Cannes 09 c’est fini !
Malgré une pléiade de VIP (Eric Schmidt de Google, Steve Balmer de Microsoft, Spike Lee, David Plouffe le gourou de la campagne d’Obama) cette 56e édition a été à l’image d’une industrie moribonde qui n’arrive pas à se renouveler. La révolution numérique a bel et bien mis à genou le business des agences de publicité et ce ne sont pas les campagnes virales qui sauveront l’édifice. Sir Martin Sorrell, WPP, a eu beau demander aux responsables marketing des plus grandes entreprises mondiales « what’s next », personne n’a pu énoncer un début de piste cohérent.
Seule certitude, le festival de Cannes est un chef-d’oeuvre en péril. Trop de Lions distribués, trop de catégories, moins de travaux enregistrés (comment payer 800 $ pour une campagne qui n’a pas rapporté beaucoup plus ?), un Palais des Festivals vétuste sans free wifi, un prix de l’hébergement prohibitif contrôlé par les organisateurs. Même constat pour ce qui est des participants, sur les 10′000 attendus, seuls 4000 avaient fait le voyage. Et dans la salle de presse, les quelques journalistes dont les médias avaient encore consentis au déplacement doutaient de pouvoir revenir l’an prochain. La crise en somme !

Pascal Rossini a dit, le 29 juin 2009 :
Bonjour, je vous suit parfaitement dans cette analyse qui constate le grand décalage qu’il existe entre ces deux mondes qui n’arrivent pas à se rejoindre. Du reste, le numérique a envahit complètement ce festival démodé. IL est temps de réinventer le business model des agences de publicité.
Victoria a dit, le 29 juin 2009 :
La confrontation avec des agences venant de pays déjà frappés par la crise est source de bien d’enseignements. Force est de constater que l’industrie publicitaire ne sortira pas indemne de cette révolution numérique. Inutile de se cacher la tête dans le sable. Plus que jamais le service est au centre de la relation marque-consommateur. L’ère du marketing 2.0 a bel et bien commencé.
La presse et les agences de publicité liées par le même destin - Pascal Rossini a dit, le 5 juillet 2009 :
[...] l’analyse de Victoria Marchand sur Cannes [...]