Made by Many à Londres : Le marketing maigre
Lancée en 2007 par quatre amis de longue date, Made by Many s’est détournée des procédures de marketing traditionnel en s’inspirant de certains modèles de start-up. Décoiffant !
C’est en s’inspirant de la méthode Agile ou du « Lean start-up », que les 4 de Made by Many ont développé une approche extrêmement réactive pour maximiser le temps et les idées. Une efficacité qui leur permet de proposer des plateformes particulièrement symbiotiques avec les besoins des consommateurs, tout en réduisant les gaspillages. Rencontre avec Tim Malbon pour évoquer les diverses prescriptions de ce programme minceur en matière de marketing.
Pouvez-vous revenir sur les origines de Made by Many ?
Il nous est arrivé ponctuellement de travailler ensemble tout au long de ces 10 dernières années. À partir de 2007, nous avons commencé à avoir de plus en plus de demandes pour des projets web extrêmement originaux et cela nous a permis de nous construire une solide réputation dans la ville. C’est à partir de là que nous avons entrevu une réelle opportunité de nous spécialiser dans ce secteur.
Dans un premier temps, l’agence BBH nous a proposé de travailler dans leurs locaux contre des heures de consulting. Et en l’espace de trois années, nous sommes passés de 4 à 20 personnes. Nous nous sommes étendus jusqu’à occuper la bibliothèque. C’était une très bonne expérience, même si nous fonctionnions de manière totalement différente. Il y a quelque mois, nous avons décidé de prendre un peu de distance en nous relocalisant dans une ancienne usine au bord du canal à Angel.
Made by Many a concrètement débuté au moment où le web social explosait…
Jusqu’alors nous évoluions dans le secteur le moins glamour du Web, nous nous étions spécialisés dans des programmes très techniques pour des journaux, pour la bourse, etc. En 2007, Internet a subit une profonde mutation. Facebook s’était imposé et les comportements des usagers se sont modifiés. Même les applications les plus austères devaient devenir sociales et nous avons immédiatement compris qu’il y avait de belles opportunités à saisir.
La technologie agit constamment comme une force disruptive dans les sphères culturelles et médiatiques et l’univers dans lequel nous évoluons à l’heure actuelle implique des pratiques totalement inédites. On ne peut plus « acheter » l’attention des gens comme on le faisait avec les médias traditionnels. Désormais, il faut susciter de l’intérêt sans pour autant impliquer des investissements médias importants.
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Les métiers du web – Webdesigner : le couteau suisse de l’Internet
Entre le UX designer, l’intégrateur HTML, l’architecte de l’information, le visual designer et le développeur, quelle est la place du webdesigner ? L’occasion de donner la parole à six professionnels romands.
1. Si vous deviez vous présenter en un tweet ?
Franck Carlichi : Directeur artistique, graphiste et webdesigner chez Théorème. Communication, geek dans l’âme et développeur Mac OS X à mes heures perdues.
MC Casal : UX Strategist and Designer. Happy co-founderof @relaxintheair. Social Media addicted and manga reader.
Nhung Tang : Graphic et UX designer chez :ratio à Lausanne. Passionnée des interfaces (même les plus simples) et de la relation complexe que les utilisateurs ont avec elles.
Julien Ferla : Head of Digital chez B+G, j’y cultive les bonnes idées et récolte les énergies positives pour des stratégies centrées autour de l’utilisateur.
Francis Chouquet : Français vivant en Suisse, je suis web designer, spécialiste WordPress, et passionné de typographie.
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Responsive web design: un webdesign adaptatif
Le Responsive Web Design, ou Webdesign Adaptatif, est un train à ne pas manquer. Il va complètement révolutionner la manière de concevoir les sites, mais aussi la manière dont les utilisateurs navigueront sur le web.
Les résolutions d’écran ont toujours été un souci pour le webdesign. Il n’y a pas si longtemps, on voyait encore des annonces de ce genre en bas de page de nombreux sites: « site optimisé pour un écran de 800px par 600px ». Ensuite les standards ont grandi avec les écrans, 1024 pixels puis 1280 pixels. Puis les smartphones et les tablettes sont arrivés avec des tailles plus petites et très diversifiées.
Dès lors, une personne peut avoir un écran 24” au travail, un portable 13″ à la maison, un iPad pour surfer depuis son canapé et un iPhone en déplacement. Quatre devices, avec des tailles et des contraintes de navigation différentes : à la souris sur l’ordinateur, avec les doigts sur les tablettes et les smartphones.
Résultat, on ne peut plus parler de format standard puisqu’il n’existe justement plus de norme. Réaliser un site pour chaque machine n’est pas non plus envisageable, tant à cause des couts de réalisation qu’au niveau de l’entretien.
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Réinventer le kiosque
I
INTERVIEW D’ALAIN MEYNIER, DIRECTEUR GENERAL DE NAVILLE PRESSE
Le choix d’Alain Meynier à la tête de Naville Presse en 2010 est un signal. En effet, sa carrière professionnelle, ce n’est pas dans les médias qu’il l’a construite mais dans l’industrie de la grande consommation, précisément aux Laiteries Réunies. Une entreprise où il a été membre de la direction générale du Groupe pendant 10 ans, tout en créant la société Val d’Arve et en étant directeur puis administrateur de Nutrifrais et directeur du grossiste W. Ottiger. Fin connaisseur du « retail », il est conscient que la qualité d’un produit ne suffit pas à sa seule vente. La mise en scène du magasin comme la qualité de l’assortiment sont des éléments-clé, notamment lorsqu’il s’agit de susciter des achats spontanés.
Sa tâche au sein de cette unité de Naville est de gérer la distribution des journaux et autres magasines, avec un objectif très clair : redynamiser l’espace kiosque à l’ère du numérique. Un vaste programme qu’il vient de démarrer avec le lancement du Label Presse.
Alain Meynier quel est le poids de Naville Presse par rapport à Naville Livre, Service et Détail ?
En terme d’effectifs comme de revenu, cette unité représente 40% des ressources et revenus de Naville. Nous alimentons 1250 points de vente en Suisse romande avec 100 quotidiens et 3000 magazines. Au total, nous livrons 60 tonnes de « papier » par jour tant aux kiosques Naville (40%), qu’aux kiosques indépendants (40%) ainsi qu’aux chaînes de distribution et aux stations-service (20%).
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Ramon & Pedro : La boutique d’Antoine et Laurent
Voici 5 ans que ces deux spécialistes de l’image 3D ont ouvert leur agence audiovisuelle en Suisse romande. Reconnus professionnellement (en 2012, ils vont notamment faire l’habillage d’une chaîne du groupe Canal+), ils sont toutefois restés assez discrets…
Le premier article sur l’agence Ramon & Pedro paru dans Cominmag remonte à septembre 2006. A l’époque, Antoine Tinguely et Laurent Fauchère revenaient des Etats-Unis où ils avaient travaillé pendant une dizaine d’années pour différentes agences et sociétés de production. L’ambition de ces deux enfants de l’image (ex- ECAL et ERAG) était alors de passer de la post-production à la réalisation. Entre souhaits, projets et réalités, qu’en est-il cinq ans plus tard ?
Premier constat positif, le duo Ramon & Pedro s’est agrandi. Les deux postes de travail loués dans un hangar du Flon se sont transformés en un open space accueillant 9 collaborateurs à la galerie Saint-François à Lausanne.
Une progression qui s’explique par les nombreux mandats engrangés ces dernières années, tant auprès de clients romands qu’hors de nos frontières. Entre créations d’incrustations pour des spots (SAP, Banque Postale, Ciba, Ikea, Rail Tour, etc.) et conception de génériques pour des émissions de télévision (ex : Puce à l’oreille de la TSR), ces cinq dernières années ont été productives. Et 2012 s’annonce sous les meilleurs auspices puisque l’équipe va s’atteler à l’habillage complet de la chaîne Comédie du groupe Canal+. Un mandat remporté face à des agences internationales.
Pour ces passionnés de l’infographie et de l’image, il ne restait qu’un seul rêve : repasser derrière la caméra. Ce sera bientôt chose faite avec une série TV (des courts de 3 minutes) qui devrait voir le jour au printemps 2012 (on n’en saura pas plus, car tous les contrats ne sont pas finalisés).
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Essencedesign : Capter l’essence de la marque
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15e anniversaire : à cette occasion, cette agence de branding bien installée évoque l’évolution de son métier, la demande croissante en solutions numériques et une passion jamais démentie pour les marques.
Créer une marque de A à Z ou aider une marque existente à se renforcer, telle est la mission d’Essencedesign. Hervé Ziga, le patron de cette société qui n’était à l’origine qu’un studio de graphisme de trois personnes, a réalisé très vite que ses clients arrivaient avec des demandes en graphisme qui n’étaient pas forcément cohérentes avec les valeurs et les ambitions de leurs entreprises. Aujourd’hui, Essencedesign compte une vingtaine de collaborateurs (consultants, graphistes, webdesigners, informaticiens…). Et elle vient de lancer une société fille, ED47, spécialisée dans les solutions numériques.
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« Meet and Seat », voyagez social avec KLM
Si vous prenez régulièrement l’avion, vous avez peut-être déjà été confronté à un vol interminable à côté d’un voisin qui ne vous correspondait pas. Bruyant, désagréable, les causes peuvent être multiples et cela peut gâcher un voyage. En revanche, il arrive parfois que l’on fasse des rencontres passionnantes dans les avions. Que ce soit d’un point de vue professionnel ou plus si affinités. Comment faire pour éviter les scénarios pénibles et provoquer les rencontres plaisantes? La compagnie aérienne hollandaise KLM est sur le point de développer une petite révolution…
KLM a bien compris que les personnes assises à nos côtés dans un avion influencent beaucoup l’appréciation du voyage. C’est pour cela qu’elle est sur le point de mettre au point un nouveau composant social lors de la réservation de ses billets en ligne. Selon les informations disponibles pour le moment, cet outil, disponible très prochainement, permettra de connecter son profil Facebook ou Linkedin lors de sa réservation. Nous aurons ainsi accès aux profils d’autres voyageurs du même vol et pourrons choisir de nous placer à leurs côtés pendant le voyage en fonction de critères professionnels, d’intérêts partagés voir même selon leur photo de profil ! Rassurez-vous, seules les personnes ayant autorisé l’application verront leur profil diffusé sur le programme social.
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The Year of Good Dragon
In 2004 Nike ran into some trouble with its commercials in Asia. It hit the first hurdle in Singapore where over 700 hundred street-art posters had to be pulled down, after 50 or so citizens complained that graffiti hooligans have vandalized their sanitary clean bus stops.
This little glitch was nothing though, compared to the fate of a multi-million dollar commercial starring the basketball prodigy James LeBron. The Hong Kong movie spoof “Chamber of Fear” featured LeBron fighting a number of opponents, Bruce Lee-style – culminating with him knocking out the ultimate enemy, “self-doubt”. The trouble is, much as the spot strived to imitate the martial arts B-movie classics, its Western creators have completely missed the point. When Chinese authorities banned the commercial for “insulting national dignity” and disrespecting “the motherland’s culture “, the Western media thought this had to do with Le Bron roughing up a grey haired sifu in the first round. They still did not get it. The real trouble was the fourth challenge, where Le Bron beats up a dragon.
If we were to look for one symbol, one single archetype to best summarize the distance that separates the West and the East, the Dragon would certainly make the shortlist. In Western mythology he is one evil spirit, spitting fire from its many heads. The hero’s task is to fight him, tame him, and eventually slay him with a nice thrust of a spear.
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Revendre son contenu pour en produire plus
En ces temps de pression économique et industrielle sur les journaux et magazines, la recherche d’un équilibre financier durable dans le paysage digitalisé s’impose comme un impératif de survie pour tous les éditeurs. Dans cette optique, céder une partie de ses droits après publication peut être une piste intéressante et peu risquée.
La plupart des titres imprimés ont un processus de production unilatéral : de la création à la diffusion jusqu’aux archives. Ce faisant, les éditeurs se privent de revenus complémentaires qui pourraient être générés par la revente des droits acquis pour eux-mêmes à d’autres médias.
Pour engager ce type de processus, il convient d’abord de revoir les contrats adéquats avec les journalistes et autres créatifs de la chaîne de production afin qu’ils autorisent une cession intégrale de leurs droits d’œuvres produites, qui comprendrait également la diffusion dans le média « employeur » et les droits de revente, d’adaptation et de traduction. Bien entendu, le contenu des agences ne peut être inclus dans ce lot, ni d’ailleurs les articles qui ne font que rajouter des « mais ou et donc or ni car » entre trois news fournies par les agences de presse.
Sur la base d’une propriété solide et extensive des droits, l’entreprise doit ensuite définir sa stratégie de distribution en trouvant l’équilibre entre la génération de nouvelles opportunités et le risque de cannibalisation de son territoire historique. Ce dernier peut être considéré comme la combinaison de la zone de diffusion physique du média, de la langue du contenu et des thèmes traités par la publication.
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Vous prendrez bien un peu de vidéo en tube ?
Avec la vidéo en ligne, on pense souvent à Youtube comme une incontournable plateforme de référence. Viennent ensuite les Dailymotion, les Vimeo et autres blip tv sans oublier l’immense Facebook qui pourrait avaler le web à lui tout seul. A l’instar de la photo en ligne, où Facebook est passé devant Flickr et Picasa pour le nombre de photos hébergées. Mais voilà, il n’y a pas seulement Youtube ou Facebook pour marquer et partager une vidéo que l’on aime bien. Comme pour le texte, les photos et le son, il existe maintenant des outils pour « noter » des vidéos trouvées au hasard de vos surfs. En effet, que ce soit pour simplement les aimer façon « I like », de les mettre en favoris ou de les partager avec d’autres amis internautes, ces outils vous offrent maintenant une nouvelle expérience.
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Succès et démesure
Tout devient plus simple pour l’utilisateur et toujours plus complexe pour le marketeur et les agences. Rendre simple des choses complexes est en principe la mission des agences digitales.
Aujourd’hui, le digital est devenu un vaste écosystème qui doit impérativement être dénué de complexité sous peine de constituer un frein pour son utilisateur. Une mauvaise expérience sur, par exemple, un site de e-commerce devient vite une grande source de frustrations. Et si c’était précisément le scénario qu’une partie de vos clients et consommateurs vivaient avec vos produits ? La plupart des agences de la place ont un fonctionnement à court terme du type « quick-win » et commercialisent des campagnes créatives qui feront bondir (ou non) la notoriété de votre marque : bannières publicitaires, achat de mot-clés, concours sur Facebook, newsletter, microsite, etc. Cette liste de prestations est digne du monde de la réclame, car malheureusement le gain rapide n’a souvent pas les résultats escomptés sur le long terme. Quel est le taux de conversion de vos 20’000 fans sur Facebook ? La simple joie d’avoir 20’000 fans vous suffit-elle ?
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Whole Earth Catalogue : Google en format papier
Le discours prononcé lors de la rentrée universitaire de Stanford en 2005 a de fortes chances de rester dans l’histoire comme l’ultime sermon de Steve Jobs. Parmi les nombreuses références qui traversent cette allocution, le passage final ne manquait pas d’attirer l’attention. « Dans ma jeunesse, il y avait une publication incroyable intitulée Whole Earth Catalog, qui était une des bibles de ma génération. … C’était pendant les années 60, avant l’ordinateur personnel et la PAO, tout était fait avec des machines à écrire, des ciseaux et des polaroids. C’était un peu comme Google en format papier, 35 ans avant l’existence de Google. C’était une revue idéaliste débordant d’outils épatants et de notions géniales ». Connaissant le degré d’exigence du big boss d’Apple, cet éloge ne manque pas d’interpeller. Cette simple allusion a d’ailleurs largement participé à raviver l’intérêt pour ce projet éditorial qui a posé de manière décisive les jalons de la cyberculture.
L’épopée du Whole Earth Catalogue débute vers la fin des années 60, lorsqu’un nombre de plus en plus important de personnes quitte les villes pour fonder des communautés dans des zones reculées des États-Unis. Stewart Brand, un jeune idéaliste touche-à-tout, cherche un moyen pour permettre à ces hippies d’accéder aux différents accessoires nécessaires à leurs activités quotidiennes. Vêtements, manuels de jardinage ou livres sur la théorie de l’information, le catalogue regroupait un fatras hétéroclite d’articles qui reflétait la sensibilité contre-culturelle de cette période. A ce titre, Brand avait envisagé très tôt les potentialités des ordinateurs et le catalogue présente une radioscopie originale des premiers signaux de la Silicon Valley. Robert Albrecht, un des éditeurs du magazine, est d’ailleurs l’un des fondateur du Homebrew Computer Club. C’est dans le cadre de ce rendez-vous hebdomadaire de passionnés d’informatique que Steve Wozniak et Steve Jobs vont se rencontrer en 1975.
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Le Baromètre des Romands : tous ne sont pas encore acquis !
Nous avons eu l’occasion de découvrir en 2011 le profil des Romands acquis au développement durable. Ils sont 50% de la population et essaient dans la mesure du possible de vivre leur engagement au quotidien.
L’autre moitié de la population romande n’est pas ou très peu sensible à cette thématique. Nous les avons appelé les « Non acquis ». Ils ne sont pas forcément hostiles à ce sujet, mais rechignent à modifier tout ou partie de leurs comportements au quotidien.
Tout comme pour les « Acquis », les 6 types des « Non acquis » ont été identifiés en fonction de leur comportement, attitudes, opinions et valeurs.
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Au-delà des apparences
Passer du marché des « early adopters » à celui du « mainstream» s’avère être un moment délicat dans la commercialisation d’un nouveau produit.
Trop fréquemment, une entreprise s’inspire de ses premières ventes pour valider par la suite son business model. Or, les premiers clients (early adopters) obéissent à des règles totalement différentes du marché des « suiveurs » (early majority). On appelle ce phénomène: « Crossing the Chasm ». Pourtant, les entreprises extrapolent les comportements des premiers acheteurs pour prédire la réaction du marché de masse. Ce qui va immanquablement biaiser l’interprétation du comportement des consommateurs.
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Buzz Crans Montana : a-t-on le droit de tout faire ?
Suite aux diverses réactions à propos de cette opération, Cominmag a souhaité donner la parole aux responsables des deux assocations B2B de la communication en Suisse romande : Publicité Romande et la Société Romande de Relations Publiques
François Besençon, président de Publicité Romande, assimilez-vous les opérations de buzz à de la publicité ?
-La diffusion d’un message dans le but de vendre un produit est la définition la plus stricte de la publicité. La plupart des actions de « buzz marketing » ou de « guerilla marketing » entrent dans cette catégorie. C’est donc de la publicité ou en tout cas de la communication commerciale.
- Existe-t-il une loi qui réglemente ce qu’une agence peut ou ne peut pas faire en matière de buzz. Et si non, l’appellez-vous de vos vœux ?
-Heureusement qu’il n’y a pas de loi sur le « buzz » en Suisse. Il n’en faut pas, ce ne serait bon pour personne. Par contre cette liberté, dont jouissent les annonceurs et les acteurs de la branche, doit être utilisée de manière responsable. C’est ce que nous appelons l’auto-régulation, qui s’exprime notamment dans différentes institutions de contrôle comme par exemple la Commission pour la Loyauté en matière de publicité commerciale. C’est à elle que revient le droit de désigner si telle ou telle action de communication commerciale a été déloyale ou non.
- Quel regard portez-vous sur la campagne de Crans Montana ? -
En l’occurrence, je suis d’avis que la communication réalisée par Crans-Montana est clairement déloyale. Je pense que toute la chaîne de création d’une telle campagne doit faire son autocritique, de l’annonceur à l’agence, aux journalistes complices qui ont relayé une information qu’ils savaient fausse, etc. Ce sont typiquement des excès que nous ne voulons pas voir.
A titre personnel, je pense que cela n’est ni bienvenu, ni efficace. Les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs ont été bernés, ils ne tarderont pas (si cela n’est pas déjà fait)à sanctionner la marque concernée. Le temps du « qu’importe comment pourvu qu’on en parle » est révolu. Nous sommes dans l’ère du dialogue, de la communication relationnelle.
-Qui est responsable ? L’agence qui a généré le buzz promis ou l’annonceur qui a accepté de prendre tous les risques ?
- Au final, c’est toujours l’annonceur qui est responsable. Le contrat qui le lie à l’agence est un contrat de mandat et non un contrat d’entreprise.
- La publicité n’en est pas à son premier scandale…
-En pratiquant de la sorte, les publicitaires scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils entament la crédibilité des médias dont ils ont justement besoin pour assurer celle de la publicité qu’ils véhiculent. C’est un jeu dangereux…
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Laurent Pittet, président de la Société Romande de Relations Publiques, on a beaucoup évoqué la question du communiqué de presse émis par Crans Montana pour raconter l’histoire du touriste ayant trouvé une pépite. Il s’agissait d’une fausse nouvelle. Considérez-vous cette action comme déloyale ?
- Oui, je pense que cette action est déloyale, et problématique à double titre. D’une part, parce que la presse et le public ont été trompés ; d’autre part, parce que l’image de la communication est écornée. Les préjugés dont nous souffrons (superficialité, désinvolture, manipulation) dans notre activité se trouvent renforcés par de tels agissements.
- Cette opération de buzz a été montée de toute pièce par une agence de publicité. Croyez-vous qu’il en aurait été différemment si Crans Montana avait également travaillé avec une agence de relations publiques ?
- Ce n’est pas une question de pub ou de rp, c’est une question d’éthique professionnelle, de conception du métier. Ce qui est en cause, ce n’est pas la publicité, c’est la technique qu’on appelle « guérilla » qui use, parfois jusqu’à l’excès, de la transgression. Certaines actions sont drôles et enthousiasmantes. D’autres posent problème. Envoyer un communiqué de presse mensonger, c’est dangereux. On touche à la confiance, à l’équilibre du processus d’information.
- Des membres de votre association ont vertement critiqué cette opération. Concrètement, que peut faire votre association ?
- Le domaine de la communication institutionnelle a des codes de déontologie très précis pour ce type de situation. Ainsi, l’article 15 du Code de Lisbonne dit : « Toute tentative visant à tromper l’opinion publique ou ses représentants est proscrite. » Ce que fait notre association, c’est de promouvoir ces codes et de recommander leur respect. La Société Romande de Relations Publiques a d’ailleurs pour projet de les rééditer en 2012, sous une forme pratique et attractive.
- Véracité, traçabilité… Peut-on affirmer que tous les communiqués de presse répondent à ces deux critères ?
- En promouvant la formation professionnelle et les meilleures pratiques, la Société Romande de Relations Publiques travaille à ce qu’ils y répondent le plus souvent possible. Nous pensons que la déontologie est un enjeu central pour l’avenir de notre profession. Nous avons besoin de la confiance et de la considération de nos interlocuteurs, dont les journalistes, pour faire correctement notre métier. C’est pour cela que nous nous engageons, et dénonçons les dérives.
- Qui est le plus responsable dans cette affaire ?
- Celui qui est responsable, c’est le client. C’est lui qui est l’émetteur, c’est de sa parole qu’il s’agit. Nous sommes tous responsables de notre parole. Je ne sais pas quel débriefing a été fait de l’opération. C’est un buzz qui a visiblement bien fonctionné. Mais a-t-il fait venir du monde à Crans Montana ? L’image de la station en ressort-elle vraiment grandie ? Que vont faire les journalistes la prochaine fois qu’ils reçoivent un communiqué de la station ? C’est un coup : ce n’est pas dit qu’il soit porteur à long terme et, de plus, il ne marchera pas deux fois.
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Philippe Rubod, directeur Crans-Montana Tourisme quel a été l’impact de ce buzz ?
Excellent. Cette opération a généré un important capital de sympathie et a eu une répercussion commerciale favorable. Les deux objectifs que nous recherchions.
Ne craignez-vous pas que la crédibilité de vos messages soit à l’avenir remise en question ?
Non, car à aucun moment nous n’avons écrit qu’un touriste avait trouvé une pépite d’or. Dans notre communiqué, nous informions « qu’un touriste prétendait avoir trouvé une pépite. » Ce sont les médias qui n’ont eu aucun recul avec cette nouvelle. Et lorsque l’ATS a interrogé le géologue cantonal, pratiquement aucun site ou journal n’a repris ses propos de prudence.
N’avez-vous jamais craint que l’on vous reproche d’avoir lancé un tel buzz ?
Il nous semblait évident que la découverte d’une pépite de la taille d’un poing allait être immédiatement interprétée comme un canular. Nous avons été les premiers surpris de constater que les médias ont relayé sans investiguer. Au bout de 15 jours nous avons révélé qu’il s’agissait d’une opération de communication.
Est-ce grave ?
Remettons cette affaire dans son contexte. Nous n’avons causé du tort à personne. Mais je conviens que la confusion entre information et communication est une question qui mérite débat et je suis prêt à échanger à ce propos avec les professionnels.
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2011 : l’année Facebook
INTERVIEW DE MICHAEL BAUM, MANAGING DIRECTOR DE STAILAMEDIA
En lançant un pool en ligne uniquement composé de sites médias français, Stailamedia, la régie en ligne spécialisée notamment dans la vente d’espaces sur des vidéos en ligne et pour le mobile, vise le marché romand… Pour Michael Baum, Managing Director de Stailamedia, le marché de la publicité en ligne devrait à moyen terme représenter en Suisse 20% des investissements globaux.
Stailamedia gère depuis peu un pool romand (tf1.fr, lemonde.fr et les sites du groupe média Le Figaro) lui permettant de diffuser de la publicité en ligne en Suisse romande. Pourquoi avoir choisi ces sites français ?
Comme la Suisse alémanique et le Tessin, la Romandie est grande consommatrice de médias étrangers, dont les deux premiers quotidiens français (Le Figaro et Le Monde) et la chaîne télévisée TF1. De plus, comme ces trois médias se démarquent par une très grande qualité rédactionnelle, ils sont en parfaite adéquation avec notre stratégie de portefeuille.
Stailamedia a-t-elle fait le premier pas en contactant ces prestataires ?
Oui, d’autant plus que la majorité des titres romands assurent déjà leur propre commercialisation. Il était donc évident de s’adresser aux médias hexagonaux très populaires en Romandie.
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Le Baromètre des Romands

Nous allons finir l’année 2011 par une note positive. Alors nous vous proposons dans ce numéro de découvrir qui sont les Romands convaincus par le Développement Durable (DD).
Lorsque nous avons mis en place le Baromètre des Romands et du DD, nous avons commencé par identifier deux groupes majeurs. Chacun correspond à environ 50% de la population romande. Le premier, nous l’avons appelé les « Acquis ». Ceux qui en font partie, savent ce qu’est le développement durable et essaient de le vivre au quotidien, à des degrés divers.
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Spread the Love
Nous sommes début décembre. Les décorations de Noël sont déjà installées dans les rues depuis un mois. Comme bon nombre de consommateurs, vous avez déjà pensé aux cadeaux pour les enfants et la famille. Vous avez démarré les achats fin octobre et avez fait une razzia le jour de Black Friday. Vous êtes paré. Mais avez-vous envoyé les vœux de Noël de votre entreprise? Si ce n’est pas le cas, il est temps de mettre la dinde en mode panique.
Mode panique de la dinde
Pourquoi vous parler de cela? Si, courant décembre, vous réfléchissez encore à la Big Idea pour transmettre vos vœux, que vous êtes sur le point d’imprimer ou que vous préparez une application, cela signifie très clairement que vous considérez la fin de l’année comme une corvée du calendrier, coincée entre les demandes de dernière minute de vos clients et les « pitches » à préparer pour la nouvelle année.
C’est une erreur tactique de relation à la clientèle qui peut stratégiquement coûter cher sur le long terme.
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« Drive »
Comprendre les mécanismes qui se cachent derrière la motivation: voilà ce que cet ouvrage se propose d’explorer.
Dans les entreprises, il arrive encore trop souvent que les seules manières de motiver les collaborateurs soient le bâton et la carotte. Mais quels sont les effets d’un tel traitement ? Quel type de comportements cela génère-t-il par la suite ?
Daniel H. Pink s’est d’abord intéressé au processus de la « carotte » via une série d’expériences, pour en extraire un diagramme d’une simplicité désarmante. Le résultat révèle qu’en dehors des tâches répétitives et sans créativité, cette technique ne sert à rien !
Alors comment générer de la motivation là où n’existe pas, ou plus ? Quelles sont les clefs qui permettent de donner plus de sens à un travail ?
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SOLOMO, késako?
Thème central de LeWeb’11 qui s’est tenu début décembre à Paris, le SOLOMO désigne « un phénomène de fond sur le changement du mode de communication », selon l’organisateur de la plus importante conférence web d’Europe, Loïc Le Meur. Qu’est ce qui se cache derrière cet acronyme, quelles sont les stars du mouvement SOLOMO et quelles sont les implications pour les marques dès aujourd’hui?
SoLoMo est tout simplement la contraction de « Social », « Local » et « Mobile ». C’est le célèbre Venture Capitalist John Doerr, connu pour ses investissements fructueux dans des étoiles du web comme Netscape, Amazon ou Google, qui est à l’origine de ce concept désignant la convergence des trois univers.
Le mobile, un phénomène mondial
Premier constat, les plateformes mobiles (smartphones et tablettes) ont atteint une masse critique – merci Apple, bravo Android -, leurs ventes dépassant même largement les ventes d’ordinateurs depuis fin 2010. De plus, le temps passé par les utilisateurs sur leurs mobiles explose, tout comme la quantité de données échangées ou le nombre d’applications téléchargées.
Force est de constater une évolution majeure de nos habitudes de communication et de consommation.
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