RTS : une politique de marques fortes
Interview de Gilles Marchand, directeur de RTS
En janvier 2010, la SSR a fusionné ses deux divisions romandes Télévision Suisse Romande (TSR) et Radio Suisse Romande (RSR) en une seule entreprise convergente baptisée Radio et Télévision Suisse (RTS). Le 29 février 2012, Gilles Marchand, directeur de la RTS, harmonisait également les noms des chaînes TV et stations de radio ainsi que le site Internet. ComInmag l’a rencontré pour passer en revue ces changements.
-Gilles Marchand, qu’elles ont été les réactions suscitées par les nouveaux noms et le nouveau site ?
-Nous avons réorganisé toutes nos marques autours de RTS afin de créer de la cohérence et du repérage dans un marché très concurrentiel, presque saturé.
C’est ainsi que « TSR1 » est devenue « RTS1 », que « RSR La Première » est devenue « RTS La Première » et que tsr.ch et rsr.ch sont devenus rts.ch. Nous avons aussi profité de ce changement important pour lancer deux marques transversales : « RTSinfo » et « RTSsport ». « RTSdécouvertes » suivra bientôt.
Dans l’ensemble, ce changement a été bien accueilli. Tant à l’interne qu’à l’externe. Je crois que les observateurs saluent la cohérence de la démarche, son efficacité et le professionnalisme qui a permis que tout fonctionne le jour J à l’heure dite. Après, le design lui-même est toujours affaire de goûts et de couleurs… J’en suis pour ma part très fier, je le trouve contemporain, efficace et en phase avec notre identité de service public.
-Ce qui est frappant, c’est la disparition de l’indication d’origine « Romande » dans les nouveaux noms. Pourquoi l’avoir supprimée ?
-Parce qu’il n’y a pas besoin de s’afficher « romand » pour l‘être, profondément !
La dimension s’exprime d’abord par nos émissions de radio et de télévision, par ceux qui les animent. Nous avons aussi choisi d’écrire en toutes lettres le chiffre de nos chaînes de télévision. Il s’agit d’un hommage à la francophonie, qui souligne notre attachement à cet espace culturel. Pas seulement en Suisse, mais dans le monde également.
Dernière chose : nous revendiquons la dimension nationale de nos chaînes de télévision et de radio. La Suisse n’est pas propriété exclusive de la Suisse alémanique. C’est ce que signifie RTS, radio télévision suisse. Je préfère d’ailleurs parler de Suisse francophone que de suisse romande. C’est moins réducteur et je crois qu’il ne faut jamais accepter de se faire enfermer dans une logique de minoritaire.
-Avant regroupement de vos sites, tsr.ch et rsr.ch cumulaient quelque 430 000 visites individuelles. Quels sont les premiers résultats du portail unique rts.ch – le nombre de visiteurs est-il en chute libre ou augmente-t-il ?
-Notre objectif principal est plus qualitatif que quantitatif. Je crois que notre plate-forme, qui expose le meilleur de la radio et de la tv, est un vrai plus pour le public. Nous avons rassemblé nos forces, réorganisé nos contenus pour les re-proposer de manière très performante à nos publics. Il s’agit là d’un axe central de toute notre stratégie programmatique. Sur le plan purement quantitatif, je ne serai pas étonné que nous passions d’abord par une phase de perte (1 plateforme au lieu de 2), puis de nouvelle progression. Mais là n’est pas l’essentiel. Ce qui compte c’est la qualité et la performance de nos propositions, sur le plan journalistique comme technologique.
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Community Manager : Mon job ? Les réseaux sociaux !
Gérer la conversation des marques ou des entreprises sur les réseaux sociaux est un métier tout aussi stratégique que celui de relations publiques. Et puisque tout se passe en ligne, il nécessite une connaissance du web et des outils de monitoring. Pour en savoir plus, Cominmag a donné la parole aux principaux intéressés : les Community Managers.
Etrange profession que celle-ci. Alors que tout le monde convient de l’utilité des web-designers ou des web-developpeurs, le Community Manager reste un métier mal défini. Est-ce parce que certains pensent que passer du temps sur Facebook, Twitter ou Linkedin tient plus du registre ludique que du professionnel ? Est-ce parce qu’après la disparition des Webmasters, on se dit qu’écrire sur un site, un blog ou un réseau social sera forcément remplacé par une quelconque fonction automatique ? Errare humanum est… car on ne saurait confondre la fonction de Community Manager avec aucune autre : elle est une résultante du web 2.0. Ecouter, converser, gérer des communautés en ligne ne tient pas d’une mode ou d’une lubie de geeks, mais de la nécessité de contrôler son image sur la Toile. A partir du moment où tout le monde peut s’exprimer sur n’importe quel sujet, un suivi en ligne est aussi vital qu’une revue de presse. A la différence près que sur le web, rien n’est encore figé et que l’apprentissage se fait souvent en temps réel.
Pour en savoir plus, nous avons donné la parole à des spécialistes digitaux qui ont le titre de Community Manager.
Interviewés : Anna Jobin, David Labouré, Yan Luong, Elise Nardin, Quentin Turf, Danielle Emery-Mayor
- Le Community Management c’est ?
Anna Jobin : Le Community Management est la gestion de la présence en ligne d’une entreprise ou d’un produit dans son ensemble. Cela inclut la gestion active (p.ex. publications) tout autant que passive (p.ex. veille).
Dans l’idéal, le CM contribue à une cohérence entre la stratégie, la culture interne, l’image visée et la perception extérieure – d’où aussi l’importance d’une vision et un fonctionnement qui dépasse un seul département ou niveau hiérarchique. Ce point ne fait pas l’unanimité, je sais. Mais ce qui distingue le Community Management notamment du Social Media Management est son implication également au niveau stratégique.
David Labouré : La gestion de l’animation de communauté(s) en ligne. Celle-ci est assurée par le Community Manager qui est le mouton à cinq pattes ou le couteau suisse du web social. En effet, ses tâches mêlent des aspects de communication, de marketing, de veilleur et de technicien du web 2.0. Très souvent, actuellement, les fonctions de Community Management et de Social Media Management (stratégie et analyse) se trouvent regroupées pour des raisons de coût et/ou d’organisation.
Yan Luong : Le Community Management est une nouvelle discipline liée à l’avènement des médias sociaux et à leur utilisation par les organisations. Pour appréhender ceux-ci de façon professionnelle, toute une nouvelle gamme de fonctions a vu le jour : social media strategist / architect / manager, community manager, social analyst…
La fonction de Community Manager implique plus spécifiquement l’animation d’une ou de plusieurs communautés en ligne, même si le terme a parfois un peu tendance à être utilisé à toutes les sauces.
Elise Nardin : Sélectionner un contenu répondant aux (futurs) besoins d’un groupe (hétérogène) de membres et le mettre à leur disposition en l’adaptant et en le mettant constamment à jour. C’est également proposer des sujets de discussion entre l’entreprise et son audience autour de son produit, de son service.
Quentin Turf : L’art délicat de rassembler, d’écouter et d’animer une communauté d’utilisateurs autour de son produit, service, événement, etc.
Danielle Emery-Mayor : C’est l’animation d’une place du village virtuelle! Sur la «terrasse» de la télévision Canal9, on invite les gens à s’arrêter deux ou trois minutes, le temps de leur présenter un sujet ou l’autre, sélectionné parmi les reportages diffusés à l’écran le soir, ou la veille. On discute des débats du Grand Conseil valaisan du matin, de la taille de la vigne ou de la Patrouille des Glaciers. On feuillette ensemble l’album photos: «regardez comment ça se passe dans les coulisses de la télévision!» On leur écrit le programme de la soirée sur un coin de papier virtuel… Le community manager, dans un média, est un peu comme la sympathique concierge d’un immeuble, qui entend, écoute, partage, crée du lien entre les gens. Et parmi ces gens, il y a les journalistes de la maison.
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Dossier : Swiss Community Managers Association
L’association faîtière des professionnels des communautés en ligne et des médias sociaux présente un bilan plutôt encourageant : elle rassemble désormais une communauté de près de 500 personnes qui participent aux rencontres mensuelles ou suivent à distance les projets et les activités entrepris par les membres. On y trouve des Community Managers (gestionnaires de communauté) bien sûr, mais également des professionnels du marketing et de la communication, des chefs d’entreprise, des personnes en reconversion professionnelle, des étudiants, etc.
Force est de constater que l’explosion des médias sociaux et leur utilisation dans un cadre professionnel attirent un public de plus en plus large et varié. En effet, la gestion professionnelle des médias sociaux et, plus largement, de la présence en ligne, est en voie de démocratisation mais surtout de professionnalisation. De plus en plus d’entreprises créent de nouveaux postes dans ce domaine, recherchent activement des candidats à l’embauche. Les écoles ne sont pas en reste puisque plusieurs formations certifiantes ont été mises en place ces derniers mois. Les rencontres de l’Association permettent aux différents acteurs d’établir des liens sociaux entre eux, de se maintenir informés de l’évolution des techniques et des usages, d’échanger les meilleures pratiques mais également de travailler ensemble à leur définition.
Dans ce contexte, les membres de l’Association jouent un rôle primordial : définir des bases saines et donner la bonne direction au métier de Community Manager. Cela passe par la rédaction d’une charte professionnelle, le suivi des évolutions du métier et des recommandations, par exemple sur les filières de formation ou encore le recrutement.
Cependant, le métier de Community Manager est encore très jeune. Formalisé depuis 2008 environ aux Etats-Unis, on n’en parle guère que depuis l’an dernier dans notre pays. Il y a encore du pain sur la planche pour qu’il obtienne toute la crédibilité et la légitimité qu’il mérite. Nombreux sont les dirigeants qui ne saisissent pas encore la dimension stratégique d’une présence maîtrisée sur les médias sociaux. Trop d’offres d’emploi sous-estiment largement les compétences requises et, par conséquent, certaines entreprises prennent des risques importants en recrutant des candidats peu qualifiés. C’est pourquoi les recruteurs tout comme les candidats à l’embauche sont également les bienvenus dans l’Association.
Mais la meilleure illustration est encore de laisser la parole aux membres, tous Community Managers actifs, afin qu’ils présentent leur parcours et leur activité.
Olivier Tripet
Président de la Swiss Community Manager Association
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Zanox : Le « Meetic du B2B »
Interview de Roger Wassmer, Country Manager pour la Suisse, Zanox
Bien qu’il ne soit pas tout à fait un Digital Native, Roger Wassmer est sans conteste un connaisseur de la publicité digitale puisqu’il a eu l’occasion de s’y aguerrir tant du côté annonceur, agence qu’éditeur. Cet ex-responsable de Car4you, ex-marketeur de EurotaxGlass, ex-CEO d’OmniMedia et ex-Head of Consulting de Web2Com et de Publimedia, peaufine désormais le marketing à la performance au sein de Zanox (Axel Springer et PubliGroupe). Aujourd’hui, il prend la tête de la première antenne de cette plateforme d’affiliation en Suisse. L’occasion d’une rencontre…
Selon une étude de Pricewaterhouse, la publicité online devrait augmenter cette année de 15 % en Suisse et peser pour 2012 quelque CHFrs 700 millions. Comment cette manne se répartit-elle ?
Les estimations anticipent CHF 400 millions de dépenses dans le Search, CHF 160 millions en display (banners, rectangles, leader boards, etc..) et CHF 20 millions dans le mobile, le restant allant sur les réseaux sociaux et autres newsletters.
Une fragmentation qui nous en dit long sur le marché suisse à la traîne par rapport aux marchés britannique, allemand ou français. A votre avis, quelles sont les raisons de notre retard ?
En Suisse, le CPC (coût par clic) est encore la norme, là où les marchés plus dynamiques ont opté pour le CPA (coût par acquisition). L’autre différence tient à la taille de notre offre éditeur. En Suisse, nous ne disposons que d’une vingtaine de sites drainant un fort trafic qui sont en mains de quelques éditeurs. A l’autre bout de la chaine, nous avons une kyrielle de sites « special interest » appartenant à une multitude d’éditeurs indépendants. Entre ces deux extrêmes : rien ou quasiment rien. Résultat : sur un tel marché, le coût d’un contact est plus élevé qu’ailleurs. Cette hyper segmentation a été un réel frein, alors que notre pays a un des plus fort taux de connection.
Quelle sera la part de l’affiliation dans ces CHF 700 millions ?
Je vous répondrai en vous donnant le revenu de Zanox pour la zone DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) qui s’est élevé à CHF 180 millions en 2010. Et nous allons continuer à progresser en 2012.
Doit-on voir dans l’ouverture d’un bureau Zanox à Zurich le signe d’un changement de mentalité de la part des annonceurs et des éditeurs de site suisses ?
Concrètement, cela fait deux ans que les annonceurs suisses ont commencé à délaisser une approche plus « branding » pour des investissements online à la performance. De notre côté, même sans bureau en Suisse, nous travailliions déjà avec des annonceurs et des agences locales. Ce qui change concrètement avec l’ouverture d’une unité à Zurich, c’est que nous allons gérer l’opérationnel depuis la Suisse et plus depuis Berlin.
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Les métiers du web – Webdesigner : le couteau suisse de l’Internet
Entre le UX designer, l’intégrateur HTML, l’architecte de l’information, le visual designer et le développeur, quelle est la place du webdesigner ? L’occasion de donner la parole à six professionnels romands.
1. Si vous deviez vous présenter en un tweet ?
Franck Carlichi : Directeur artistique, graphiste et webdesigner chez Théorème. Communication, geek dans l’âme et développeur Mac OS X à mes heures perdues.
MC Casal : UX Strategist and Designer. Happy co-founderof @relaxintheair. Social Media addicted and manga reader.
Nhung Tang : Graphic et UX designer chez :ratio à Lausanne. Passionnée des interfaces (même les plus simples) et de la relation complexe que les utilisateurs ont avec elles.
Julien Ferla : Head of Digital chez B+G, j’y cultive les bonnes idées et récolte les énergies positives pour des stratégies centrées autour de l’utilisateur.
Francis Chouquet : Français vivant en Suisse, je suis web designer, spécialiste WordPress, et passionné de typographie.
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Responsive web design: un webdesign adaptatif
Le Responsive Web Design, ou Webdesign Adaptatif, est un train à ne pas manquer. Il va complètement révolutionner la manière de concevoir les sites, mais aussi la manière dont les utilisateurs navigueront sur le web.
Les résolutions d’écran ont toujours été un souci pour le webdesign. Il n’y a pas si longtemps, on voyait encore des annonces de ce genre en bas de page de nombreux sites: « site optimisé pour un écran de 800px par 600px ». Ensuite les standards ont grandi avec les écrans, 1024 pixels puis 1280 pixels. Puis les smartphones et les tablettes sont arrivés avec des tailles plus petites et très diversifiées.
Dès lors, une personne peut avoir un écran 24” au travail, un portable 13″ à la maison, un iPad pour surfer depuis son canapé et un iPhone en déplacement. Quatre devices, avec des tailles et des contraintes de navigation différentes : à la souris sur l’ordinateur, avec les doigts sur les tablettes et les smartphones.
Résultat, on ne peut plus parler de format standard puisqu’il n’existe justement plus de norme. Réaliser un site pour chaque machine n’est pas non plus envisageable, tant à cause des couts de réalisation qu’au niveau de l’entretien.
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Réinventer le kiosque
I
INTERVIEW D’ALAIN MEYNIER, DIRECTEUR GENERAL DE NAVILLE PRESSE
Le choix d’Alain Meynier à la tête de Naville Presse en 2010 est un signal. En effet, sa carrière professionnelle, ce n’est pas dans les médias qu’il l’a construite mais dans l’industrie de la grande consommation, précisément aux Laiteries Réunies. Une entreprise où il a été membre de la direction générale du Groupe pendant 10 ans, tout en créant la société Val d’Arve et en étant directeur puis administrateur de Nutrifrais et directeur du grossiste W. Ottiger. Fin connaisseur du « retail », il est conscient que la qualité d’un produit ne suffit pas à sa seule vente. La mise en scène du magasin comme la qualité de l’assortiment sont des éléments-clé, notamment lorsqu’il s’agit de susciter des achats spontanés.
Sa tâche au sein de cette unité de Naville est de gérer la distribution des journaux et autres magasines, avec un objectif très clair : redynamiser l’espace kiosque à l’ère du numérique. Un vaste programme qu’il vient de démarrer avec le lancement du Label Presse.
Alain Meynier quel est le poids de Naville Presse par rapport à Naville Livre, Service et Détail ?
En terme d’effectifs comme de revenu, cette unité représente 40% des ressources et revenus de Naville. Nous alimentons 1250 points de vente en Suisse romande avec 100 quotidiens et 3000 magazines. Au total, nous livrons 60 tonnes de « papier » par jour tant aux kiosques Naville (40%), qu’aux kiosques indépendants (40%) ainsi qu’aux chaînes de distribution et aux stations-service (20%).
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2011 : l’année Facebook
INTERVIEW DE MICHAEL BAUM, MANAGING DIRECTOR DE STAILAMEDIA
En lançant un pool en ligne uniquement composé de sites médias français, Stailamedia, la régie en ligne spécialisée notamment dans la vente d’espaces sur des vidéos en ligne et pour le mobile, vise le marché romand… Pour Michael Baum, Managing Director de Stailamedia, le marché de la publicité en ligne devrait à moyen terme représenter en Suisse 20% des investissements globaux.
Stailamedia gère depuis peu un pool romand (tf1.fr, lemonde.fr et les sites du groupe média Le Figaro) lui permettant de diffuser de la publicité en ligne en Suisse romande. Pourquoi avoir choisi ces sites français ?
Comme la Suisse alémanique et le Tessin, la Romandie est grande consommatrice de médias étrangers, dont les deux premiers quotidiens français (Le Figaro et Le Monde) et la chaîne télévisée TF1. De plus, comme ces trois médias se démarquent par une très grande qualité rédactionnelle, ils sont en parfaite adéquation avec notre stratégie de portefeuille.
Stailamedia a-t-elle fait le premier pas en contactant ces prestataires ?
Oui, d’autant plus que la majorité des titres romands assurent déjà leur propre commercialisation. Il était donc évident de s’adresser aux médias hexagonaux très populaires en Romandie.
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Audiences stables pour les gratuits. Surprenant ?
Fin septembre, l’Association Suisse des éditeurs de journaux gratuits (ASEG) a soufflé ses 20 bougies. L’occasion de rencontrer son président Thomas Akermann et d’évoquer avec lui la récente actualité de l’association; ainsi que les nouvelles adhésions et démissions, la discipline interne par rapport aux propres critères de qualité et les lacunes dans le réseau d’adhérents ASEG.
- M. Akermann, il existe au moins une centaine de journaux gratuits plus ou moins importants en Suisse. Quels sont les titres représentés par votre association ?
- Les hebdomadaires parvenant dans toutes les boîtes aux lettres du secteur de distribution et satisfaisant à des critères de qualité définis (voir encadré). De plus, beaucoup de ces journaux sont des parutions traditionnelles ayant un vaste lectorat exclusif attitré, autrement dit étant lues par des personnes non abonnées à un quotidien.
-Au cours des 20 dernières années, l’ASEG a souvent donné l’impression de végéter. Mais en 2007, lorsque les pendulaires 20 minutes, le Matin bleu, News, .ch, Cash daily et Heute/Blick am Abend ont défrayé la chronique, vous avez réactivé l’association. Qu’avez-vous fait depuis ?
- Depuis cette date, nous avons plus que doublé le nombre d’adhérents et lancé sur le marché une formule publicitaire combinée. À l’interne, nous avons organisé des séminaires destinés à optimiser la présence sur Internet. Nous avons également mis en ligne, sur le site www.gratiszeitungen.ch, un calculateur d’offres combinées permettant aux annonceurs d’obtenir rapidement le devis demandé. Enfin, nous avons pratiqué activement un marketing de catégorie et travaillé dans le domaine du « littering ».
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Le Web : Rendez-vous @ Paris
En Europe, c’est LA conférence à ne pas manquer. 3000 personnes s’y précipitent malgré un prix d’entrée fixé à 1’490€. Interview avec son fondateur, Loïc LeMeur.
- Depuis « Les Blogs » jusqu’à « Le Web », vous avez suivi le développement de l’industrie digitale. Cette année, le thème est le SOLOMO (Social, Local, Mobile). Une thématique qui ne fait pourtant pas l’unanimité au sein du monde du web. Que répondez-vous à ceux qui, comme Fred Cavazza – qui estime que l’avenir d’Internet est du côté des contenus et non des outils – pensent que c’est un « vrai faux » débat ?
- Ignorer l’explosion de l’utilisation des tablettes et des Smartphones et la disparition programmée des ordinateurs tels que nous les connaissons est impossible. Toute la Silicon Valley vit et innove au rythme du social-local-mobile. Le lancement de Windows 8 en est un symbole: Microsoft parie son avenir sur le thème SOLOMO :, tout devient mobile et l’interface utilisateur sera le toucher. Ce sera naturellement le centre de tous nos débats à Le Web cette année.
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« La fin de l’arrogance » : l’interview de Jürg Rötheli, CEO de Clear Channel Suisse

Depuis 15 mois, Jürg Rötheli est à la tête de Clear Channel Suisse (CCS),. Il nous explique pourquoi il a quitté Swisscom pour la publicité extérieure, comment il compte peaufiner l’image de marque de CCS et séduire les villes en leur proposant un affichage urbain numérique. Il justifie également l’adhésion de CCS à AWS Publicité extérieure suisse et sa tentative de renouer avec l’étude d’affichage SPR+, abandonnée en 2005 par CCS qui avait alors lancé son propre projet, celui-ci n’ayant toutefois jamais abouti.
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«BSW : Suisse romande toute !»: l’interview de Michael Kamm
Rare bilingue dans le monde de la communication romande, Michael Kamm vient d’être nommé au Comité BSW en tant que porte-parole. Une association faîtiaire qu’il connaît bien puisque l’Agence Trio, qu’il dirige, en est membre depuis presque cinquante ans…
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« La SSR n’est pas à la source des problèmes de la presse »: L'interview de Roger de Weck
A la tête de la SRG SSR depuis le début de l’année, Roger de Weck incarne désormais l’audiovisuel public suisse. Face aux opposants de la redevance, aux attaques des éditeurs et des politiques, à l’arrivée de TF1 en Suisse romande, cet ex-journaliste plaide pour un Sonderfall helvétique qui nous éviterait un Sonderbund médiatique. Cet appel à la raison sera-t-il entendu par les nombreux adversaires de la SSR ?
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«Le juste prix ?»: l'interview de Martin Kall
L’opération a été bouclée plus rapidement que prévu : Tamedia est désormais intégralement propriétaire d’Edipresse Suisse. Quelles sont les retombées de cette acquisition anticipée ? Cette interview est l’occasion de dégager les nouvelles perspectives communes représentées par le réseau d’informations (Newsnetz) ou par le lancement de titres phares au-delà de la frontière linguistique…
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« Le journalisme ne financera plus le journalisme ! »: l'interview de Daniel Pillard

Rachat des magazines Tendance Déco et Chantiers à l’imprimeur Swissprinters. Que pouvait bien signifier cette nouvelle, tombée début février 2011, pour Ringier Romandie ? Depuis le renouvellement des maquettes de L’Hebdo et de L’illustré et le lancement de leurs applications iPad, la branche romande de Ringier n’avait plus donné de nouvelles au marché. Rendez-vous avec Daniel Pillard, directeur de Ringier Romandie et ancien directeur de Ringier Suisse…
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« Engagez la conversation ! » : l'interview de Brian Solis
Présent à Genève pour Lift 11, en février dernier, Brian Solis a donné deux conférences. L’une sous l’égide de l’agence Label.ch et l’autre durant la séance plénière. L’occasion de rencontrer ce célèbre marketeur, qui conseille les plus grandes entreprises américaines en matière de stratégies participatives et qui est également un écrivain prolixe. Son dernier ouvrage, « Engage », est un résumé de toutes les tendances 2.0 actuelles.
Q: Brian Solis, assistons-nous à une profonde révolution sociétale ou à un simple trend marketing qui ne durera qu’un temps ?
- Lorsque l’on a plus de 600 millions de personnes sur la planète qui dialoguent via Facebook, plus d’une centaine de millions de personnes qui échangent des informations sur Twitter et tout autant qui mettent en commun leurs images ou leurs vidéos, on ne peut parler de phénomène de mode. Les outils du web participatif ont ouvert la boîte de Pandore, qui ne se refermera plus.
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«Investir pour produire moins !»: l'interview de Martin Werfeli
La société Swissprinters Holding est le plus grand groupe helvétique dans l’industrie graphique, il emploie 953 personnes. Filiale des groupes médias Ringier (58,8%), NZZ (25,2%) et Edipresse (16%), la société exploite quatre imprimeries à Zofingen (496 employés), Saint-Gall (201), Lausanne (176) et Zurich (80) ; elle s’est spécialisée dans l’impression offset sur rotatives et sur feuilles ainsi que dans le façonnage. En 2009, son chiffre d’affaires a atteint CHF 307 millions (–18%). En 2010, elle a connu de grands bouleversements: réorganisation interne, investissements importants….
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L’interview de Claudio Dionisio, président du Best of Swiss Web
Voici dix ans que le Best of Swiss Web (BoSW) est le web-événement majeur de l’année, distinguant les meilleurs sites Internet helvétiques, un concours lancé par la Fédération professionnelle Simsa. Claudio Dionisio (président du prix, membre du comité directeur de Simsa et directeur d’Uvision) retrace l’histoire et le concept de la plus ancienne distinction européenne « web » et explique les retombées du concours…
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«Plus de communication, mais sur moins de médias»: l’interview d’Oskar Sager, Migros
A la tête du marketing de la Fédération des coopératives Migros, Oskar Sager est « l’un des hommes les plus sollicités de Suisse », comme aime à le décrire son président Claude Hauser. Grand connaisseur de la grande distribution, puisqu’il a dirigé Interio Suisse et Coop Mitteland, Oskar Sager a finalement réussi à trouver une place dans son emploi du temps pour nous parler notamment de la politique de communication de Migros…
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«Nouveau départ pour Saatchi & Saatchi Suisse»: l’interview de Michael Samak
C’est à l’occasion du communiqué de presse annonçant le départ de Kaspar Loeb à la tête de Saatchi & Saatchi Suisse, que l’on a appris, début juin, que ce poste de CEO serait repris par Michael Samak également en charge de Saatchi & Saatchi Allemagne. Fallait-il y voir une absorption des deux filiales suisses (Genève et Zurich) par leur cousine basée à Francfort ? Kevin Roberts, CEO du réseau Saatchi & Saatchi, se serait-il trompé lorsqu’il décrivait Genève comme une ville pleine d’opportunités ? Et que dire de Zurich qui n’a jamais été à la hauteur des espérances ? Pour Michael Samak ce rapprochement est avant tout l’occasion de générer des synergies. Explications…
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