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onlab : une agence suisse à Berlin

une agence, un jour | 22 avril 2013  | 

Installé à Berlin depuis 12 ans, Nicolas Bourquin a créé l’agence de graphisme onlab qui met en scène des contenus sur tous les formats. Une souplesse qui surprend souvent les clients.

La langue de Goethe est entrée dans la vie de Nicolas Bourquin à la fin de ses études à l’Ecole d’arts appliqués à Bienne. Fraîchement diplômé, il part à Zurich pour y devenir bilingue. Il se fait engager comme graphiste par une agence allemande (MetaDesign) qui l’envoie régulièrement à Berlin. Au bout d’une année, il réalise qu’il préfère travailler en solo et crée OnLab. Il décide de s’installer à Berlin car au début des années 2000, c’est encore la seule ville européenne abordable : « On trouvait facilement des appartements et des locaux commerciaux, le coût de la vie était très bon marché, ce qui réduisait les frais fixes. Idéal pour une jeune structure ! » Après 12 ans, il réside encore dans cette ville. Le contexte a changé, comme le portefeuille clients de son agence qui est constitué en majorité de marques étrangères.

Nicolas Bourquin, quel est le positionnement d’OnLab ?
Formellement onlab est une agence de graphisme. Concrètement nous nous définissons plus comme des artisans que comme des graphistes. Cette approche très suisse est peu courante en Allemagne. C’est ce qui a permis à OnLab de se différencier des autres graphistes locaux.
S’il fallait résumer notre travail par un concept, je dirai que nous sommes des metteurs en scène de contenus. Nos clients nous contactent souvent pour une affiche et se retrouvent avec une solution complètement différente : une exposition, un site, un livre, une application mobile, etc. En résumé, nous ne nous bornons pas à exécuter une commande, nous cherchons la meilleure solution à un besoin concret.

Quelle est la taille de l’équipe ?
Je suis le fondateur de l’agence et directeur de création. Je partage les responsabilités avec deux associés : Thibaud Tissot, un graphiste suisse qui est directeur artistique, et Niloufar Tajeri, une architecte allemande d’origine iranienne, managing director. Selon les contrats, l’équipe peut compter au total entre 7 et 9 personnes.


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Ogilvy & Mather à Shanghai : La Chine et ses générations numériques

une agence, un jour | 22 février 2013  | 

Les 500 millions d’internautes chinois n’ont pas le même profil mais souhaitent tous s’exprimer sur des plates-formes sociales dont l’existence de vie est très courte.

Marc Violo a rejoint le Digital Lab récemment inauguré à Shanghai par Ogilvy & Mather. La mission de cette petite équipe consiste à explorer les potentialités commerciales de technologies et d’applications innovantes en matière de marketing expérientiel (Experiential Marketing). Après avoir passé trois années chez Tencent Inc, la 3e plus grande compagnie du Web après Google et Amazon, son expérience apporte un éclairage particulièrement clairvoyant sur les mutations de la communication chinoise.

- Comment avez-vous été amené à travailler en Chine ?
Après mes études en marketing à Lille, je suis parti en Inde, à New Delhi, pour suivre un Master en Business Administration. Ensuite, je suis venu à Shanghai où j’ai eu une opportunité de travailler chez Tencent Inc., une variante chinoise de Google dont le produit phare s’appelle Tencent QQ. Une sorte de combo entre Facebook et MSN Messenger qui compte 800 millions de comptes actifs ! Toutefois, cela reste 90% chinois et j’ai été embauché pour lancer une version internationale de ce produit. J’étais le seul étranger au milieu de 600 employés ! C’était un environnement de travail assez unique pour le pays, avec des salles de jeux, des salles de repos, tout pour faire en sorte que l’employé soit bien dans sa peau. Après trois années passées dans cette boîte j’ai pu me familiariser avec la culture chinoise en travaillant sur des domaines très ‘hot’.


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AMV BBDO London : « Keep Calm and Carry On »

une agence, un jour | 11 novembre 2012  | 

Cette agence, désormais la première en Grande-Bretagne, a pris le numérique avec beaucoup de flegme. Pas question d’ouvrir un département digital, jusqu’au jour où British Telecom les a sollicité pour devenir leur Digital Agency… Unique !

Des musées, des bâtiments hospitaliers et une rangée de cinq étoiles, l’artère de Marylebone ne présente pas les mêmes attributs branchés que Soho, Shoreditch ou Dalston, les zones qui se profilent plus que jamais comme les pôles d’attraction incontournables des industries créatives. C’est pourtant là, juste en face du cossu Landmark Hotel, que Abbott Mead Vickers ont décidé d’installer leur agence au milieu des années 80. Une manière d’imposer d’emblée qu’il fallait les considérer dans une catégorie à part. Trente ans plus tard, AMV BBDO honore plus que jamais son rôle de premier de classe dans le paysage de la publicité britannique. Le site de l’agence énumère d’ailleurs avec une certaine fierté les nombreux trophées qui s’amoncellent sur le rebord de la cheminée. Des surfeurs de Guiness à la saga d’un lanceur de Doritos ou le retour improbable de Joan Collins pour Snickers, la trajectoire de l’agence est constellée de campagnes marquantes et elle semble plus que jamais ancrée dans les problématiques actuelles. Comme nous l’explique Ben King, Board Account Director pour Mercedes, cette actualité est le fruit des convergences habiles réalisées entre des modèles traditionnels et les habitudes propres aux nouveaux médias. En 2012, AMV BBDO emploie 430 collaborateurs, soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente, devenant la première agence du pays. Portrait d’une anglaise distinguée qui a su s’adapter aux changements sans jamais perdre son flegme.

Joël Vacheron : Comment votre agence, largement reconnue pour ses spots TV, a-t-elle abordé le virage numérique ?
Ben King : Avant toute chose, notre grande force a toujours résidé dans la qualité des relations que nous entretenons avec nos clients. C’est notre aptitude à comprendre leur philosophie et leurs valeurs qui les poussent à travailler avec nous. Dans la mesure du possible, nous ne faisons pas de distinction entre les différents secteurs. Nous essayons simplement de regrouper sous la même enseigne les personnes les plus à la pointe dans tous les domaines. Lorsque tout le monde essayait de trouver des solutions en matière de stratégie numérique, nous nous sommes entourés de spécialistes qui nous ont surtout aidés à capitaliser les acquis que nous avions déjà. À ce titre, notre intuition qu’il ne fallait pas créer un département spécifiquement destiné au numérique s’est avérée très concluante. Nous ne nous sommes jamais précipités, l’idée était de ne faire que quelques projets le mieux possible. Grâce à nos collaborations avec PepsiCo, The Economist, etc., nous avons réussi à construire des arguments solides sur nos compétences en matière de campagnes numériques. Le moment charnière a eu lieu il y a trois ans quand British Telecom nous a sollicités pour devenir leur Digital Agency. Cela a confirmé que nous pouvions sans complexe nous revendiquer comme un leader du numérique, en plus des champs d’activités traditionnels.


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Grey Singapore : Hub d’Asie

une agence, un jour | 12 octobre 2012  | 

Cité-Etat, Singapour est le lieu de tous les paradoxes. Indépendante seulement depuis le millieu des années 60, cette république est devenue l’un des dragons de l’Asie et détrône en nombre de millionaires au m2 Hong Kong, la Suisse, le Qatar et le Koweit. Ne comptant que 5 millions d’habitants, cette partie d’ìle travaille en quatre langues officielles : l’anglais, le mandarin, le malais et le tamoul. Grâce à son niveau d’éducation, qui lui permet de générer une main d’œuvre locale hautement qualifiée, à sa stabilité politique et à son développement économique qui attire les meilleurs CV de la planète, Sinpagour dispose d’arguments suffisants, comme l’explique Subbaraju Alluri, CEO de Grey Singapour Group : « pour attirer les marques cherchant à communiquer régionalement. Car en tant que hub, nous sommes la porte d’entrée vers l’Inde, l’Indonésie et la Chine, des continents à eux tout seuls. Et avec nos 140 collaborateurs de 15 nationalités, nous pouvons gérer depuis notre agence des campagnes en 24 langues en tenant compte des différences culturelles et religieuses. »
Résultat : 70% des clients de l’agence sont des Headquarters régionaux qui sont installés dans cette ville mais dont les marchés sont dans toute l’Asie, comme par exemple : la compagnie d’aviation Qatar Airways, la chaîne sportive câblée ESPN, le pharma Glaxosmithkline, l’assurance Allianz, P&G, la chaîne KFC ou les produits Pantene, etc.

Mobile toute !
Cette frénésie économique se retrouve également du côté de la technologie. Ici, comme en Corée du Sud, le mobile est le média clé. « Le taux de croissance est de 140%, ce qui signifie que quasiment tout le monde possède deux mobiles dont 80% sont des smarphones et 69% de iPhones. Comme nous passons énormément de temps dans les transports et que notre réseau 3G est très performant et peu cher et sera bientôt remplacé par la 4G, il est normal que nous utilisions plus notre téléphone que notre portable. »
Une incidence sur les plans média ? « Nous voyons déjà apparaître des chaînes de télévision exclusivement pour portable et le taux de connection aux réseaux sociaux est ici très élevé. Mais il serait toutefois erroné d’enterrer les médias traditionnels. La télévision et la presse restent les deux médias incontournables, surtout lorsqu’il s’agit de toucher des cibles de 40 ans et plus. Et pour l’instant, les investissements dans les médias digitaux n’ont pas encore dépassé ceux des médias offline. »


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LG2 à Montréal : « Des idées au service des affaires »

une agence, un jour | 17 juillet 2012  | 

Penser comme une marque et agir comme un détaillant, telle est la devise de cette agence de publicité créée voici 21 ans dont les clients sont autant québécois que canadiens. Un positionnement local et national qui n’était pas gagné d’avance…

En ce mois de mai 2012, Montréal vit au rythme de la Révolution d’Erable. Après la Révolution Tranquille qui avait, au début des années 60, laïcisé et conscientisé la société québécoise, l’annonce de l’augmentation des taxes estudiantines de 85% a fait descendre les jeunes dans la rue. Avec plus de 15 semaines de manifestations quotidiennes et une loi d’exception promulguée par le Premier Ministre du Québec, la tension dans cette région francophone du Canada est à son comble. Pour épauler les étudiants c’est toute la société québécoise qui laisse échapper son mécontentement, casseroles à l’appui, envers un Etat Providence qui pour faire face à la réalité économique propose des remèdes ultra-libéraux. Que Montréal soit à l’épicentre de la contestation n’est pas un hasard.

Cette ville de plus de 1,9 million d’habitants est bien le poumon économique de la Belle Province aux 8 millions de ressortissants qui font face à 33,5 millions de Canadiens anglophones et à 313 millions de Nord Américains. Pour survivre dans un tel rapport de force, le français est devenu une arme et un bouclier. Pas question de placer un mot en anglais, ici on traduit tout et lorsque les mots n’existent pas et bien on les crée. C’est ainsi qu’un « cloud » informatique devient une « information nuagique », un Smartphone « un téléphone intelligent » ou faire du shopping du « magasinage », etc.. Cette défense inconditionnelle de la langue française est également à l’origine de l’industrie publicitaire montréalaise. Traditionnellement la publicité était conçue à Toronto puis on la traduisait pour le marché québécois. Lassés par ces adaptations, des créatifs ont eu l’idée de faire des campagnes à la sauce québécoise. Immédiatement le public a suivi, donnant ainsi naissance à des agences locales.

LG2 : 3575 bd St-Laurent
Créée en 1991, cette agence est une des plus ancienne de la place montréalaise qui emploie, avec son antenne à Québec, 175 collaborateurs. Agence de publicité traditionnelle, LG2 s’est adaptée aux médias digitaux au même rythme que ses clients. « Notre travail consiste à trouver des idées au service des affaires de nos mandants, relève Mathiez Roy, vice-président, directeur général de l’agence. Au Québec, la télévision reste le média roi. Certains programmes réunissent 50 % de parts de marché. Ce qui explique pourquoi face à nos voisins, nous sommes en retard sur le numérique. Toutefois cela ne nous exonère nullement d’être présent sur le web et les réseaux sociaux. Mais pour l’instant cette approche vient en complément des médias traditionnels. »
Avec des clients comme la banque associative Desjardins, la compagnie de téléphone canadienne Bell, les grillotines Krispy Kernels, la chaîne de distribution Familiprix, etc… on comprend mieux le slogan de l’agence : penser comme une marque et agir comme un détaillant. « Une agence de publicité doit apporter une aide concrète à ses clients. S’ils prospèrent, nous grandissons avec eux. » Un point d’honneur pour Mathieu Roy pour qui la fidélité de ses clients (en moyenne 10 ans) est sa meilleure récompense. « Au fil des années, nous avons réussi à gagner des budgets nationaux et désormais notre portefeuille comprend 70% d’entreprises du Québec et 30% de sociétés canadiennes. »


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BCP à Montréal : Un publicitaire est d’abord un entrepreneur !

Première agence francophone en Amérique du Nord, BCP a été créée par le mythique Jacques Bouchard, l’homme qui a inventé la publicité québécoise. Une visite s’imposait !

« Le web n’est plus une question pour les agences, constate Jonathan Rouxel, le co-directeur de création de BCP. Cela fait déjà plus de 5 ans qu’Internet fait partie du plan média traditionnel. Sans parler des réseaux sociaux dont la crise estudiantine actuelle prouve à quel point ces nouvelles plateformes ont été intégrées par la société québécoise. »
Proposer des campagnes digitales implique-t-il aujourd’hui que l’on ait intégré tous les métiers du web à l’interne ? « En général, les agences de communication gèrent le front et sous-traitent le développement back. Seules les grandes agences proposent tous ces services à l’interne. » Une évolution qui s’est faite sous la pression des annonceurs ? « Oui, contrairement à l’Europe où le client gère la convergence en choisissant les experts pour chaque étape de sa campagne traditionnelle et digitale, ici les marques préfèrent avoir un seul interlocuteur, quitte à y perdre en qualité ou créativité. » Une attitude qui pousse les agences à anticiper les évolutions du marché sans aucun état d’âme.
Ayant eu l’occasion de travailler à Londres, Jonathan Rouxel résume la fracture entre publicitaires européens et nord-américains à ce sujet. « Ici, un publicitaire est d’abord un entrepreneur avant d’être un artiste. Par conséquent, le débat ne tourne pas tant autour de l’idée créative qu’autour du contrôle des opérations. Et une One Stop Shop a fatalement plus d’arguments ! »


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Sid Lee à Montréal : « Fuck the status quo ! »

 Conceptualisée lors d’une ballade autour du Lac Léman par deux fondateurs de cette agence québécoise, la méthode Sid Lee – qui tient dans ces 4 mots – a été résumée dans l’ouvrage « Conversational Capital ». Eloge de la créativité commerciale qui cherche à maximiser l’expérience consommateur. Clients frileux s’abstenir !

Pas facile d’entrer dans cette ruche que représente Sid Lee à Montréal. Fidèle à son image de rebelle, cette agence ne s’est pas installée comme le reste de l’industrie de la publicité en haut du boulevard Saint-Laurent, mais a préféré la tranquille Rue Queen en contrebas du quartier des affaires, face au fleuve. Quelque 400 collaborateurs occupent deux étages du building sis au numéro 75. Après plusieurs tentatives et l’aide indéfectible de Julien de Preux (lire encadré), le rendez-vous est enfin pris avec Justin Kingsley, l’un des vingt-sept associés de l’agence.
La visite des lieux débute par le restaurant où les collaborateurs peuvent déjeuner gratuitement s’ils arrivent avant 9h du matin et dîner pour quelques dollars canadiens. Objectif : garder un esprit sain dans un corps sain. Avant de déambuler dans les bureaux dont les portes coulissantes sont des panneaux d’ardoise taggés à la craie, on passe devant une salle de conférence dont la porte a été dimensionnée à la taille d’un Hobbit. « C’est pour les remue-méninges, commente mon hôte dans son français québécois. Pour entrer on doit se plier, c’est la meilleure manière de conditionner son cerveau pour qu’il se mette à penser différemment. »
Qu’on se le tienne pour dit, ici on cherche à voir autrement, non par esprit de contradiction ou par opportunisme commercial, simplement parce que cela fait partie de l’ADN de cette agence. Une méthode qui, en vingt ans, a construit la légende et le succès de Sid Lee et qui l’a amené à ouvrir des agences à Toronto, Austin, Amsterdam, Paris et à travailler pour des clients dans 15 pays différents.


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Field : un studio de code base design à Londres

une agence, un jour | 24 mai 2012  | 

Fondé à Londres en 2009 par Vera-Maria Glahn et Marcus Wendt, Field s’est très vite imposé comme un studio de référence dès qu’il s’agit de conjuguer algorithmes et conception graphique. En particulier, ils ont porté une attention particulière à explorer le design génératif. Grâce à une série de projets très variés, en particulier un mur interactif spectaculaire dans le lobby de la filiale hongkongaise de Deutsche Bank, Field propose une formule particulièrement convaincante des convergences qui s’établissent entre stratégies commerciales et arts numériques.

Sur quelles bases avez-vous débuté votre collaboration et comment définissez-vous votre champ d’activité ?
Marcus Wendt: Nous avons tous étudié à l’Ecole d’Art et de Design de Kassel. Si nos centres d’intérêt portaient sur des thèmes totalement différents, nous nous sommes rapidement aperçus que nous partagions une même passion pour les formes de design découlant de la programmation informatique. Rapidement nous avons cherché à nous servir des outils offerts par les nouveaux médias pour les appliquer au design graphique.
Comme le domaine des arts numérique, surtout en Allemagne, est trop refermé sur lui-même, nous nous sommes intéressés au travail de pionniers, tels Manfred Moore ou Karl Gerstner qui avaient développé des langages très innovants durant les années 60.
Notre travail de mémoire se présentait sous la forme d’un petit film qui, à bien des égards, posait les bases de ce qu’allait devenir Field. Nous avons eu la chance de pouvoir combiner dès le début design graphique, communication visuelle et les nouvelles formes de systèmes génératifs. Nous nous sommes donc spécialisés directement dans le design à partir du code. Ainsi, nous cherchons à relier divers algorithmes afin de réaliser toutes sortes de simulations. L’idée est vraiment de faire ressortir à chaque fois le maximum des potentialités d’interactivité offertes par ces nouvelles plateformes.

Pourquoi avoir développé des systèmes de génération automatique dans l’univers du design graphique ?
Le déclic s’est opéré en 2007 pendant un stage à Londres au sein du collectif Tomato. Ces derniers font partie de la première génération de designers qui produisaient des CD roms ou qui créaient du code à des fins créatives. À cette période, je savais déjà faire de la programmation de site web, mais les gens de Tomato m’ont fait découvrir que lorsqu’on fait coexister une interface, une stimulation physique et des échantillons de comportements prédéfinis, il est possible de créer des formes et des structures continuellement renouvelées. Le design semblait soudainement prendre vie et cela a totalement changé ma manière d’aborder les questions d’interaction.


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Saentys à Londres : « Swiss Quality »

une agence, un jour | 12 mars 2012  | 

Le quartier de Spitalfields est représentatif des transformations qui ont frappé ces dernières années l’Est de Londres. Entre magasins branchés et bazars pittoresques, de nombreuses agences ont choisi de profiter des vastes bâtiments hérités de la révolution industrielle. Comme la fameuse brasserie Truman Brewery, un énorme complexe immobilier racheté au début des années 80, qui est devenu l’épicentre du dynamisme cosmopolite de la ville. En s’installant au coeur de cette effervescence, Andreas Fux et Adrian Strittmater bénéficient d’une vue imprenable sur ce spectaculaire processus de régénération. Ce choix est d’autant plus compréhensible que les deux expatriés genevois ont d’emblée cherché, en créant Saentys, à se spécialiser dans le domaine du « destination marketing ». C’était durant l’été 2007 et, même si l’économie mondiale était frappée par la crise, leur choix s’est avéré être très judicieux. En effet, cinq ans plus tard, Saentys emploie une vingtaine de salariés répartis entre les succursales de Londres, Genève et Paris. Rencontre avec deux amis de longue date qui n’ont pas peur de prendre de l’altitude pour communiquer à 360°.

À quel moment avez-vous décidé de travailler ensemble ?
Andreas : Cela fait plus de 25 ans que nous nous connaissons et nous sommes animés par cette envie de faire des choses par nous-mêmes depuis l’adolescence. Cela nous a poussé à concevoir plein de projets en commun, en dehors de nos études. Du même coup, lorsque Adrian a décidé de déménager à Londres en 2003 pour travailler dans une agence de design, je l’ai suivi un an plus tard.

Adrian: A la fin de mes études en Science politique, lorsque je comparais la Tribune de Genève aux 60 pages du supplément Media du Guardian, j’ai vite compris que c’était à Londres que ça se passait. Ceci d’autant plus que je suis à moitié anglais. J’ai rapidement trouvé du travail dans une agence, qui quelques mois après mon arrivée, cherchait un graphiste spécialisé multimédia. Andreas a ensuite intégré cet agence. Après 3 ans et demi, nous nous sommes dit que nous pourrions tout aussi bien y arriver par nous-même et c’est ainsi que l’aventure Saentys a débuté. Certains clients nous ont suivi et c’était un peu comme si nous changions juste de logo sur la porte. Cinq ans plus tard, nous employons plus d’une dizaine d’employés à Londres et quatre dans notre agence de Genève qui est d’ailleurs gérée par un vieil ami commun, Thomas Marsch.

Quels ont été les avantages d’être basé à Londres pour lancer votre société ?
Andreas: Même si cela demande un petit temps d’adaptation pour trouver ses repères, aussi bien géographiques que relationnels, Londres présente de nombreux avantages tant sur le plan des opportunités professionnelles que dans la vie de tous les jours. Les expositions et toute cette effervescence, en comparaison avec Genève… il n’y a pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour être occupé à plein temps. De plus, en rompant avec nos habitudes, nous nous sommes totalement concentré sur notre boulot. Et puisqu’aujourd’hui réseaux professionnels et sociaux ne font qu’un, nous nous sommes très vite intégrés.


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Made by Many à Londres : Le marketing maigre

une agence, un jour | 18 février 2012  |  | PDF

Lancée en 2007 par quatre amis de longue date, Made by Many s’est détournée des procédures de marketing traditionnel en s’inspirant de certains modèles de start-up. Décoiffant !

C’est en s’inspirant de la méthode Agile ou du « Lean start-up », que les 4 de Made by Many ont développé une approche extrêmement réactive pour maximiser le temps et les idées. Une efficacité qui leur permet de proposer des plateformes particulièrement symbiotiques avec les besoins des consommateurs, tout en réduisant les gaspillages. Rencontre avec Tim Malbon pour évoquer les diverses prescriptions de ce programme minceur en matière de marketing.

Pouvez-vous revenir sur les origines de Made by Many ?
Il nous est arrivé ponctuellement de travailler ensemble tout au long de ces 10 dernières années. À partir de 2007, nous avons commencé à avoir de plus en plus de demandes pour des projets web extrêmement originaux et cela nous a permis de nous construire une solide réputation dans la ville. C’est à partir de là que nous avons entrevu une réelle opportunité de nous spécialiser dans ce secteur.
Dans un premier temps, l’agence BBH nous a proposé de travailler dans leurs locaux contre des heures de consulting. Et en l’espace de trois années, nous sommes passés de 4 à 20 personnes. Nous nous sommes étendus jusqu’à occuper la bibliothèque. C’était une très bonne expérience, même si nous fonctionnions de manière totalement différente. Il y a quelque mois, nous avons décidé de prendre un peu de distance en nous relocalisant dans une ancienne usine au bord du canal à Angel.

Made by Many a concrètement débuté au moment où le web social explosait…
Jusqu’alors nous évoluions dans le secteur le moins glamour du Web, nous nous étions spécialisés dans des programmes très techniques pour des journaux, pour la bourse, etc. En 2007, Internet a subit une profonde mutation. Facebook s’était imposé et les comportements des usagers se sont modifiés. Même les applications les plus austères devaient devenir sociales et nous avons immédiatement compris qu’il y avait de belles opportunités à saisir.
La technologie agit constamment comme une force disruptive dans les sphères culturelles et médiatiques et l’univers dans lequel nous évoluons à l’heure actuelle implique des pratiques totalement inédites. On ne peut plus « acheter » l’attention des gens comme on le faisait avec les médias traditionnels. Désormais, il faut susciter de l’intérêt sans pour autant impliquer des investissements médias importants.


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Agence Rod à Zurich : « A Bigger Bang for the Buck »

une agence, un jour | 10 octobre 2011  | 

Cette agence, qui se refuse à suivre tout modèle, est devenue l’agence « in » de la scène zurichoise. Ici, le transmédia est au cœur du planning stratégique et le web est un pré-requis. Digital toute !

Lorsque Regula Flecker, planneur stratégique, Oliver Fennel, directeur de création et David Schärer, RP, ont décidé de quitter la grande agence pour laquelle ils collaboraient depuis 7 ans, ils n’avaient aucun client – juste un sésame : la promesse de participer au pitch d’Ikea pour l’ouverture d’un de ses magasins à St-Gall. Un quitte ou double qu’ils ont remporté face à de grandes agences de la place. La chance du débutant ? Non, car d’autres concours suivront, dont le mandat 20 Minuten puis celui de Sanitas, qui leur mettront définitivement le pied à l’étrier et les amèneront en 4 ans de trois à dix-huit collaborateurs.
Quel est le secret d’un si rapide développement ? « Nous avions eu la chance de travailler pour Jung von Matt où nous étions regroupés en domaines de compétences. Cela nous a permis de comprendre l’importance de chaque discipline. La publicité n’est qu’une part de notre travail. Aujourd’hui, nous nous voyons avant tout comme des fournisseurs de solutions et non comme des prestataires de services. »


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Metahaven à Amsterdam: «L’Etat de Transparence»

une agence, un jour | 15 septembre 2011  |  | PDF

Fondé en 2006 aux Pays-Bas par Daniel van der Velden et Vinca Kruk, Metahaven est un bureau de graphisme qui s’est d’emblée investi dans la recherche. Une vision prospective abordée dans leur dernier ouvrage, « Uncorporate Identity », véritable manifeste dans lequel les principes fondamentaux du branding sont questionnés en regard de cas limites, tels que Wikileaks, un Etat totalitaire ou une micro-nation imaginaire. Grâce à de nombreuses publications, des expositions et des conférences, ils sont devenus incontournables lorsqu’on évoque l’impact du web social sur la communication visuelle d’un Etat ou d’une entité politique. Rencontre express à la gare d’Amsterdam avec Daniel van der Velden, avant son départ pour Yale University où il enseigne le graphisme…


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RAAK London – We Are the Champions

une agence, un jour | 30 juin 2011  |  | PDF

RaakSi l’organisation des Jeux olympiques 2012 va constituer une période cruciale pour Londres, c’est surtout l’Est de la ville qui va subir le plus de transformations. Jusqu’alors mal desservie par les transports publics, les zones de Hackney, Dalston ou Stratford n’avaient jamais véritablement bénéficié du boom économique de la ville. Ce n’est désormais plus le cas et, depuis quelques années, de plus en plus de jeunes compagnies ont décidé d’implanter leurs antennes européennes dans cette région. Cela fait déjà quelques années que Shoreditch, qui est devenu le lieu de prédilection des startups locales, a été dénommé le « Silicon Roundabout ». Toutefois, cette relocalisation informelle s’apprête à passer la vitesse supérieure avec la récente annonce faite par le Premier ministre britannique de développer une « Tech City » sur le site olympique. Une initiative qui vise à profiler Londres comme extension européenne de la Silicon Valley. En implantant les locaux de RAAK aux abords de London Fields il y a deux ans, Gerrie Smits et Wessel Van Rensburg avaient conscience des dynamiques qui touchent la région. Spécialistes en matière de solutions destinées aux médias sociaux, ils envisagent la situation actuelle avec beaucoup d’enthousiasme.


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Dentsu à Tokyo : Un monde en translation

une agence, un jour | 9 mars 2011  | 

Dentsu « Ce n’était rien encore comparé aux enseignes lumineuses que j’ai vues le soir à Tokyo. Il est vraiment étonnant de voir toutes ces annonces accrochées aux portes des maisons, aux poteaux télégraphiques qui bordent les rues, collées sur des cabines spéciales ou suspendues dans l’air. (…) Au Japon la publicité est incomparablement plus développée qu’en Europe »
Un tatar au Japon, Voyage en Asie 1908-1910

C’est le genre de remarque, assez banale, que pourrait professer n’importe quel touriste qui verrait pour la première fois les murs numériques qui irradient Shibuya ou Shinjuku dès la nuit tombée. Ce n’est pourtant pas exactement de cet univers qu’il s’agit puisque cette citation est tirée du récit de voyage d’un Turc de Russie lors de son voyage au Japon en 1909 ! L’univers de la publicité japonaise était déjà unique en son genre… et l’agence Dentsu existait déjà.


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Leo Burnett à Dubaï: Cachez ce visage que je ne saurais voir !

une agence, un jour | 11 février 2011  |  | PDF

leo-burnetCet émirat a beau avoir un Grand Prix au Dubaï Lynx Festival, être publicitaire dans cette partie du monde reste un défi de tous les instants: hétérogénéité des marchés, contrôle de l’image de la femme et d’Internet. Résultat, les campagnes restent classiques et nécessitent de multiples versions. Leo Burnett à Dubaï


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Saatchi & Saatchi Francfort: La publicité réinventée

une agence, un jour | 12 décembre 2010  |  | PDF

ss-francfortLa publicité a changé car les médias se sont numérisés. Qu’à cela ne tienne ! Cette agence réseau, Saatchi & Saatchi Francfort, a entrepris un virage à 360° et se place désormais parmi les cinq meilleures agences numériques d’Allemagne…


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180° LA (Los Angeles): L’art de surfer sur la vague

une agence, un jour | 14 octobre 2010  |  | PDF

180Situé à quelques enjambées de la célèbre jetée de Santa Monica, il ne fait aucun doute que 180° Amsterdam a eu le pied marin en choisissant un nouvel emplacement à Los Angeles. « Qu’il s’agisse de la gazelle au bord des canaux ou du cruiser pour longer le Pacifique », déclare William Gelner, Executive Creative Director de la compagnie, « nous avons consacré une attention particulière à trouver un endroit accessible à vélo ». Il vient de s’installer dans ces locaux flambant neufs, où il est facile d’apprécier les thèmes aquatiques : plafond alizé, sol sablonneux et terrasse surplombante, impossible d’échapper à cette proximité empathique avec l’Océan. La planche de surf est même posée à l’entrée de son bureau : William Gelner avoue être toujours à l’affût lorsqu’il s’agit de saisir la bonne vague…


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TBWA\Chiat\Day – California (is still) Dreamin

une agence, un jour | 29 mai 2010  |  | PDF

tbwaApple, Visa, Pepsi, les clients sont à l’image de cette mythique agence TBWA\Chiat\Day, top 5 des réseaux américains et compte globalement près de 12 000 employés répartis dans 267 filiales, dans 77 pays…


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Protein Ltd à Londres – Le marketing sans marketing

une agence, un jour | 15 avril 2010  |  | PDF

ProteinAgence créative qui aborde la street culture avec le même esprit que celui de l’open source, cette agence londonienne d’un nouveau type, Protein, s’est appropriée les nouveaux outils de communication pour aider les marques à toucher un public 2.0. Un exemple à suivre…


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TBWA-Group-China à Shanghai: Après le «made in China», voici le «created in China»

une agence, un jour | 15 mars 2010  |  | PDF

tbwa-chineTBWA \ Group \ China à Shanghai, l’agence qui a ramené le premier Lion d’or à la Chine ne connaît pas la crise grâce à ses clients qui figurent parmi le top ten des marques mondiales et chinoises. Mais si côté business c’est l’euphorie, côté marketing c’est le casse-tête… chinois…

(Article réalisé sur la base d’une interview filmée par Basil Thuillard, de l’agence C:lynk)


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