Le B2B du marketing, de la communication et des médias

le MAGAZINE EN CHIFFRES

8 parutions par an

« Amour, Gloire et Beauté »

En ce début d’année 2016, à l’heure où le légendaire David Bowie devient immortel, une autre étoile, Lionel Messi, entre dans l’histoire et devient à son tour une légende en remportant son 5ème FIFA Ballon d’Or (années : 2009, 2010, 2011, 2012 et 2015).

 

Il n’est point d’autre joueur de football qui en ait obtenu autant. Les meilleurs « viennent ensuite » comptent au maximum trois nominations ; on retrouve parmi eux, un certain… Cristiano Ronaldo (années : 2008, 2013 et 2014). Je parle de Cristiano Ronaldo en particulier, car, depuis 2008 et exception faite de 2010, lorsque Lionel Messi a été Ballon d’Or, Cristiano Ronaldo est chaque fois arrivé en 2ème place – et inversement…

On n’ira pas jusqu’à dire que le monde du ballon rond tourne autour du palmarès de ces deux footballeurs de 28 ans (Messi) et 30 ans (Ronaldo) respectivement : il y a des joueurs qui n’ont jamais reçu cette distinction, tout en étant, sans conteste, dotés d’un immense talent (p. ex. David Beckham), mais, pour s’attirer les meilleurs contrats de sponsoring, c’est indéniablement ce genre de petit « détail » qui fait toute la différence …

Et pour lui rendre hommage, Adidas, l’équipementier de Lionel Messi, lui a décerné le titre de «  plus grand de tous les temps », titre que l’on retrouve dans une chaussure unique au monde intégrant des éléments de platine.
On se souviendra que l’année dernière, Nike, équipementier du Ballon d’Or 2014 Cristiano Ronaldo, lui avait offert, en exclusivité, la paire Mercurial CR7 « Rare gold » avec des micro-diamants incrustés main pour former son logo personnel CR7.

Capture d'écran 2016-02-18 11.16.50

Capture d'écran 2016-02-18 11.26.40

Or, diamants, platine…
Leur rivalité en marketing ainsi que dans le domaine du luxe et du sponsoring ne se limite pas au terrain de jeu des crampons ; elle se poursuit en toute élégance (ou pas) dans la vie de tous les jours – et dans les tenues de gala.

Ainsi, côté luxe, depuis 2011, le quintuple Ballon d’Or, Lionel Messi, a conclu un partenariat avec la manufacture horlogère suisse Audemars-Piguet, alors que Cristiano Ronaldo, lui, s’est rapproché de TAG Heuer depuis 2014. Le premier a signé un partenariat personnel avec Dolce & Gabbana, marque qui l’habille pour la cérémonie du Ballon d’Or depuis 2010 – pour un cachet avoisinant le million d’euros. Le second bénéficie de la classe et du style Versace qui habille son club, le Real Madrid, depuis 2014, sans toutefois, pour autant que je le sache, avoir un contrat à titre privé avec un styliste ou une maison de mode en particulier.

A relever, toutefois, que Cristiano Ronaldo (tout comme David Beckham pour le football, Roger Federer pour le tennis et Tiger Woods pour le golf) a sa propre marque de sport – CR7. Il figure à la huitième place dans le top 10 du classement « The Forbes Fab 40 – The most sports’ valuable brands  2015 » avec cette note explicative : Cristiano Ronaldo

Brand Value 2015: $16 million
Brand Value 2014: $17 million
Ronaldo’s great play on the pitch and good looks have landed him mega sponsorship deals with Nike and his own underwear and shirt line, CR7, but his brand value slipped by $1 million during the past year because of an increase in the average endorsement income of the top 10 earning soccer players.

En outre, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ont, bien entendu, des revenus de sponsoring découlant de divers secteurs d’industrie et de services hors luxe. La liste étant longue, on ne citera que les plus connus : Adidas, Samsung, Pepsi et Gilette pour Lionel Messi, et Nike, PES 2012/Konami et Soccerade pour Cristiano Ronaldo.

Ce dernier a aussi eu dans le passé pour sponsor/partenaire le Banco Espirito Santo, dont la structure bancaire a été démantelée et mise en faillite en 2014 (n.b. la BPES – Banque privée Espirito Santo, succursale suisse, a été mise en faillite et liquidée à la suite de la décision de la FINMA en septembre 2014, tandis que la même banque au Portugal faisait faillite avec une reprise par l’État des actifs non toxiques sous l’entité Novo Banco – selon un communiqué, celle-ci est actuellement mise en vente par la banque du Portugal). Si Cristiano Ronaldo a perdu certains revenus, à un moment donné ou à un autre, des suites de cette affaire, cela ne l’a pas empêché de figurer en 5ème position du classement des sportifs les mieux payés au monde par leurs sponsors.

Cinquième… Car, en effet, selon l’étude Gold Players 2015 réalisée par l’agence Euromericas Sport Marketing, le champion du monde – toutes catégories – c’est (encore !) Lionel Messi. Il détrône, avec plus de 100 millions d’euros de revenus de sponsoring, notre Roger Federer International, qui, bien qu’étant en 2ème place, ne gagne « que 78 millions » alors que Cristiano Ronaldo, lui, caracole à la cinquième place avec ses « modestes 60 millions ».

Vu sous cet angle, le sport semble être le métier le mieux payé au monde.

La vie a toutefois ses raisons – que la raison ignore ! Aucun revenu ou fortune ne change la nature humaine dans sa profondeur (chasse le naturel, il revient au galop)… Preuve en est, cet édifiant moment de la cérémonie du FIFA Ballon d’Or à Zürich, le 11 janvier 2016, capturé par Alexander Hassenstein (photographe de sport pour Getty Images) et qui a fait plusieurs fois le tour du monde…

Une seule femme, Antonella Roccuzzo – magnifique (il faut le dire) et par ailleurs compagne de Lionel Messi – devient « La vraie reine de la soirée » en mode viral planétaire, reléguant au second plan les coqs-sportifs-ambassadeurs par sa simple présence …

Cet article mérite d'être lu

Laissez votre commentaire

Votre email ne sera pas publié. Les champs marqués d’une * sont obligatoires.