice
Pour illustrer cet argument, je prendrais un exemple, extrême certes, mais instructif. Le célèbre designer new yorkais Stefan Sagmeister s’impose (ainsi qu’à ses collaborateurs) une année sabbatique tous les 7 ans. Sa philosophie est simple : chaque être humain vit trois grandes périodes dans son existence : apprentissage – activité professionnelle – retraite. Sagmeister a trouvé un moyen très simple de mettre au profit de son entreprise les années de la retraite, et ce durant la période d’activité professionnelle : il soustrait cinq ans à sa retraite et les répartit dans sa période d’activité professionnelle, soit une année sabbatique tous les 7 ans. Ce transfert de retraite a évidemment un bénéfice immédiat sur sa qualité de vie et celle de ses collaborateurs. En second lieu, durant ces périodes sabbatiques, il explore des projets créatifs personnels, en dehors de toute contrainte de clients ou budgets. Cela va influencer son travail futur, son entreprise et bien sûr déboucher sur une plus-value pour ses clients et ses collaborateurs.
Comment allez-vous vivre votre prochaine grande conférence sabbatique ?
Sabine Dufaux
www.relaxintheair.com & www.sabinedufaux.com

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Made by Many à Londres : Le marketing maigre
Lancée en 2007 par quatre amis de longue date, Made by Many s’est détournée des procédures de marketing traditionnel en s’inspirant de certains modèles de start-up. Décoiffant !
C’est en s’inspirant de la méthode Agile ou du « Lean start-up », que les 4 de Made by Many ont développé une approche extrêmement réactive pour maximiser le temps et les idées. Une efficacité qui leur permet de proposer des plateformes particulièrement symbiotiques avec les besoins des consommateurs, tout en réduisant les gaspillages. Rencontre avec Tim Malbon pour évoquer les diverses prescriptions de ce programme minceur en matière de marketing.
Pouvez-vous revenir sur les origines de Made by Many ?
Il nous est arrivé ponctuellement de travailler ensemble tout au long de ces 10 dernières années. À partir de 2007, nous avons commencé à avoir de plus en plus de demandes pour des projets web extrêmement originaux et cela nous a permis de nous construire une solide réputation dans la ville. C’est à partir de là que nous avons entrevu une réelle opportunité de nous spécialiser dans ce secteur.
Dans un premier temps, l’agence BBH nous a proposé de travailler dans leurs locaux contre des heures de consulting. Et en l’espace de trois années, nous sommes passés de 4 à 20 personnes. Nous nous sommes étendus jusqu’à occuper la bibliothèque. C’était une très bonne expérience, même si nous fonctionnions de manière totalement différente. Il y a quelque mois, nous avons décidé de prendre un peu de distance en nous relocalisant dans une ancienne usine au bord du canal à Angel.
Made by Many a concrètement débuté au moment où le web social explosait…
Jusqu’alors nous évoluions dans le secteur le moins glamour du Web, nous nous étions spécialisés dans des programmes très techniques pour des journaux, pour la bourse, etc. En 2007, Internet a subit une profonde mutation. Facebook s’était imposé et les comportements des usagers se sont modifiés. Même les applications les plus austères devaient devenir sociales et nous avons immédiatement compris qu’il y avait de belles opportunités à saisir.
La technologie agit constamment comme une force disruptive dans les sphères culturelles et médiatiques et l’univers dans lequel nous évoluons à l’heure actuelle implique des pratiques totalement inédites. On ne peut plus « acheter » l’attention des gens comme on le faisait avec les médias traditionnels. Désormais, il faut susciter de l’intérêt sans pour autant impliquer des investissements médias importants.
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Les métiers du web – Webdesigner : le couteau suisse de l’Internet
Entre le UX designer, l’intégrateur HTML, l’architecte de l’information, le visual designer et le développeur, quelle est la place du webdesigner ? L’occasion de donner la parole à six professionnels romands.
1. Si vous deviez vous présenter en un tweet ?
Franck Carlichi : Directeur artistique, graphiste et webdesigner chez Théorème. Communication, geek dans l’âme et développeur Mac OS X à mes heures perdues.
MC Casal : UX Strategist and Designer. Happy co-founderof @relaxintheair. Social Media addicted and manga reader.
Nhung Tang : Graphic et UX designer chez :ratio à Lausanne. Passionnée des interfaces (même les plus simples) et de la relation complexe que les utilisateurs ont avec elles.
Julien Ferla : Head of Digital chez B+G, j’y cultive les bonnes idées et récolte les énergies positives pour des stratégies centrées autour de l’utilisateur.
Francis Chouquet : Français vivant en Suisse, je suis web designer, spécialiste WordPress, et passionné de typographie.
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Responsive web design: un webdesign adaptatif
Le Responsive Web Design, ou Webdesign Adaptatif, est un train à ne pas manquer. Il va complètement révolutionner la manière de concevoir les sites, mais aussi la manière dont les utilisateurs navigueront sur le web.
Les résolutions d’écran ont toujours été un souci pour le webdesign. Il n’y a pas si longtemps, on voyait encore des annonces de ce genre en bas de page de nombreux sites: « site optimisé pour un écran de 800px par 600px ». Ensuite les standards ont grandi avec les écrans, 1024 pixels puis 1280 pixels. Puis les smartphones et les tablettes sont arrivés avec des tailles plus petites et très diversifiées.
Dès lors, une personne peut avoir un écran 24” au travail, un portable 13″ à la maison, un iPad pour surfer depuis son canapé et un iPhone en déplacement. Quatre devices, avec des tailles et des contraintes de navigation différentes : à la souris sur l’ordinateur, avec les doigts sur les tablettes et les smartphones.
Résultat, on ne peut plus parler de format standard puisqu’il n’existe justement plus de norme. Réaliser un site pour chaque machine n’est pas non plus envisageable, tant à cause des couts de réalisation qu’au niveau de l’entretien.
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Réinventer le kiosque
I
INTERVIEW D’ALAIN MEYNIER, DIRECTEUR GENERAL DE NAVILLE PRESSE
Le choix d’Alain Meynier à la tête de Naville Presse en 2010 est un signal. En effet, sa carrière professionnelle, ce n’est pas dans les médias qu’il l’a construite mais dans l’industrie de la grande consommation, précisément aux Laiteries Réunies. Une entreprise où il a été membre de la direction générale du Groupe pendant 10 ans, tout en créant la société Val d’Arve et en étant directeur puis administrateur de Nutrifrais et directeur du grossiste W. Ottiger. Fin connaisseur du « retail », il est conscient que la qualité d’un produit ne suffit pas à sa seule vente. La mise en scène du magasin comme la qualité de l’assortiment sont des éléments-clé, notamment lorsqu’il s’agit de susciter des achats spontanés.
Sa tâche au sein de cette unité de Naville est de gérer la distribution des journaux et autres magasines, avec un objectif très clair : redynamiser l’espace kiosque à l’ère du numérique. Un vaste programme qu’il vient de démarrer avec le lancement du Label Presse.
Alain Meynier quel est le poids de Naville Presse par rapport à Naville Livre, Service et Détail ?
En terme d’effectifs comme de revenu, cette unité représente 40% des ressources et revenus de Naville. Nous alimentons 1250 points de vente en Suisse romande avec 100 quotidiens et 3000 magazines. Au total, nous livrons 60 tonnes de « papier » par jour tant aux kiosques Naville (40%), qu’aux kiosques indépendants (40%) ainsi qu’aux chaînes de distribution et aux stations-service (20%).
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Ramon & Pedro : La boutique d’Antoine et Laurent
Voici 5 ans que ces deux spécialistes de l’image 3D ont ouvert leur agence audiovisuelle en Suisse romande. Reconnus professionnellement (en 2012, ils vont notamment faire l’habillage d’une chaîne du groupe Canal+), ils sont toutefois restés assez discrets…
Le premier article sur l’agence Ramon & Pedro paru dans Cominmag remonte à septembre 2006. A l’époque, Antoine Tinguely et Laurent Fauchère revenaient des Etats-Unis où ils avaient travaillé pendant une dizaine d’années pour différentes agences et sociétés de production. L’ambition de ces deux enfants de l’image (ex- ECAL et ERAG) était alors de passer de la post-production à la réalisation. Entre souhaits, projets et réalités, qu’en est-il cinq ans plus tard ?
Premier constat positif, le duo Ramon & Pedro s’est agrandi. Les deux postes de travail loués dans un hangar du Flon se sont transformés en un open space accueillant 9 collaborateurs à la galerie Saint-François à Lausanne.
Une progression qui s’explique par les nombreux mandats engrangés ces dernières années, tant auprès de clients romands qu’hors de nos frontières. Entre créations d’incrustations pour des spots (SAP, Banque Postale, Ciba, Ikea, Rail Tour, etc.) et conception de génériques pour des émissions de télévision (ex : Puce à l’oreille de la TSR), ces cinq dernières années ont été productives. Et 2012 s’annonce sous les meilleurs auspices puisque l’équipe va s’atteler à l’habillage complet de la chaîne Comédie du groupe Canal+. Un mandat remporté face à des agences internationales.
Pour ces passionnés de l’infographie et de l’image, il ne restait qu’un seul rêve : repasser derrière la caméra. Ce sera bientôt chose faite avec une série TV (des courts de 3 minutes) qui devrait voir le jour au printemps 2012 (on n’en saura pas plus, car tous les contrats ne sont pas finalisés).
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Essencedesign : Capter l’essence de la marque
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15e anniversaire : à cette occasion, cette agence de branding bien installée évoque l’évolution de son métier, la demande croissante en solutions numériques et une passion jamais démentie pour les marques.
Créer une marque de A à Z ou aider une marque existente à se renforcer, telle est la mission d’Essencedesign. Hervé Ziga, le patron de cette société qui n’était à l’origine qu’un studio de graphisme de trois personnes, a réalisé très vite que ses clients arrivaient avec des demandes en graphisme qui n’étaient pas forcément cohérentes avec les valeurs et les ambitions de leurs entreprises. Aujourd’hui, Essencedesign compte une vingtaine de collaborateurs (consultants, graphistes, webdesigners, informaticiens…). Et elle vient de lancer une société fille, ED47, spécialisée dans les solutions numériques.
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« Meet and Seat », voyagez social avec KLM
Si vous prenez régulièrement l’avion, vous avez peut-être déjà été confronté à un vol interminable à côté d’un voisin qui ne vous correspondait pas. Bruyant, désagréable, les causes peuvent être multiples et cela peut gâcher un voyage. En revanche, il arrive parfois que l’on fasse des rencontres passionnantes dans les avions. Que ce soit d’un point de vue professionnel ou plus si affinités. Comment faire pour éviter les scénarios pénibles et provoquer les rencontres plaisantes? La compagnie aérienne hollandaise KLM est sur le point de développer une petite révolution…
KLM a bien compris que les personnes assises à nos côtés dans un avion influencent beaucoup l’appréciation du voyage. C’est pour cela qu’elle est sur le point de mettre au point un nouveau composant social lors de la réservation de ses billets en ligne. Selon les informations disponibles pour le moment, cet outil, disponible très prochainement, permettra de connecter son profil Facebook ou Linkedin lors de sa réservation. Nous aurons ainsi accès aux profils d’autres voyageurs du même vol et pourrons choisir de nous placer à leurs côtés pendant le voyage en fonction de critères professionnels, d’intérêts partagés voir même selon leur photo de profil ! Rassurez-vous, seules les personnes ayant autorisé l’application verront leur profil diffusé sur le programme social.
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The Year of Good Dragon
In 2004 Nike ran into some trouble with its commercials in Asia. It hit the first hurdle in Singapore where over 700 hundred street-art posters had to be pulled down, after 50 or so citizens complained that graffiti hooligans have vandalized their sanitary clean bus stops.
This little glitch was nothing though, compared to the fate of a multi-million dollar commercial starring the basketball prodigy James LeBron. The Hong Kong movie spoof “Chamber of Fear” featured LeBron fighting a number of opponents, Bruce Lee-style – culminating with him knocking out the ultimate enemy, “self-doubt”. The trouble is, much as the spot strived to imitate the martial arts B-movie classics, its Western creators have completely missed the point. When Chinese authorities banned the commercial for “insulting national dignity” and disrespecting “the motherland’s culture “, the Western media thought this had to do with Le Bron roughing up a grey haired sifu in the first round. They still did not get it. The real trouble was the fourth challenge, where Le Bron beats up a dragon.
If we were to look for one symbol, one single archetype to best summarize the distance that separates the West and the East, the Dragon would certainly make the shortlist. In Western mythology he is one evil spirit, spitting fire from its many heads. The hero’s task is to fight him, tame him, and eventually slay him with a nice thrust of a spear.
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Revendre son contenu pour en produire plus
En ces temps de pression économique et industrielle sur les journaux et magazines, la recherche d’un équilibre financier durable dans le paysage digitalisé s’impose comme un impératif de survie pour tous les éditeurs. Dans cette optique, céder une partie de ses droits après publication peut être une piste intéressante et peu risquée.
La plupart des titres imprimés ont un processus de production unilatéral : de la création à la diffusion jusqu’aux archives. Ce faisant, les éditeurs se privent de revenus complémentaires qui pourraient être générés par la revente des droits acquis pour eux-mêmes à d’autres médias.
Pour engager ce type de processus, il convient d’abord de revoir les contrats adéquats avec les journalistes et autres créatifs de la chaîne de production afin qu’ils autorisent une cession intégrale de leurs droits d’œuvres produites, qui comprendrait également la diffusion dans le média « employeur » et les droits de revente, d’adaptation et de traduction. Bien entendu, le contenu des agences ne peut être inclus dans ce lot, ni d’ailleurs les articles qui ne font que rajouter des « mais ou et donc or ni car » entre trois news fournies par les agences de presse.
Sur la base d’une propriété solide et extensive des droits, l’entreprise doit ensuite définir sa stratégie de distribution en trouvant l’équilibre entre la génération de nouvelles opportunités et le risque de cannibalisation de son territoire historique. Ce dernier peut être considéré comme la combinaison de la zone de diffusion physique du média, de la langue du contenu et des thèmes traités par la publication.
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Vous prendrez bien un peu de vidéo en tube ?
Avec la vidéo en ligne, on pense souvent à Youtube comme une incontournable plateforme de référence. Viennent ensuite les Dailymotion, les Vimeo et autres blip tv sans oublier l’immense Facebook qui pourrait avaler le web à lui tout seul. A l’instar de la photo en ligne, où Facebook est passé devant Flickr et Picasa pour le nombre de photos hébergées. Mais voilà, il n’y a pas seulement Youtube ou Facebook pour marquer et partager une vidéo que l’on aime bien. Comme pour le texte, les photos et le son, il existe maintenant des outils pour « noter » des vidéos trouvées au hasard de vos surfs. En effet, que ce soit pour simplement les aimer façon « I like », de les mettre en favoris ou de les partager avec d’autres amis internautes, ces outils vous offrent maintenant une nouvelle expérience.
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Succès et démesure
Tout devient plus simple pour l’utilisateur et toujours plus complexe pour le marketeur et les agences. Rendre simple des choses complexes est en principe la mission des agences digitales.
Aujourd’hui, le digital est devenu un vaste écosystème qui doit impérativement être dénué de complexité sous peine de constituer un frein pour son utilisateur. Une mauvaise expérience sur, par exemple, un site de e-commerce devient vite une grande source de frustrations. Et si c’était précisément le scénario qu’une partie de vos clients et consommateurs vivaient avec vos produits ? La plupart des agences de la place ont un fonctionnement à court terme du type « quick-win » et commercialisent des campagnes créatives qui feront bondir (ou non) la notoriété de votre marque : bannières publicitaires, achat de mot-clés, concours sur Facebook, newsletter, microsite, etc. Cette liste de prestations est digne du monde de la réclame, car malheureusement le gain rapide n’a souvent pas les résultats escomptés sur le long terme. Quel est le taux de conversion de vos 20’000 fans sur Facebook ? La simple joie d’avoir 20’000 fans vous suffit-elle ?
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