Le Meilleur du Web au salon eCom12
Le Meilleur du Web est le prix qui prime les travaux des agences web romandes sur des critères de technologie, ergonomie, design, campagnes digitales, business marketing, etc. Ce prix est organisé conjointement par Cominmag et ICTJournal.
Date de la prochaine édition
Parrainé par le Best of Swiss Web qui, depuis 10 ans, s’est imposé sur la place zurichoise, le Meilleur du Web se tiendra cette année le 22 novembre 2012 à la Fédération des Entreprises Romandes. L’ouverture des inscriptions est prévue pour le début du mois de septembre. De plus amples informations à ce sujet vous seront prochainement données.
Invité à participer au salon du eCom, qui s’est tenu cette semaine à Genève, Rodolphe Koller, Thierry Weber et moi même avons eu l’occasion de rencontrer de nombreux acteurs de cette industrie qui se réjouissent de pouvoir participer à la deuxième édition. D’ici là, quelques images (également sur notre carrousel).
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Community Manager : Mon job ? Les réseaux sociaux !
Gérer la conversation des marques ou des entreprises sur les réseaux sociaux est un métier tout aussi stratégique que celui de relations publiques. Et puisque tout se passe en ligne, il nécessite une connaissance du web et des outils de monitoring. Pour en savoir plus, Cominmag a donné la parole aux principaux intéressés : les Community Managers.
Etrange profession que celle-ci. Alors que tout le monde convient de l’utilité des web-designers ou des web-developpeurs, le Community Manager reste un métier mal défini. Est-ce parce que certains pensent que passer du temps sur Facebook, Twitter ou Linkedin tient plus du registre ludique que du professionnel ? Est-ce parce qu’après la disparition des Webmasters, on se dit qu’écrire sur un site, un blog ou un réseau social sera forcément remplacé par une quelconque fonction automatique ? Errare humanum est… car on ne saurait confondre la fonction de Community Manager avec aucune autre : elle est une résultante du web 2.0. Ecouter, converser, gérer des communautés en ligne ne tient pas d’une mode ou d’une lubie de geeks, mais de la nécessité de contrôler son image sur la Toile. A partir du moment où tout le monde peut s’exprimer sur n’importe quel sujet, un suivi en ligne est aussi vital qu’une revue de presse. A la différence près que sur le web, rien n’est encore figé et que l’apprentissage se fait souvent en temps réel.
Pour en savoir plus, nous avons donné la parole à des spécialistes digitaux qui ont le titre de Community Manager.
Interviewés : Anna Jobin, David Labouré, Yan Luong, Elise Nardin, Quentin Turf, Danielle Emery-Mayor
- Le Community Management c’est ?
Anna Jobin : Le Community Management est la gestion de la présence en ligne d’une entreprise ou d’un produit dans son ensemble. Cela inclut la gestion active (p.ex. publications) tout autant que passive (p.ex. veille).
Dans l’idéal, le CM contribue à une cohérence entre la stratégie, la culture interne, l’image visée et la perception extérieure – d’où aussi l’importance d’une vision et un fonctionnement qui dépasse un seul département ou niveau hiérarchique. Ce point ne fait pas l’unanimité, je sais. Mais ce qui distingue le Community Management notamment du Social Media Management est son implication également au niveau stratégique.
David Labouré : La gestion de l’animation de communauté(s) en ligne. Celle-ci est assurée par le Community Manager qui est le mouton à cinq pattes ou le couteau suisse du web social. En effet, ses tâches mêlent des aspects de communication, de marketing, de veilleur et de technicien du web 2.0. Très souvent, actuellement, les fonctions de Community Management et de Social Media Management (stratégie et analyse) se trouvent regroupées pour des raisons de coût et/ou d’organisation.
Yan Luong : Le Community Management est une nouvelle discipline liée à l’avènement des médias sociaux et à leur utilisation par les organisations. Pour appréhender ceux-ci de façon professionnelle, toute une nouvelle gamme de fonctions a vu le jour : social media strategist / architect / manager, community manager, social analyst…
La fonction de Community Manager implique plus spécifiquement l’animation d’une ou de plusieurs communautés en ligne, même si le terme a parfois un peu tendance à être utilisé à toutes les sauces.
Elise Nardin : Sélectionner un contenu répondant aux (futurs) besoins d’un groupe (hétérogène) de membres et le mettre à leur disposition en l’adaptant et en le mettant constamment à jour. C’est également proposer des sujets de discussion entre l’entreprise et son audience autour de son produit, de son service.
Quentin Turf : L’art délicat de rassembler, d’écouter et d’animer une communauté d’utilisateurs autour de son produit, service, événement, etc.
Danielle Emery-Mayor : C’est l’animation d’une place du village virtuelle! Sur la «terrasse» de la télévision Canal9, on invite les gens à s’arrêter deux ou trois minutes, le temps de leur présenter un sujet ou l’autre, sélectionné parmi les reportages diffusés à l’écran le soir, ou la veille. On discute des débats du Grand Conseil valaisan du matin, de la taille de la vigne ou de la Patrouille des Glaciers. On feuillette ensemble l’album photos: «regardez comment ça se passe dans les coulisses de la télévision!» On leur écrit le programme de la soirée sur un coin de papier virtuel… Le community manager, dans un média, est un peu comme la sympathique concierge d’un immeuble, qui entend, écoute, partage, crée du lien entre les gens. Et parmi ces gens, il y a les journalistes de la maison.
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The Magic Pencil : « J’ai la Dream Team ! »
Internationale tout en étant locale, full service tout en privilégiant le conseil stratégique, anglophone tout en étant à Lausanne : l’agence de tous les paradoxes est prête à venir sur le devant de la scène.
Incarner une agence lorsque l’on ne l’a pas fondée soi-même peut s’avérer délicat. Frederik Karlström a nécessité deux ans pour trouver ses marques et constituer sa propre équipe, tant ce passage de flambeau tenait plus de la filiation que de l’opportunité commerciale. En effet, c’est Peter Whiteside, fondateur de Magic Pencil en 1985, qui lui a donné sa chance lorsque lassé du marketing il avait voulu tenter sa chance dans la publicité en 1997. « Dès le départ cela a collé entre nous. » Pourtant la situation était loin d’être rose cette année là. L’agence venait de connaître un cataclysme suite à des problèmes internes. Des 17 collaborateurs il n’en restait plus que trois. La faillite n’était pas loin. « Par chance, les principaux clients sont restés. » Une leçon que n’oubliera pas Frederik Karlström. Ainsi, Philip Morris, autour duquel l’agence avait été initialement créée, ne leur tournera pas le dos, tout comme l’IMD, un budget qui date de 1987. Un peu plus tard ce sera la Banque Cantonale de Genève, un mandat remporté en 2000, qui se joindra au club des plus vieux clients de l’agence. Comment expliquer de telles fidélités ? Pour Frederik Karlström cela ne fait aucune doute, et c’est l’atout de Magic Pencil : un service anglo-saxon combiné à la précision suisse.
Autre particularité, cette agence qui avait au départ une connotation plus design que publicitaire va utiliser au fil du temps tous les outils de l’Above the Line pour se convertir peu à peu en une structure full service. C’est la complémentarité entre Peter Whiteside, le créatif, et Frederik Karlström, l’account stratège, qui leur permettra d’avoir une vision plus large : « Nous avons toujours eu une approche à 720°. Nous ne nous sommes rien interdit du packaging au spot TV pour autant que ce qui sorte de l’agence soit de qualité. »
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Le rachat d’Instagram va-t-il booster la publicité mobile ?
Comment un service gratuit qui n’a jamais fait les preuves de sa rentabilité peut-il valoir près d’un milliard de dollars ? Cette question c’est toute la planète web qui se la pose depuis lundi dernier. Date où Marc Zuckerberg a déboursé la dite somme pour acquérir Instagram : une application mobile de partage de photos téléchargeable sur iPhone et Android.
Créé voici un an et demi, cette start-up de 14 collaborateurs n’a pas encore généré de bénéfice. Son seul atout : pouvoir compter sur un réservoir de 27 millions d’utilisateurs qui publient quotidiennement des millions de photos. Ce beau succès entrepreneurial valait-il pour autant une telle prime ?
Certainement pas pour les fidèles d’Instagram qui se sentent trahis. Pour ces « Early Adopters » la multiplication des supports reste le seul rempart contre la crainte que représenterait l’émergence d’un Média Social unique. Qu’ils publient régulièrement leurs images sur la plate-forme bleue et blanche ne signifiait pas à leurs yeux qu’ils souhaitaient un tel rapprochement.
Du côté de Facebook, l’analyse de la situation a dû être tout autre. A quelques semaines de l’entrée en bourse, Zuckerberg et ses équipes ne pouvaient laisser filer un tel outil à l’ennemi Google+. Pour beaucoup d’e-experts, le prix de cette transaction s’expliquerait uniquement par cette compétition de titans. Car, à titre de comparaison l’application mobile Foursquare qui compte 140 millions d’utilisateurs n’est estimée qu’à « 600 millions de $ »
Bagarre pour la M-publicité
D’autres y voient autre chose qu’une bagarre d’ego. Robel Scoble estime que l’intégration d’Instagram est en passe de résoudre les problèmes que Facebook rencontre sur le mobile. Et de prédire l’ouverture d’une nouvelle ère pour la publicité mobile. « Avec ce rachat, Facebook montre qu’il est prêt à rémunérer richement les développeurs qui ouvriront leurs applications à son Open Graph. C’est le signal que tout le monde attendait ! »
Comme au jeu de Go, on assiste à une passe stratégique qui, sans pour être décisive, va ouvrir une manne qui rendra Facebook encore plus riche et incontournable. On attend vivement la suite des opérations….
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Agences réseaux : déclin ou croissance ?
Questionnaire envoyé à Leo Burnett Lausanne, Euro RSCG Genève, M&C Saatchi Genève, Young & Rubicam Brands Genève et à Saatchi & Saatchi Genève.
1) Bref descriptif de votre agence : nombre de collaborateurs, principaux clients, positionnement
• Leo Burnett Lausanne (LB), Client PMI, 35 collaborateurs, agence centrale agissant au niveau mondial pour coordonner le budget de ce client. Le positionnement est avant tout international, vers les gros clients implantés localement, mais également vers quelques clients locaux.
• Euro RSCG (Euro) fête ses 20 années d’implantation à Geneve. 23 collaborateurs qui gèrent Citroën, BCV, Air France, SIG, Vichy Cosmétiques, Ville de Genève, Gaznat, Crédit Agricole Private Bank, Eli Lilly, Danone Milupa. Le positionnement de l’agence consiste à fournir un travail de qualité au résultat quantifiable; nous le résumons par le moto « Creating Result ».
• M&CSaatchi (M&CS): M&CSAATCHI Genève est l’agence de Maurice & Charles Saatchi. Nous faisons partie du réseau M&CSAATCHI Plc., 1er réseau indépendant au monde (ni Omnicom, ni WPP, ni Havas, ni Interpublic, ni Publicis Groupe, etc.) qui est représenté dans 27 villes (www.mcsaatchi.com). Notre moto est « Brutal Simplicity » ; toutes les agences ont été lancées sur le même modèle entrepreneurial, à savoir 40% appartiennent aux fondateurs locaux et 60% à M&CSAATCHI Plc. Aucune agence du groupe n’a été achetée, toutes ont démarré « from scratch » ! A Genève, Olivier Girard & François-Louis Noël dirigent une douzaine de collaborateurs. Nos clients sont : Bilan, Nespresso, Naxoo, l’Etat de Genève, Palexpo, JTI, MSF, IAM Independent Asset Management, PharmaGenève, Les Vins du Valais, GPG, sortir.ch
• Young & Rubicam Brands à Genève (Y&R) est une agence de marketing intégrée dont le credo est de proposer aux clients « des idées avant la publicité et au-delà de la publicité ». Huit agences spécialisées dans différentes disciplines de la communication sont ainsi regroupées au sein d’un même bureau : Young & Rubicam (publicité), Y&R Business Communications (communications business-to-business), Cohn & Wolfe (relations publiques), Mediaedge:CIA (media planning et achat d’espace), Millward Brown (études de marché), Landor (branding & design), VML (technologie numérique) et Y&R Business Consultants.
Le point de différentiation de l’agence est qu’elle répond aux besoins de clients présents sur plusieurs marchés. L’agence a un portfolio de plus de 30 clients dont Adobe, l’Office du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ou encore Medtronic.
• Saatchi&Saatchi Genève (S&S) : Nous comptons environs 80 personnes en Suisse et nos clients principaux sont: Swisscom, Manor, SEAT, Novartis, Alcon, P&G et Phonak.
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La Suisse romande : un marché toujours intéressant pour les agences réseaux ?
La fermeture de McCann Erickson à Zurich et le maintien d’une antenne mono client à Genève a mis l’accent sur la fragilité des réseaux publicitaires internationaux en période de crise économique. Pour savoir comment ces networks présents en Suisse romande voient l’avenir, Cominmag les a tous interrogés.
Bien que la nouvelle ait fait son effet, aucun publicitaire en Suisse romande n’a été vraiment étonné. Voici des mois que l’avenir de McCann Erickson était source de préoccupation. Alors que cette enseigne avait été l’un des emblèmes de la publicité en Suisse, voici quelle n’apparaissait plus dans le top 20 du classement BSW leading swiss agencies.
On a coutume de dire que la publicité est une affaire de personne ; sans se tromper, on peut alors affirmer qu’il y aura eu chez McCann Erickson Suisse un avant et un après Frank Bodin. Depuis le départ de celui qui est aujourd’hui Chairman et CEO d’Euro RSCG Suisse, les équipes qui ont pris en main les agences de Zurich et Genève n’ont jamais su faire prospérer les affaires ni insuffler le style nécessaire pour rester au top des agences les plus créatives du pays.
Résultat : l’enseigne suisse est passée sous le contrôle de Mc Cann Erickson Allemagne. Kathalina Lohse, Managing Director Francfort, est ensuite devenue CEO pour la Suisse. Au moment de sa nomination, elle vantait l’indépendance de la structure suisse. On sait depuis ce qu’il en est advenu. La perte de deux gros mandats en Allemagne aura provoqué la fermeture des agences de Francfort, Munich, Hambourg et… Zurich. Genève reste miraculeusement ouverte, mais uniquement pour gérer le client L’Oréal.
Une situation qui peut se reproduire ?
Pour répondre correctement à cette question, il faut d’abord comprendre pourquoi la plupart des agences de publicité anglo-saxonnes a décidé durant les années 80 d’essaimer de par le monde. A cette époque, le développement des marchés, qui s’étendra jusqu’aux années 90, a justifié un tel déploiement, notamment dans les pays émergents où la publicité était souvent inconnue (ex-pays communistes). Le modèle était alors très simple : des directifs et des créatifs anglo-saxons et des petites mains locales. De quoi créer une émulation et générer une nouvelle génération de publicitaires qui ouvriraient leurs propres agences locales. Du « gagnant gagnant ».
Depuis les années 2000, la crise économique et la révolution digitale ont mis à mal l’industrie publicitaire et les réseaux, véritables paquebots, se montrent particulièrement vulnérables. Trop lourds, trop démultipliés, ils sont à l’opposé du monde digital dématérialisé et connecté. Dès lors des regroupements régionaux puis continentaux sont à prévoir. Pourquoi être partout ? Pourquoi alourdir les comptabilités par des « fees » ou des obligations de résultats à la structure-mère ? De nouveaux modèles sont à venir. D’un côté on dispose de marques fortes, d’une nuée d’entreprises spécialisées à fort savoir-faire. Sans trop se tromper, on peut prédire que l’on devrait passer de flottes de paquebots à 5’000 passagers proposant du « tout inclus » à des navires plus petits, ciblant des publics très précis, et dégageant plus de bénéfices. Nous nous rappellerons alors de l’affaire McCann Erickson Suisse comme du « Concordia ». En effet rien ne se perd, tout se transforme !
Victoria Marchand
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Erratum
L’édition du Comminmag de mars contient une légende erronée. A la page 17 M. Jean-François Rime a été libellé comme M. Christian Lüscher. Toutes nos excuses aux intéressés qui nous pardonneront, j’en suis sûre, cette coquille.
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Zanox : Le « Meetic du B2B »
Interview de Roger Wassmer, Country Manager pour la Suisse, Zanox
Bien qu’il ne soit pas tout à fait un Digital Native, Roger Wassmer est sans conteste un connaisseur de la publicité digitale puisqu’il a eu l’occasion de s’y aguerrir tant du côté annonceur, agence qu’éditeur. Cet ex-responsable de Car4you, ex-marketeur de EurotaxGlass, ex-CEO d’OmniMedia et ex-Head of Consulting de Web2Com et de Publimedia, peaufine désormais le marketing à la performance au sein de Zanox (Axel Springer et PubliGroupe). Aujourd’hui, il prend la tête de la première antenne de cette plateforme d’affiliation en Suisse. L’occasion d’une rencontre…
Selon une étude de Pricewaterhouse, la publicité online devrait augmenter cette année de 15 % en Suisse et peser pour 2012 quelque CHFrs 700 millions. Comment cette manne se répartit-elle ?
Les estimations anticipent CHF 400 millions de dépenses dans le Search, CHF 160 millions en display (banners, rectangles, leader boards, etc..) et CHF 20 millions dans le mobile, le restant allant sur les réseaux sociaux et autres newsletters.
Une fragmentation qui nous en dit long sur le marché suisse à la traîne par rapport aux marchés britannique, allemand ou français. A votre avis, quelles sont les raisons de notre retard ?
En Suisse, le CPC (coût par clic) est encore la norme, là où les marchés plus dynamiques ont opté pour le CPA (coût par acquisition). L’autre différence tient à la taille de notre offre éditeur. En Suisse, nous ne disposons que d’une vingtaine de sites drainant un fort trafic qui sont en mains de quelques éditeurs. A l’autre bout de la chaine, nous avons une kyrielle de sites « special interest » appartenant à une multitude d’éditeurs indépendants. Entre ces deux extrêmes : rien ou quasiment rien. Résultat : sur un tel marché, le coût d’un contact est plus élevé qu’ailleurs. Cette hyper segmentation a été un réel frein, alors que notre pays a un des plus fort taux de connection.
Quelle sera la part de l’affiliation dans ces CHF 700 millions ?
Je vous répondrai en vous donnant le revenu de Zanox pour la zone DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) qui s’est élevé à CHF 180 millions en 2010. Et nous allons continuer à progresser en 2012.
Doit-on voir dans l’ouverture d’un bureau Zanox à Zurich le signe d’un changement de mentalité de la part des annonceurs et des éditeurs de site suisses ?
Concrètement, cela fait deux ans que les annonceurs suisses ont commencé à délaisser une approche plus « branding » pour des investissements online à la performance. De notre côté, même sans bureau en Suisse, nous travailliions déjà avec des annonceurs et des agences locales. Ce qui change concrètement avec l’ouverture d’une unité à Zurich, c’est que nous allons gérer l’opérationnel depuis la Suisse et plus depuis Berlin.
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Réinventer le kiosque
I
INTERVIEW D’ALAIN MEYNIER, DIRECTEUR GENERAL DE NAVILLE PRESSE
Le choix d’Alain Meynier à la tête de Naville Presse en 2010 est un signal. En effet, sa carrière professionnelle, ce n’est pas dans les médias qu’il l’a construite mais dans l’industrie de la grande consommation, précisément aux Laiteries Réunies. Une entreprise où il a été membre de la direction générale du Groupe pendant 10 ans, tout en créant la société Val d’Arve et en étant directeur puis administrateur de Nutrifrais et directeur du grossiste W. Ottiger. Fin connaisseur du « retail », il est conscient que la qualité d’un produit ne suffit pas à sa seule vente. La mise en scène du magasin comme la qualité de l’assortiment sont des éléments-clé, notamment lorsqu’il s’agit de susciter des achats spontanés.
Sa tâche au sein de cette unité de Naville est de gérer la distribution des journaux et autres magasines, avec un objectif très clair : redynamiser l’espace kiosque à l’ère du numérique. Un vaste programme qu’il vient de démarrer avec le lancement du Label Presse.
Alain Meynier quel est le poids de Naville Presse par rapport à Naville Livre, Service et Détail ?
En terme d’effectifs comme de revenu, cette unité représente 40% des ressources et revenus de Naville. Nous alimentons 1250 points de vente en Suisse romande avec 100 quotidiens et 3000 magazines. Au total, nous livrons 60 tonnes de « papier » par jour tant aux kiosques Naville (40%), qu’aux kiosques indépendants (40%) ainsi qu’aux chaînes de distribution et aux stations-service (20%).
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Ramon & Pedro : La boutique d’Antoine et Laurent
Voici 5 ans que ces deux spécialistes de l’image 3D ont ouvert leur agence audiovisuelle en Suisse romande. Reconnus professionnellement (en 2012, ils vont notamment faire l’habillage d’une chaîne du groupe Canal+), ils sont toutefois restés assez discrets…
Le premier article sur l’agence Ramon & Pedro paru dans Cominmag remonte à septembre 2006. A l’époque, Antoine Tinguely et Laurent Fauchère revenaient des Etats-Unis où ils avaient travaillé pendant une dizaine d’années pour différentes agences et sociétés de production. L’ambition de ces deux enfants de l’image (ex- ECAL et ERAG) était alors de passer de la post-production à la réalisation. Entre souhaits, projets et réalités, qu’en est-il cinq ans plus tard ?
Premier constat positif, le duo Ramon & Pedro s’est agrandi. Les deux postes de travail loués dans un hangar du Flon se sont transformés en un open space accueillant 9 collaborateurs à la galerie Saint-François à Lausanne.
Une progression qui s’explique par les nombreux mandats engrangés ces dernières années, tant auprès de clients romands qu’hors de nos frontières. Entre créations d’incrustations pour des spots (SAP, Banque Postale, Ciba, Ikea, Rail Tour, etc.) et conception de génériques pour des émissions de télévision (ex : Puce à l’oreille de la TSR), ces cinq dernières années ont été productives. Et 2012 s’annonce sous les meilleurs auspices puisque l’équipe va s’atteler à l’habillage complet de la chaîne Comédie du groupe Canal+. Un mandat remporté face à des agences internationales.
Pour ces passionnés de l’infographie et de l’image, il ne restait qu’un seul rêve : repasser derrière la caméra. Ce sera bientôt chose faite avec une série TV (des courts de 3 minutes) qui devrait voir le jour au printemps 2012 (on n’en saura pas plus, car tous les contrats ne sont pas finalisés).
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Le cas de McCann Erickson peut-il se reproduire ?
J’avais eu l’occasion de parler longuement avec Katharina Lohse, CEO MacCann Erickson Suisse, lorsqu’elle cherchait un nouveau responsable pour l’agence de Genève au printemps dernier. Elle se félicitait que le réseau McCann ait à nouveau une direction suisse et ne dépende plus directement de l’Allemagne. Quelques extraits de l’interview parue dans le Cominmag de Mai 2011 :
-Katherina Lohse, vous étiez précédemment Managing Director chez McCann Erickson à Francfort, vous voici CEO de McCann Erickson Suisse, avez-vous une vraie autonomie ?
KL : Tout à fait et je peux vous assurer que depuis 2010 la direction suisse ne dépend plus du CEO allemand. Je bénéficie d’une pleine autonomie.
- Le marché suisse est-il intéressant pour votre réseau ?
KL : Les aléas de McCann Erickson en Suisse ne signifient pas que le marché helvétique ne soit pas intéressant. Si nous nous appliquons à reprendre des parts de marché c’est justement parce que nous croyons qu’il y a ici un grand potentiel.
Restructuration régionale
La relance de McCann Erickson Suisse, qui avait pourtant gagné en 2011 les budgets Logitech (développement campagne EMEA), Acino Phama, etc.., n’aura donc pas suffi. Certes, ce network n’avait plus l’importance dans notre pays qu’il avait voici quelque années. En effet, il ne figurait même plus dans le top 20 du ranking annuel du BSW, mais cette décision montre à nouveau ce que pèse le « Sonderfall » suisse dans un monde global… pas grand chose.
S’agit-il d’un cas isolé ou d’un mouvement qui va se généraliser au sein des réseaux obligés, comme toutes les entreprises de la communication, de restructurer leurs offres et forces pour mieux affronter la crise conjoncturelle et structurelle que nous traversons ? Je parie que nous ne devrons pas attendre longtemps pour le savoir….
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Swiss Poster Award : où sont les Romands ?
On ne peut regarder la liste des nominés aux Swiss Poster Award sans se poser une question fondamentale : quid des agences romandes ? Comment peux-t-on en arriver début 2012 à une telle situation : pas une seule campagne romande nominée ?
Que doit-on comprendre ?
Que c’est une nouvelle fois la faute au « Röstigraben » ? Que les agences romandes n’ont pas conçu d’affiches en 2o11 ? Ou pire que leurs campagnes ne sont pas la hauteur de celles de leurs confrères alémaniques ?
Qu’en pensez-vous ? Le débat est ouvert……
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Travelling Cominmag : prochain deadline le 10 février
A toutes les agences, le prochain deadline du Travelling de Cominmag est le 10 février 2012. Merci de m’envoyer pour cette date les crédits et les visuels de vos campagnes par mail : victoria@cominmag.ch
Tous vos travaux figureront dans les pages de l’édition de mars Cominmag puis sur le Travelling online.
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Heig-Vd : audit Cominmag finalisé
Samedi 21 janvier, deux classes de la Heig-Vd ont présenté leurs travaux dans le cadre du cours Etudes de marché. Cominmag avait été pris, cette année, comme objet d’étude. Une situation win-win pour les étudiants qui pouvaient ainsi s’essayer sur un cas réel et une opportunité pour Cominmag qui n’aurait eu les moyens de s’offrir une étude de marché d’une telle ampleur.
Un grand merci aux huit groupes qui ont présenté avec un grand professionnalisme leurs analyses et recommandations s’appuyant sur 90 interviews. Tous nos remerciements également aux personnes interrogées, leur avis nous a beaucoup appris sur nos point forts et faibles.
S’ouvre pour nous une période de remise en question et surtout d’action qui devrait aboutir à une nouvelle version print de Cominmag. Pas question d’en dire plus, nous avons du pain sur la planche….
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Trouvissimo une start-up romande à Le Web
Trouvssimo.com est une start-up qui vient de lancer une plateforme de shopping social (encore en version beta) permettant de se renseigner, de s’organiser avant de passer à l’acte d’achat. Interview avec Sébastien Mermet, co-fondateur
Trouvissimo – Sébastien Mermet par cominmag
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Interview de Ramon de Leon, Domino’s Pizza à Le Web
Responsable de six magasins Domino’s Pizza à Chicago, Ramon de Leon est un grand influenceur sur la Toile. Toutes ses interventions sont de véritables performances où il explique comment il a réussi à créer une communauté autour de son business. Présent à Le Web, voici son interview :
Ramon de Leon à Le Web par cominmag
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Fresh : Artistes avant tout !
Un binôme de graphistes qui n’aiment pas la pub mais qui privilégient la créativité quelque soit le support ? Eh bien oui, ça existe !
Rock, skate, art… Voici 16 ans qu’Yvan Gonthier et Fabien Cuffel se connaissent et partagent les mêmes centres d’intérêts. Professionnellement, ce sont plutôt leurs différences qui les ont amené à se réunir : artiste de la Street Culture (Goin), autodidacte tombé dans le web par intérêt pour le premier et designer, graphiste ayant travaillé en agence (Gyro Groupe, Lunic) pour le second. « La finesse dans la lourdeur » et « la créativité dans la rigueur », voici comme ces deux associés se plaisent à se définir. Un binôme Ying et Yang qui se bat, depuis 2004, pour pouvoir rester artistiquement libre et commercialement indépendant. Pas si simple lorsque l’on travaille autant pour des institutions publiques, des associations que des marques. « Notre moteur c’est d’en faire toujours plus pour nos clients. Cela doit plaire puisque le bouche-à-oreille a été jusqu’à présent notre seul outil de démarchage.»
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Creatives : Trois en Un !
Privilégiant la spécialisation à l’intégration, cette agence a réparti ses domaines de compétence sous trois marques -Miss Camping, Creatives, Mobile Nuggets- qui fonctionnent de manière indépendante au sein d’un même groupe.
Ce qui ressort immédiatement lorsque l’on interviewe Mathieu Fouvy et Philip Baertschi, les deux managing partenaires de Creatives Group c’est leur capacité à appréhender une agence de communication comme une entreprise qui, pour survivre, se doit d’avoir un projet entrepreneurial réfléchi et construit. Pour ces deux juristes (« non pratiquants » comme ils aiment à se définir), arrivés dans le monde de la communication par le biais du marketing d’Orange, l’expérience Creatives débute en 2000 pour Philip Baertschi et en 2004 pour Mathieu Fouvy. A cette époque, il s’agit d’une structure spécialisée dans l’événementiel (mandats : Marlboro Adventure, BCV events, bicentenaire de l’Etat de Vaud, etc…). Puis, avec le développement du digital mobile et leur expérience auprès d’un opérateur, ils s’intéresseront à la publicité mobile utilisant les SMS et les MMS comme supports de communication. Un premier pas qui va les amener à introduire des web développeurs au sein de l’agence. « Nous avons commencé à digitaliser l’univers de l’event, puis celui de la publicité sans pour autant nous transformer en une web agency. »
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Skeeble : Quand le mobile devient vraiment… mobile !
Configurer et paramétrer son application mobile soi-même, c’est possible grâce au logiciel Skeeble lancé par cette start-up dirigée par Xavier Bertschy.
Ce sera bientôt comme l’histoire de l’œuf, on ne saura plus qui est apparu le premier. Pourtant, la scène romande du web peut l’attester, au départ il y a bien eu Xavier Bertschy. Un autodidacte doué, iconoclaste, un brin Don Quichote ne craignant pas d’émettre des commentaires souvent durs mais toujours justes. C’est donc ce passionné du web qui a lancé Skeeble et non Skeeble qui aura fait Bertschy !
Sans étude de marché sophistiquée, mais avec le bon sens qui le caractérise, ce jeune e-entrepreneur fribourgeois a très vite compris la réalité du tissu économique suisse, composé principalement de PME ayant des attentes en matière de mobile mais n’étant en aucun cas prêtes à débourser 15’000 francs pour une application. Pour se faire une place, il lui fallait par conséquent trouver une solution lui permettant d’industrialiser tout le processus afin de faire baisser les coûts.
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Travelling Cominmag : deadlines en 2012
Information à destination des agences :
Les dates de remise de campagnes (visuels + crédits) pour les pages print et web du Travelling de Cominmag seront les suivantes en 2012 : 13 janvier; 10 février, 16 mars, 27 avril, 1er juin, 10 août, 7 septembre; 12 octobre, 9 novembre
Merci d’en prendre bonne note
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